Un guide d’éveil pour conseiller les parents de bébés de 0 à 24 mois

Un guide d’éveil pour conseiller les parents de bébés de 0 à 24 mois

Vous êtes l’heureux parent d’un bébé de 0 à 24 mois ?
Vous souhaitez lui proposer des jouets et des activités adaptés à son âge et recommandés par des pros de la petite enfance ?
Wesco vous propose un guide pour éveiller Bébé tout en respectant son rythme :

page couverture guide eveil bebe de la naissance à 24 mois blog wesco

Un guide d’éveil bébé de 0 à 24 mois et les parents

Quand on est jeune parent, il est parfois difficile de trouver le juste milieu entre laisser son enfant découvrir par lui-même et lui proposer de nombreuses sollicitations à travers des jeux d’éveil. Pour vous accompagner dans le choix de jeux et jouets adaptés à l’éveil de bébé, Wesco vous propose un guide qui suit les grandes étapes de développement de Bébé : 0-6 mois, 7-12 mois et 13-24 mois.

Ce que vous trouverez dans ce guide d’éveil bébé 100% Wesco

  • Des jeux, des jouets et articles de puériculture rigoureusement sélectionnés pour leur apport pédagogique et le respect du développement de l’enfant (motricité libre, motricité fine, développement du langage…) ;
  • Des conseils de 9 expertes : psychologue, puéricultrices, directrice de crèche, éducatrice de jeunes enfants, orthophoniste, psychomotricienne, kinésithérapeute et designer Wesco ;
  • Des avis de VRAIS clients qui ont déjà testé les produits ;
  • Des suggestions pour faire évoluer l’aménagement de la chambre de bébé au fur et à mesure qu’il grandit ;
  • Un discours déculpabilisant et bienveillant : pour nous, chaque enfant est unique et se développe à son propre rythme !
capture d'écran d'un catalogue pour bébé de 0 à 24 mois avec des jeux et jouets adaptés ainsi que des conseils de professionnels sur le développement psychomoteur et l'éveil de bébé, blog wesco
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Wesco : créateur, fabricant et distributeur de jeux et jouets pour les enfants

Expert de la petite enfance depuis 1975

Partenaire privilégié des professionnels de la petite enfance depuis (presque) 50 ans, nous nous engageons continuellement dans l’innovation pour le bien grandir des enfants. Nous gardons le cap de nos engagements : sécurité, qualité et durabilité de génération en génération. Ces engagements se retrouvent dans chacun des produits que nous fabriquons et sélectionnons pour les enfants de 0 à 12 ans : meubles, jouets d’éveil, jeux d’imitation et de construction, modules de motricité…
Avec Wesco, dites oui à la qualité professionnelle à la maison !

Des produits reflets de nos valeurs

Chez Wesco, la bienveillance à l’égard de chaque enfant et l’ouverture sur le monde sont au cœur de notre quotidien. Nos produits sont non-genrés et multiethniques pour encourager les enfants à grandir dans le respect de l’autre. Nous proposons également de nombreux produits inclusifs pour accompagner chaque enfant à son rythme (qu’il soit en situation de handicap, DYS… ou non).

S’engager avec une politique RSE forte

Prendre soin des enfants passe aussi par une démarche RSE bien ancrée pour sans cesse améliorer nos pratiques. Et pour rendre notre action auprès des enfants encore plus présente, nous soutenons chaque année des projets associatifs en faveur de l’enfance via notre fondation d’entreprise.

En choisissant Wesco, vous faites confiance à une entreprise française soucieuse des enfants… pour qu’ils éveillent le monde !

mis de photos avec produits wesco pour bébé de 0 à 24 mois blog wesco
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La place et le rôle de l’adulte dans le jeu libre de l’enfant en crèche

La place et le rôle de l’adulte dans le jeu libre de l’enfant en crèche

Si les enfants ont besoin d’avoir un rythme assez semblable d’un jour à l’autre pour avoir des repères, ils ont aussi besoin de moments d’exploration en autonomie et sans injonctions comme le permet le jeu libre. Ainsi, avec le jeu libre (ou jeu non structuré), les enfants participent de manière spontanée à une activité et décident eux-mêmes comment y jouer et avec qui. L’adulte n’est plus celui qui mène l’activité sur le devant de la scène mais plutôt celui qui l’observe en coulisses. Découvrez dans cet article, la place de l’adulte dans le jeu libre avec les différents rôles qu’il peut occuper et d’une manière plus générale les bénéfices du jeu libre en crèche pour les enfants.

