Les enfants ont une imagination débordante et une envie d’exploration inépuisable. Ils pourraient passer des heures à jouer avec tout et n’importe quoi ! D’ailleurs, vous vous êtes déjà demandé pourquoi les enfants détournaient l’utilisation première des objets du quotidien ? Comme la table à manger qui devient leur cabane préférée ou même votre table basse qui devient un circuit automobile.
Décryptons ensemble ces comportements en s’appuyant sur la théorie de l’affordance et découvrons comment ce concept et la libre exploration peuvent être utilisés dans l’aménagement de nos espaces.
À la découverte de l’affordance !
Tout d’abord, remontons un peu le temps et arrêtons nous en 1970. James Gibson, psychologue américain, explique que l’Homme interagit facilement dans un environnement grâce à sa capacité de percevoir des actions qui s’offrent à lui avec des objets. Il nous indique qu’un environnement n’existe pas à côté d’un individu mais toujours par rapport à un individu.
Prenons un exemple, si un adulte rentre dans une pièce pour la première fois et qu’il voit un bloc, ni trop gros ni trop petit et à la hauteur de ses genoux. Sans vraiment y penser et avec fluidité, l’individu va vouloir s’asseoir dessus. Maintenant, prenons la même pièce et le même objet mais cette fois-ci avec un petit d’Homme. Pour celui-ci, l’action ne sera pas la même : il sera plus enclin à grimper dessus ou à le transformer selon sa perception.
Cette perception face à un objet/un environnement, c’est ce que va appeler James Gibson : l’affordance. Ce mot affordance est un néologisme anglais formé à partir du verbe anglais « To afford » qui signifie « procurer l’envie de… » ou « donner l’opportunité de… ».
À la découverte de la libre exploration !
Assez simplement, la libre exploration c’est l’occasion pour Bébé ou pour un enfant de jouer ou d’explorer selon son envie, ses capacités mais aussi selon son imagination. C’est aussi permettre à l’enfant d’expérimenter des objets entre eux, de découvrir des nouveaux espaces, de mélanger des jeux ou des objets… Ainsi, il pourra vivre des expériences différentes et enrichissantes au gré de son développement.
Toutefois, la libre exploration ne veut pas dire que vous ne devez pas être présent. Gardez un oeil observateur afin de veiller à ce que tout se passe pour le mieux. Bébé aimera vous voir dans son champ de vision et pourra explorer plus librement les espaces.
En quoi l’affordance et la libre exploration sont utiles dans le développement d’un Bébé ?
Laissez-nous vous présenter Eleanor Gibson, épouse de M. Gibson, mais également et surtout psychologue. Elle a étudié le développement des tout-petits en le reliant à l’affordance et à l’exploration.
Eleanor Gibson montre qu’un Bébé qui explore librement son environnement en fonction des objets qui s’offrent à lui, apprend ! Et il apprend en développant de nouvelles affordances : grimper, porter, se cacher, s’asseoir, transvaser, etc. Plus un Bébé grandit, plus les invitations des objets évoluent et deviennent complexes et riches.
Créer un environnement riche en affordances et favoriser la libre exploration c’est permettre à Bébé :
De mieux connaître un objet et de découvrir des fonctions de celui-ci en le testant avec d’autres objets ;
De développer sa confiance en soi grâce notamment à la confiance que vous lui donnez en le laissant faire ses expérimentations ;
De développer sa curiosité, sa créativité et son imaginaire ;
D’utiliser plusieurs de ses sens ;
D’apprendre selon son rythme d’apprentissage.
Comment favoriser les affordances et la libre exploration ?
Si nous ne pouvons pas forcer une affordance, nous pouvons la provoquer en repensant nos espaces pour offrir un environnement riche d’actions.
Lire son environnement en pensant affordance
Dans un premier temps, pour offrir le plus d’affordances possible aux enfants, il faut revoir notre perception des objets et des espaces. Revoir notre perception c’est changer notre regard en se mettant à la place des enfants. Pour cela, il va falloir lire votre espace mais pas simplement en listant les objets qui s’y trouvent mais en utilisant une description dynamique.