La place de l’adulte dans le jeu libre en crèche

En dehors des activités imaginées et conduites du début à la fin par les professionnels de la petite enfance, il est important d’offrir quotidiennement aux enfants différents moments de jeu libre. Dans ce contexte, même si les enfants sont autonomes et libres de prendre des initiatives, il convient qu’un professionnel de la structure (EJE, auxiliaire de puériculture…) soit présent à proximité. Voici les différents rôles que peut tenir l’adulte dans le cadre du jeu libre.

L’adulte s’assure de créer un environnement ludique propice au jeu libre

Pour mettre en place le jeu libre, l’adulte doit en premier lieu s’assurer que les enfants ont à leur disposition :

  • Un espace de jeu qui facilite l’autonomie tout en garantissant leur sécurité et celle des bébés plus jeunes. Par exemple, en crèche, l’espace jeu libre des 2-3 ans doit idéalement être éloigné des bébés de moins d’un an et être suffisamment visible pour être surveillé à distance par un adulte ;
  • Des jeux ou matériaux adaptés à leur âge, suffisamment diversifiés pour stimuler leur curiosité et leur imagination.

La bonne distance de l’adulte dans le jeu libre de l’enfant

Bien que les enfants jouent en toute autonomie dans le jeu non structuré, il n’en demeure pas moins que l’adulte doit veiller de manière constante sur les enfants :

  • En conservant une certaine distance, l’adulte adopte un rôle d’observateur des enfants sans pour autant intervenir trop précipitamment dans leurs échanges. L’adulte laisse les enfants trouver des solutions par eux-mêmes sauf si la situation dégénère et devient potentiellement dangereuse (on pense notamment aux petits explorateurs intrépides qui ont tendance à grimper partout ou à mettre à rude épreuve la solidité des jouets) ;
  • L’adulte doit aussi repérer les signes évocateurs propres à chaque enfant pour éventuellement intervenir (besoin de sécurité affective en cas de difficulté à gérer les émotions, besoins physiologiques…).

L’adulte encourage chaque progrès, réconforte si besoin et joue le rôle de médiateur

Dans les temps de jeu libre, le rôle de l’adulte encadrant est quelque peu semblable à celui d’un coach sportif :

  • L’adulte valorise les comportements positifs des enfants (attitude bienveillante par exemple) et souligne les réussites (par exemple lorsqu’un enfant réussit tout seul une construction avec des blocs) ;
  • Il réconforte les enfants en cas d’échec dans un jeu ou une activité de motricité. Néanmoins, son rôle est de toujours valoriser le droit à l’erreur. Plus l’enfant aborde l’échec de manière positive et plus il est accompagné dans cette démarche par un adulte référent, plus il renforce sa confiance en lui et en ses capacités. Il intègre alors qu’il est en mesure de réaliser de grandes choses en autonomie et il grandit de manière sereine ;
  • L’adulte tient la place de médiateur en cas de situation de conflit. Par exemple, cela peut arriver lorsqu’un enfant éprouve de la difficulté à coopérer avec d’autres ou à partager ses jouets.

Soutenir et enrichir le jeu sans imposer sa place d’adulte

Au fur et à mesure que les enfants grandissent et en fonction de ses observations, l’adulte endosse un autre rôle pour faire progresser le jeu libre :

  • Il peut complexifier les activités dans l’espace jeu libre en proposant des jeux avec un niveau supérieur permettant aux enfants d’acquérir de nouvelles compétences motrices. Par exemple, dans un coin dînette, les légumes en tissu peuvent être remplacés par des légumes à couper.
  • Il s’efforce d’encourager les enfants à communiquer entre eux, à s’entraider en cas de difficulté et à développer un comportement prosocial.

L’adulte peut avoir un rôle de figurant dans le jeu libre

Il n’est pas rare que les enfants invitent l’adulte encadrant à prendre part dans leur scénario de jeu non structuré. C’est bien souvent le cas dans les temps de jeux d’imitation avec de la dînette :

  • L’adulte prend place aux côtés des enfants et il les remercie pour l’invitation à jouer avec eux. Pour montrer l’exemple, il adopte une attitude respectueuse à la fois dans la manière d’utiliser les jouets mais aussi dans ses interactions avec groupe. Cette posture de l’adulte est très importante puisque les enfants, dès leur plus jeune âge, apprennent par mimétisme des adultes qui les entourent.
  • L’adulte se laisse guider par les enfants dans le scénario de jeu et ne cherche pas à imposer sa vérité. Après tout, si les enfants ont envie de vous servir une tasse de café avec une fourchette, laissons-leur cette innocence ! En grandissant, ils seront en mesure de corriger par eux-mêmes cette tendre approximation…

C’est quoi le jeu libre ?

Les caractéristiques du jeu libre

Le jeu libre est une activité qui peut être proposée à la crèche (comme à la maison) et où les enfants sont libres de :

  • Choisir (seul ou à plusieurs) à quoi ils veulent jouer sans consigne particulière d’un adulte ni étape à respecter ;
  • Créer leurs propres règles du jeu ;
  • Détourner de leur usage initial des jouets ou objets du quotidien ;
  • Jouer selon leur rythme sans objectif de temps ou de résultats ;
  • S’éveiller au contact des autres en développant des aptitudes sociales, en apprenant à s’exprimer et à communiquer et enfin en gérant leurs émotions à travers le jeu.

Les bénéfices du jeu libre sur le développement du jeune enfant

Le jeu libre encourage l’enfant à explorer par lui-même sans règles pré-établies avec à la clé de nombreux bénéfices sur :

  • Son développement cognitif : le jeu libre est une expérience immersive qui lui permet de mieux comprendre et appréhender le monde qui l’entoure ;
  • Ses interactions sociales : en jouant en groupe sans adulte pour mener la danse, l’enfant teste par lui-même sa capacité à coopérer, à dialoguer et à résoudre des conflits ;
  • Son éveil moteur : le jeu libre peut prendre de nombreuses dimensions permettant à l’enfant de progresser en motricité globale tout comme en motricité fine ;
  • Ses acquisitions linguistiques : le jeu libre encourage la créativité et stimule l’imagination. En inventant des histoires et en dialoguant avec d’autres petits, l’enfant acquiert du vocabulaire et développe ses compétences langagières.

Ainsi, on peut dire que le jeu libre est bénéfique pour le développement moteur et affectif du jeune enfant.

Un exemple de jeu libre

En crèche, entre l’âge de 2 et 3 ans, les enfants commencent à être dans la phase d’imitation et aiment reproduire leur quotidien. Avec le jeu libre, les enfants peuvent, par exemple, prendre l’initiative de reproduire une scène de cuisine avec des jeux d’imitation comme la dînette. Ainsi, un groupe d’enfants peut se retrouver avec d’un côté ceux qui cuisinent et de l’autre ceux qui font sembler de goûter. Ici, l’adulte encadrant observe la scène et peut y prendre part uniquement s’il est invité par les enfants. Contrairement à une activité dirigée, l’adulte n’a, dans ce cas, donné aucune consigne aux enfants. Il est spectateur de la scène de jeu. Plus tard, notamment avec l’entrée en maternelle, les enfants seront plus enclins à laisser leur imaginaire exploser et à construire des scénarios dignes des meilleures contes jeunesse : le bac à sable devient une forteresse à défendre, les petites voitures explorent des contrées lointaines, une table recouverte d’un simple drap s’avère être une cabane imaginaire dans les arbres, etc. Le jeu libre prend alors encore plus de sens pour le bonheur des enfants !