Pour y arriver, posez-vous les questions suivantes :
Comment l’enfant va t’il se sentir invité par l’objet ?
Qu’est-ce que ça va lui procurer ?
Comment permettre à l’enfant d’investir les lieux ?
Quelles dispositions vont amener à tel ou tel comportement ?
Repenser et réfléchir l’aménagement des espaces
Une fois la lecture dynamique de votre environnement réalisée, il est temps de repenser votre aménagement !
Parce qu’il n’existe pas une seule manière d’aménager un espace et que rien n’est figé voici quelques pistes de réflexion :
Ouvrir les espaces et autoriser le déplacement des jeux dans plusieurs endroits. Par exemple, vous pouvez laisser un enfant prendre une passoire du coin dinette pour l’utiliser dans un autre endroit ;
Mettre des tapis plus grands afin d’inviter les tout-petits à explorer plus loin ;
Choisir des jeux permettant d’élargir les possibilités d’actions ;
Mettre des tapis de protection pour sécuriser certains endroits. Par exemple, vous pouvez sécuriser l’exploration d’une table en mettant des tapis au sol ;
Aller au-delà de l’esthétisme et vraiment penser aux invitations d’un endroit.
Ces suggestions fonctionnent aussi bien pour un espace intérieur qu’un espace extérieur.
Pour conclure
Les enfants sont de véritables explorateurs : ils aiment expérimenter, grimper, tester, et même se tromper. La théorie de l’affordance nous permet de mieux comprendre certains jeux et comportements de nos enfants et de saisir l’importance qu’ils ont dans leur apprentissage. C’est en favorisant l’exploration que vous pourrez offrir une richesse d’affordances dans vos espaces.
Zoom sur le métier de Rokiyah Hosen, psychomotricienne auprès des enfants. Elle nous explique avec simplicité son travail et ses spécificités dans l’Hygiène Naturelle Infantile.
Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours professionnel ?
Je m’appelle Rokiyah Hosen, je suis psychomotricienne diplômée d’État et exerce principalement auprès des enfants en structure hospitalière et en tant que professionnelle libérale. J’ai aussi une expérience en EHPAD avec les personnes âgées et dernièrement au sein d’une Unité d’Enseignement en Maternelle (UEMA) auprès de jeunes enfants avec Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA). Je suis aussi auteure : l’Hygiène Naturelle Infantile, formatrice pour les professionnels et accompagnante parentale exclusivement sur le sujet de la continence de l’enfant.
Pouvez-vous expliquer votre métier de psychomotricienne comme si vous l’expliquiez à un enfant ?
Lors d’une première rencontre, avant d’expliquer mon métier, je demande à l’enfant s’il sait pourquoi il est ici, pourquoi il vient me voir et je rebondis sur ce qu’il a plus ou moins compris.
Ensuite je l’explique souvent ainsi :
« Je suis là pour voir comment tu vis avec ton corps, découvrir quelles sont tes difficultés, tes points faibles, et quelles sont tes facilités, tes points forts, mais aussi tes préférences et ce que tu n’aimes pas, ce qui te met mal à l’aise. Pour cela, je vais te proposer des jeux, ainsi je vais apprendre à te connaître en évaluant :
Ton niveau d’attention, si tu peux rester concentré sur une activité, et voir si justement cela ne perturbe pas tes jeux (ou ton travail en classe selon les situations). ».
La psychomotricité est à la fois thérapeutique et rééducative.
Quels sont les patients que vous recevez dans votre cabinet de psychomotricienne (enfants, adultes) ?
La majorité sont des enfants en âge scolaire (adolescent compris) qui viennent après une recommandation de leur enseignant.e pour des difficultés rencontrées en classe, comme l’écriture ou bien l’agitation. Il m’arrive aussi de recevoir des enfants plus jeunes lorsque les parents sont inquiets sur le développement psychomoteur. J’ai aussi des adultes, rarement, et personnes âgées pour le maintien de leurs compétences.