En bref

En crèche, lors des temps de jeu libre, le professionnel de la petite enfance a tout de même son rôle à jouer ! Ainsi, l’adulte doit adopter une posture en retrait à mi-chemin entre les rôles de facilitateur, d’observateur et de figure de soutien. C’est un juste équilibre à trouver entre l’omniprésence et l’effacement total de l’adulte pour permettre aux enfants de profiter pleinement des bénéfices du jeu libre.

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Pourquoi il ne faut pas mettre trop tôt Bébé en position assise ?

Pourquoi il ne faut pas mettre trop tôt Bébé en position assise ?

Table of Contents

    La position assise s’acquiert de façon autonome généralement autour des 9 mois de Bébé. Bien évidemment chaque bébé franchit les étapes de développement psychomoteur à son rythme, alors ne vous lancez pas dans des comparaisons hasardeuses si vous avez d’autres enfants du même âge dans votre entourage. En tant que parents, vous pouvez être tentés de mettre vous-même votre bébé en position assise. Si cette initiative résulte d’un bon sentiment au départ, on vous explique dans cet article pourquoi il ne faut pas asseoir trop tôt votre bébé au risque d’avoir l’effet inverse et de le ralentir dans son évolution. Vous découvrirez également des conseils de motricité pour permettre à bébé d’acquérir la position assise en toute autonomie et dans le respect de son développement moteur.

    Rappel des grandes étapes de développement de Bébé

    Durant ses premiers mois de vie, Bébé va prendre conscience de son corps en découvrant les limites de son schéma corporel à travers les actions suivantes :

    • réflexe d’agripper avec ses mains ;
    • porter un objet à la bouche ;
    • tourner sa tête des deux côtés ;
    • etc.

    Concomitamment, Bébé va éveiller sa curiosité en cherchant à explorer son environnement :

    • tenir sa tête en position ventrale et assurer la rotation gauche-droite/droite-gauche sans difficulté ni préférence pour un côté plus qu’un autre ;
    • attraper ses pieds en position sur le dos et chercher à se balancer d’un côté à l’autre ;
    • passer du dos au ventre et inversement, vous connaissez très certainement le fameux roulé-boulé ! ;
    • sur le ventre, Bébé tentera d’abord de reculer en cherchant les limites avec ses pieds puis activer le mode « commando » en rampant véritablement et en coordonnant les bras et les jambes pour avancer ;
    • enfin réussir à se mettre en appui simultanément sur les mains et les genoux, le fameux quatre pattes !
    Regardez cette vidéo très explicite de La Maison des Maternelles pour comprendre comment développer la motricité de bébé.

    Ces différentes étapes de développement sont importantes car elles permettent à votre bébé de maîtriser totalement son port de tête, de muscler son dos (capacité à stabiliser son tronc) et d’enrouler de son bassin. Elles sont le point de départ vers la position assise puis debout et plus tard la marche. Ce sont des fondations solides qui permettront à votre bébé de pouvoir acquérir la position assise en toute autonomie et dans le respect de son rythme bien à lui. Pour y parvenir, bébé doit être le plus possible en motricité libre mais toujours sous votre surveillance et vos encouragements bien entendu !

    L’acquisition de la position assise chez bébé : le point de vue d’Emmi Pickler

    Emmi Pickler, pédiatre hongroise du 20ème siècle, a écrit plusieurs ouvrages et articles scientifiques sur la compréhension du développement des jeunes enfants. Ses travaux influencent aujourd’hui encore les professionnels de la petite enfance et les parents qui souhaitent favoriser un développement respectueux de l’enfant.

    La philosophie de la pédiatre Emmi Pickler

    Son approche repose sur :

    • la liberté de mouvement : pour bien grandir et comprendre le fonctionnement de leur corps, les bébés doivent être libre de bouger et d’explorer leur environnement à leur rythme ;
    • l’observation attentive et la quasi absence d’intervention de l’adulte : regardez votre bébé expérimenter et venez-lui en renfort uniquement s’il se met en danger ;
    • la confiance avant tout : en laissant votre bébé libre de ses mouvements vous l’encouragez à avoir confiance en lui et en ses capacités ;
    • un espace de jeu approprié : bébé doit pouvoir évoluer librement dans un environnement sécurisé (jouets adaptés à son âge, pas d’accessoires qui le contraignent dans une position statique).

    Emmi Pickler et la position assise de Bébé

    Selon elle, les enfants doivent atteindre la position assise par eux-mêmes et sans intervention d’un adulte, il s’agit d’un processus naturel qu’il ne faut pas brusquer. Pickler insiste sur le fait que les enfants doivent passer par plusieurs étapes de développement pour arriver à la position assise (contrôle de la tête, se retourner, ramper, se mettre à quatre pattes notamment). Ces étapes renforcent la musculature des enfants et participent à la coordination des mouvements.

    Les conséquences d’une position assise imposée précocement à Bébé

    Bébé est installé en position assise sur son tapis de jeu et il est entouré de coussins pour prévenir d’une éventuelle chute ? Alors OUI il tient assis mais il ne sait pas se mettre assis en autonomie ni quitter cette position en toute sécurité et c’est bien là la nuance à comprendre.


    Cette situation demeure fréquente et loin de nous l’idée de blâmer les parents qui pensaient bien faire initialement  Cette pratique résulte d’une fausse croyance qui perdure faute de sensibilisation. Ainsi, voici les conséquences possibles d’une position assise imposée à bébé avant qu’il ne la maîtrise lui-même.

    Problèmes d’ordre physique

    Bébé peut ressentir des douleurs dorsales car sa tête est encore lourde à porter et son dos pas suffisamment musclé. Si Bébé ne se met pas assis tout seul c’est qu’il n’est pas prêt physiquement (faiblesse musculaire, maintient en équilibre encore un peu juste par exemple). Une mauvaise posture peut alors apparaître lorsque le bébé grandit.

    Risque de freiner les autres étapes de son développement

    Bébé se crispe et reste immobile tant bien que mal. Il se concentre sur son maintien en position assise plutôt que sur son environnement et les nouvelles possibilités de jeu et d’intéractions qui s’offrent à lui dans cette position. Parfois les bébés qui ont été assis prématurément se déplacent longtemps sur leurs fesses sans chercher à se mettre debout.

    Stress, pleurs et frustration

    Bien souvent, Bébé finit par lâcher prise et se laisse tomber sur le côté ou en arrière en pleurant (alors qu’il devrait utiliser ses mains comme appui pour se rattraper à l’avant). De même, puisqu’il n’a pas intégré de lui-même toutes les étapes pour parvenir à la position assise en autonomie (ramper et position quatre pattes), il est plus enclin à exprimer de la frustration et de l’incompréhension car il n’arrive pas à saisir comme il veut les jouets autour de lui. Bébé lève les bras au ciel, réclame très souvent de l’aide et manque de confiance en lui !

    Mon bébé ne tient pas assis, quand dois-je m’inquiéter ?

    Chaque bébé est unique

    Aujourd’hui, les injonctions à la perfection mettent une pression folle sur les parents et leurs bébés. Pourtant, chaque bébé dispose de son propre rythme et franchit les étapes quand il se sent prêt. Tous les bébés ne marchent pas au même âge ou ont leurs dents en même temps, fort heureusement ! Laissons-les faire leur chemin et faisons-leur confiance dans leur manière de progresser. Toutefois, la position assise s’acquiert en général sur la tranche 6-9 mois. Ce repère d’âge est donné à titre indicatif et peut vous permettre d’arbitrer vos inquiétudes concernant un éventuel retard de développement.