Pour quelles raisons vos patients viennent-ils vous voir ?
Ils peuvent venir dans le cadre :
De la prévention pour détecter des difficultés ou retard dans le développement, puis proposer une éducation psychomotrice ;
De la rééducation psychomotrice pour traiter et réduire les troubles observés préalablement lors du bilan psychomoteur ;
D’une demande pour compléter un diagnostic médical.
À quelles pathologies êtes-vous le plus souvent confrontée dans votre métier de psychomotricienne ?
Les motifs de consultations sont divers :
Troubles neurodéveloppementaux : trouble du Déficit de l’Attention avec/sans Hyperactivité, Trouble Développemental de la Coordination, Trouble du Spectre de l’Autisme, troubles spécifiques des apprentissages etc.
Troubles du comportement, difficulté avec ses émotions, handicap quelle que soit l’origine.
La majorité sont des enfants en âge scolaire (adolescent y compris) qui viennent après une recommandation de leur enseignant.e pour des difficultés rencontrées en classe comme l’écriture ou bien l’agitation. Il m’arrive aussi de recevoir des enfants plus jeunes lorsque les parents sont inquiets sur le développement psychomoteur. J’ai aussi des adultes, rarement, et personnes âgées pour le maintien de leurs compétences. Les motifs de consultations sont divers : troubles neurodéveloppementaux (TDA/H, TDC, TSA, Troubles spécifiques des apprentissages etc), troubles du comportement, difficulté avec ses émotions, handicap quelle que soit l’origine.
Comment détecter des difficultés psychomotrices chez son enfant ?
Même si on ne souhaite pas comparer son enfant à un autre, ou à un groupe d’enfant du même âge, les doutes peuvent commencer souvent par là, d’autant plus quand les écarts sont de plus en plus visibles en termes de compétences psychomotrices ou de comportement. La différence, en toute transparence, est un des leviers qui pousse à s’inquiéter, d’où l’importance du psychomotricien à bien connaître les étapes du développement psychomoteur, de se baser sur des outils d’évaluation et une observation fine.
L’autre point qui permet de détecter les difficultés concerne l’autonomie de l’enfant, il se retrouve en difficulté pour finir une tâche, il se montre peu habile dans son corps et dans ses relations sociales, son comportement et sa façon de vivre ses émotions le mettent à mal. En identifiant ses difficultés, on déculpabilise l’enfant et ses parents.
Quelle est votre spécialité de psychomotricienne ?
Suite aux nombreuses demandes de parents, je me suis spécialisée, à travers mes recherches lors de l’écriture de mon livre, à l’accompagnement du besoin d’élimination via la communication vers la continence en autonomie. Elle regroupe l’Hygiène Naturelle Infantile souvent assimilée aux bébés et la continence des enfants en âge pré-scolaire. Mon approche prend en compte le développement psychomoteur de l’enfant en lien avec la continence en autonomie de l’enfant.
Pouvez-vous nous décrire le déroulé d’une séance consacrée à l’Hygiène Naturelle Infantile (HNI) ?
Alors que les ateliers de groupe de parents peuvent se faire en format webinaire ou en présentiel, les séances consacrées à l’HNI ou la continence de l’enfant, se font exclusivement en visio afin que chaque famille puisse bénéficier de cet accompagnement.
Je reçois des jeunes parents qui ont le projet de mettre en place l’Hygiène Naturelle Infantile mais aussi des parents qui me consultent pour leur enfant en âge pré-scolaire (avant l’entrée en école maternelle) voire plus, car ces derniers rencontrent des difficultés vis-à-vis de leur continence en autonomie.
Pendant la séance, je fais le point sur ce qui a fonctionné ou non, durant les périodes de propositions du pot, afin de repérer ce à quoi l’enfant est sensible. Selon la problématique mentionnée, je passe toujours par une étape d’explications sur les bases du besoin d’élimination afin que le parent comprenne l’intérêt des pistes qu’on va évoquer par la suite. Je procède aussi beaucoup par analogie afin de valoriser les compétences parentales, car en réalité, le parent sait accompagner son enfant sur ses autres besoins physiologiques primaires (faim, soif, sommeil) mais comme le sujet de la continence est encore tabou ou traité de manière trop superficielle, c’est naturel qu’il tâtonne. Il est préférable que l’enfant ne soit pas présent car durant l’heure, nous construisons ensemble des pistes afin d’accompagner l’enfant étapes par étapes. L’enfant a besoin d’avoir confiance en lui et de comprendre pourquoi il est amené à éliminer ses urines et selles aux toilettes. Je présente alors en visio des outils que j’ai créés mais surtout des jeux ou objets qu’on a tous à la maison afin que le parent les réutilise avec facilité avec son enfant. En général, une séance suffit.
De quel matériel vous servez-vous ? Et comment vous en servez-vous ?
Je n’utilise pas tout mon matériel en séance, il me sert pour schématiser les fonctions du corps humain et expliquer de manière ludique.
J’ai un sac dédié aux accompagnements et ateliers sur le besoin d’élimination qui contient :
Pour représenter une vessie
Une petite bouteille en plastique.
Un entonnoir pour représenter une vessi.
Pour expliquer l’excrétion
Un pot de pâte à modeler et sa seringue.
Un toboggan ou un garage pour rappeler le chemin qu’empruntent les selles (descente naturelle).
Pour respecter la durée sur le pot avec un engagement minimum
Un timer.
Un sablier.
Pour comprendre les positions d’élimination
Une poupée à corps mou.
Une vidéo.
Des schémas.
Pour présenter du matériel à utiliser chez soi
Quelques modèles de pots et réducteur de toilettes.
Des culottes d’apprentissage et culottes classiques.
Pour compléter mes explications
Quelques livres coup de cœur.
Des illustrations représentant des enfants dans leur quotidien pour planifier leur journée qu’on peut retrouver sur Pinterest.
Mes fiches exclusives pour travailler le passage des sensations aux perceptions sensorielles.
Je privilégie du matériels et jeux que les parents ont déjà chez eux, ainsi les enfants sont déjà familiarisés avec. Je n’utilise pas l’intégralité de mon sac, c’est en fonction de la problématique évoquée.
Article rédigé en partenariat avec Rokiyah Hosen, psychomotricienne, spécialisée dans l’Hygiène Naturelle Infantile (HNI).
L’hygiène naturelle infantile (HNI) consiste à répondre au besoin d’élimination de son enfant. En l’invitant à uriner et excréter en dehors de la couche. De préférence dans un pot ou des toilettes, voire le lavabo (jusqu’à ses 6 mois maximum).
Il faut savoir que l’accompagnement est progressif. La continence étant considérée comme un processus vers sa pleine autonomie, avec ses variations et progressions sur une longue période, et non comme un état. D’ailleurs, il peut être difficile de dater la « fin ». Les parents réalisent après une certaine période que leur enfant gère très bien le passage aux toilettes.
Aujourd’hui, l’HNI semble être une nouvelle approche or elle ne l’est pas du tout. Appliquée depuis longtemps et encore ailleurs dans le monde comme en Asie (Chine, Inde,…), en Afrique et aussi en Amérique Latine. Les couches sont remplacées par des langes. Il est communément préférable de proposer à son bébé d’éliminer en dehors, afin de conserver ces tissus et rester au sec. C’est intéressant de noter que dans plusieurs cultures, bien que sa pratique varie selon les endroits dans le monde, elle n’a pas de nom. Elle se vit tout simplement.
Chaque famille peut mettre en place l’HNI comme bon lui semble. La pratique va aussi évoluer en même temps que le développement psychomoteur de l’enfant.