    Les signes qui peuvent vous interpeller

    En cas de de questionnement sur l’acquisition de la position assise de votre Bébé, nous vous invitons à vous rapprocher du médecin chargé de son suivi médical. Voici quelques signes qui peuvent vous inciter à consulter un professionnel de santé (médecin généraliste, pédiatre, PMI) :

    • Bébé grandit mais ne semble pas s’intéresser à la position assise ;
    • Lorsque Bébé est dans vos bras, il ne cherche pas à s’enrouler et à se redresser (il est en hyperextension plutôt qu’avec une position du dos en C où son regard est dirigé vers ses pieds) ;
    • Bébé a des difficultés pour passer du dos au ventre, pour attraper ses pieds ou pour utiliser ses mains (processus de latéralisation) ;
    • Bébé est né prématurément ou a connu une plagiocéphalie positionnelle durant ses premières semaines de vie.

    Dans certains cas, votre médecin peut vous diriger vers un kinésithérapeute pour effectuer un bilan de votre enfant et convenir d’une éventuelle prise en charge qui combine manipulations et exercices de réadaptation.

    Encourager bébé à acquérir la position assise

    Comment bébé passe de la position allongée à la position assise ?

    Allongé au sol sur son tapis de motricité, Bébé a plusieurs possibilités pour arriver à la posture assise :

    • Sur le dos, il cherche une position latérale pour prendre appui sur sa hanche et son avant-bras. Il arrive alors dans une position que les professionnels de santé nomment « assis-plage » (ou position de la sirène) avec ses jambes pliées du même côté. Enfin, il peut déplier ses jambes et être assis de face. Pour sortir de la position assise, Bébé refera les étapes dans l’autre sens en repassant par la position « assis-plage ».
    • Sur le ventre, il replie ses genoux sous son abdomen (principe d’enroulement du bassin), il prend appui sur ses deux mains et pousse sur ses bras pour finalement passer ses jambes sur le côté et arriver en position assise.

    Ces différentes étapes vers la position assise sont résumées et très bien illustrées dans la vidéo suivante par l’application Go-Élan :

    Comment bébé acquiert la position assise en toute autonomie ?

    Mon bébé n’arrive pas à sortir de la position assise tout seul, comment l’aider ?

    Dans le cas où Bébé aurait été positionné trop tôt en position assise, il se peut qu’il n’arrive pas à en sortir seul et qu’il finisse par se laisser tomber (au risque de se faire mal). Bébé ne sait donc pas se mettre assis tout seul mais vous pouvez l’aider à faire le cheminement inverse en apprenant à sortir de cette posture en toute sécurité. Voici différentes vidéos avec des exercices simples à reproduire à la maison :

    Pensez toujours à réaliser les exercices à gauche et à droite pour ne pas créer une préférence particulière pour Bébé, il doit être à l’aise des deux côtés !

    Chaises hautes, transats : précautions d’usage pour ne pas entraver l’acquisition naturelle de la position assise

    Limitez au maximum le temps passé dans les transats, coussins réducteurs et chaises hautes. Ces articles de puériculture doivent être réservés à des temps brefs comme les repas par exemple. Lorsque Bébé est en cours d’acquisition de la position assise, privilégiez les modèles de chaises hautes où vous pouvez gérer le niveau d’inclinaison du siège (modèle évolutif). Quand Bébé aura bien acquis cette position assise, vous pourrez lui proposer une chaise haute adaptée à sa taille, à sa morphologie et respectueuse de son développement (repose-pieds, harnais correctement ajusté…).

    En bref

    À la lecture de cet article, nous espérons vous avoir donné les clés pour bien comprendre les enjeux de l’acquisition de la position assise chez un bébé. Souvenez-vous qu’il vaut mieux encourager Bébé à progresser à travers le jeu et les expériences sensori-motrices plutôt que de le contraindre dans une position qu’il ne maîtrise pas de manière autonome. Une fois la position assise bien maîtrisée, Bébé sera dans les bonnes dispositions pour franchir les étapes suivantes de son développement comme les premières interactions sociales et la coordination œil-main. Restez observateur de ses progrès, encouragez-le à explorer par lui-même et vous verrez qu’il n’a pas fini de vous épater !

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