Tout comme en consultation avec les parents, je prends le parti de décomplexer le sujet en employant les mots « pipi » et « caca » plutôt que « urines » et « selles ».
L’Hygiène Naturelle Infantile, ce qu’il faut savoir en préambule
À la naissance, le bébé́ découvre de nouvelles sensations corporelles internes (intéroception) désagréable. Comme la faim, le sommeil, l’inconfort pour éliminer son pipi ou son caca. Il va s’exprimer et constater si son parent répond ou non. Les réactions du bébé sont conditionnées par l’interprétation de ces derniers. Face à l’expression de ses signaux, il les modifiera et affinera à chaque fois qu’il éprouvera le besoin. Sans réponse, il va réitérer l’expérience plus fort ou arrêter de communiquer. Contrairement aux autres besoins, le bébé va ressentir une sensation désagréable brève. Il va éliminer son pipi et son caca par réflexe physiologique. Même dans une position inconfortable (allongé). C’est en invitant son bébé à uriner ou excréter dans une position confortable (porté contre soi, genou relevé plus haut que le bassin) permettant le relâchement musculaire des sphincters, qu’il va souhaiter réitérer l’expérience.
Dès lors qu’il y a des propositions d’élimination, peu importe l’âge, des connexions neuronales se mettront en place. Elles se renforcent avec l’expérience vécue et répétée. De même, l’absence de proposition durant des mois voire années est aussi un renforcement de l’expérience d’élimination dans la couche qui peut être perturbé lorsqu’il sera le « moment » de présenter le pot.
L’hygiène naturelle infantile est un accompagnement progressif qui se base sur la communication et les moments propices pour uriner et excréter.
Quels accessoires pour accompagner l’HNI ?
Concrètement, à part des toilettes, aucun accessoire est indispensable. Certains matériels de puériculture sont aidant selon l’âge et le niveau d’autonomie de l’enfant :
Un petit pot. Dès la naissance, le parent peut le porter au-dessus du pot, puis dès qu’il sait s’asseoir, il peut l’inviter à se mettre à cheval ou assis de manière classique.
Un réducteur de toilette accompagné d’un marche pied ou de de marche afin qu’il puisse monter seul quand il sera plus grand et poser ses pieds pour un meilleur appui.
Une autre petite astuce pour rassurer l’enfant consiste à l’asseoir face à l’abattant des toilettes pour qu’il puisse s’agripper et ne pas se retrouver face au vide et la hauteur, tout en étant penché vers l’avant ce qui facilite l’ouverture de l’angle ano-rectal. De ce fait, il n’est pas recommandé d’utiliser des pots avec un dossier haut qui invitera l’enfant à se pencher vers l’arrière.
Pour plus d’autonomie, l’enfant peut apprendre à s’essuyer à l’aide de lingettes lavables qu’on peut humidifier et lui demander de ranger dans un sac ou panier à côté du pot ou toilette.
Il est tout à fait possible que le bébé porte des couches jetables même si la famille pratique l’HNI, mais les couches lavables ont l’avantage de permettre à l’enfant de valider son expérience psycho corporelle : il a ressenti une tension localisée, il a relâché ses sphincters et a enclenché une miction, il ressent l’insert (le tissu) s’humidifier. Les culottes d’apprentissage avec une partie plus absorbante sont intéressantes, autrement, on peut placer les insert ou les booster dans les culottes ou pantalon.
Un sac imperméable qui initialement sert pour stocker les couches lavables, peut s’avérer utile lorsque l’enfant porte des culottes à l’extérieur de la maison ou pour aller à l’école au cas où.
Quels sont les avantages de l’allaitement pour l’HNI ?
L’HNI est assimilée aux pratiques dites de maternage proximal. Cela se caractérise par la disponibilité́ des parents à répondre rapidement et avec sensibilité́ aux besoins du bébé de par sa proximité physique. L’allaitement est un allié, tout comme le peau à peau, le cododo ou le portage. L’avantage d’un allaitement exclusif sont les selles hydrosolubles du nourrisson jusqu’au moment de la diversification alimentaire. En effet, tant qu’il est allaité, ses selles se désagrègent et ne bouchent pas les canalisations. Ainsi le parent peut proposer à son bébé d’éliminer au lavabo ou évier (d’où le nombre de vidéo qu’on peut retrouver sur YouTube en tapant élimination communication ou EC, équivalent anglophone d’HNI).
L’allaitement n’est pas indispensable. Dès lors que le bébé est dans les bras au moment du nourrissage au sein ou au biberon. Le parent peut ouvrir la couche et l’inviter à éliminer ses urines et ses selles.
Vos recommandations pour l’Hygiène Naturelle Infantile, selon-vous quand s’inquiéter ?
Pour démarrer sereinement l’HNI, il est essentiel de s’autoriser des temps d’observation sans couche. Cette dernière empêche de constater à l’œil nu si l’enfant a effectivement uriné ou excrété.
Les étapes sont :
L’observation des signaux et des moments clés de son enfant ;
L’interprétation de ses expressions ;
La verbalisation au moment où il élimine+;
Et enfin se lancer dans les propositions.
Plusieurs outils peuvent aider comme :
Lister et reconnaître les signaux de son enfant, même s’ils évoluent avec l’âge jusqu’à ce qu’il puisse dire les mots « pipi » ou « caca » ;
Avoir une connaissance du besoin d’élimination et des timing propices ;
Écouter et suivre son intuition (parfois le parent sait et pressent que son enfant a besoin) ;
Suggérer : certains parents attendent que les demandes viennent de l’enfant (qu’il soit prêt) alors qu’il ne peut pas encore en émettre s’il n’a pas eu l’occasion de vivre l’élimination volontaire par un relâchement proposé dans un lieu pourvu (pot ou toilette).
Les inquiétudes principales des parents sont les refus ou les grèves du pot. C’est la majorité des motifs de consultation dédiée à l’accompagnement du besoin d’élimination. Les refus ou grèves peuvent être partiels et dans ce cas ne concerner que les urines ou les selles. L’important est de ne pas laisser s’installer la situation en pensant que c’est un besoin naturel et que cela va s’arranger tout seul avec le temps. Lors des consultations (visio) où je reçois les parents pour une séance d’accompagnement, les familles repartent avec des outils pédagogiques et ludiques.
Vos conseils pour une pratique au quotidien avec un bébé
Ma règle d’or c’est de ne pas se surcharger, le quotidien avec un bébé est assez bouleversant. Pour faciliter la régularité, c’est d’associer à des moments clés du quotidien.
Enlever la couche uniquement pour proposer le lavabo ou le pot. À quel moment ? :
À chacun de ses réveils ;
Après chaque biberon ou tétée, vous pouvez l’installer sur le pot ou l’avoir à disposition à côté car il risque d’éliminer dès qu’il a fini ;
Au moment du change ou du bain, que la couche soit souillée ou sèche, comme il est déjà déshabillé, vous pouvez lui proposer ;
Après chaque retour de sortie (en rentrant à la maison, en enlevant son bébé de sa poussette ou de son moyen de portage).
Exemple de l’HNI pendant l’allaitement avec le pot
Exemple de l’HNI sur le pot
Il est inutile de réveiller son bébé pour lui proposer le pot. Sauf s’il manifeste une gêne et une difficulté à se rendormir. Il est peut-être inconfortable allongé et a besoin d’être porté en position physiologique. S’il exprime son besoin en dehors de ces moments-là, vous pouvez bien sûr lui proposer. L’important est d’être régulier sans se surcharger, grâce à l’association de moments. Cela deviendra un automatisme que vous garderez même quand il grandira. En effet, votre enfant aura intégré une routine. Il passera aux toilettes dès qu’il se réveille, après chaque repas, en rentrant à la maison.
Saviez-vous que la vision est le dernier des sens à se développer chez un bébé ? À sa naissance, le bébé voit de manière floue et les seuls éléments visibles sont ceux qui sont proches de lui (à une distance de 20 à 30 cm). Le noir et blanc peut stimuler l’acuité visuelle de Bébé, on vous explique pourquoi et découvrez notre sélection de jouets 100% contrastée.
Les avantages des jeux et jouets en noir et blanc pour Bébé
Le noir et blanc joue un rôle essentiel dans le développement visuel de Bébé. En raison des contrastes, Bébé est en mesure de distinguer plus facilement les contours des images et objets qui lui sont présentés. Cette stimulation favorise le développement de sa vision. Vers l’âge de 4 mois, le monde coloré commence à s’ouvrir à Bébé et il devient capable de percevoir des couleurs de base telles que le rouge, le jaune et le vert. Il est alors opportun de proposer des jouets un peu plus colorés. Ces jouets offriront à bébé une expérience visuelle enrichissante, favorisant ainsi son éveil sensoriel.
Notre sélection de jouets noirs et blancs et contrastés pour Bébé
Voici une sélection de jouets en noir et blanc spécialement conçus pour Bébé :
TAPIS D’ÉVEIL AVEC ARCHE Noir et blanc
Un tapis moelleux qui invite à l’exploration sensorielle notamment avec son arche. Age d’utilisation : dès la naissance
Une frimousse attachante pour Ned, le caméléon. Avec sa palette chromatique bicolore et contrastée, et ses super-pouvoirs sensoriels (chaleur, vibration, lumières et poids lesté), Bébé pourra s’apaiser. Age d’utilisation : dès la naissance
Un côté en noir et blanc et un côté coloré pour suivre Bébé dans ses apprentissages visuels. Très pratique car ce chevalet se maintient tout seul. Vous pourrez placer Bébé sur le ventre, face au jeu (une fois qu’il tiendra bien sa tête), afin de renforcer son tonus musculaire et l’encourager dans sa motricité globale.
Aidez Bébé à developper son acuité visuelle en lui proposant quelques jouets en noir et blanc. La vue de Bébé se développe durant ses deux premières années de vie.
Bébé fait d’incroyables progrès : ses premiers pas, ses mots encore un peu balbutiants, ses envies d’autonomie… Faisons le point sur les jeux et jouets pour un bébé entre 1 à 2 ans qui vous aideront à encourager sa curiosité grandissante.
Des jeux et des jouets pour la motricité fine de Bébé dès sa première année
La motricité fine est un apprentissage fondamental pour contrôler ses gestes et permettre à bébé d’accomplir des tâches en autonomie telles que ranger ses jouets, manger seul, etc. Les encastrements, les jouets sensoriels, les puzzles sont idéaux pour renforcer les petits doigts de bébé. Partez à la découverte de notre sélection de jeux pour développer la motricité fine.
MONTAGNE D’ACTIVITÉS
4 côtés pour 4 activités : bouliers, engrenages, miroirs, encastrements, Bébé va adorer s’exercer avec ce jeu.
On aime : Très solide, Bébé pourra s’appuyer dessus et se hisser sur ses jambes.
Des grosses pièces facilement préhensibles par Bébé pour apprendre à reconnaître les formes et les couleurs. Chaque pièce a une fonction (kaléidoscope, miroir…) pour ajouter une dimension sensorielle à l’activité.
On aime : Les pièces peuvent s’empiler pour devenir un jeu d’équilibre.
Avec ce cube, Bébé découvrira sur chaque face une activité de motricité différente. Un jouet idéal pour développer sa curiosité, ses sens et son esprit logique.
On aime : De grande taille ce cube permet de jouer à plusieurs et de développer son esprit de coopération.
Bébé commence par des gazouillis, puis ses sons évoluent progressivement en babillage, généralement vers l’âge de 6 à 9 mois. Cette étape est cruciale pour ses futures interactions sociales et ses apprentissages. Voici une sélection de jeux d’imitation qui aideront Bébé à enrichir son vocabulaire.
DÎNETTE WESCOOK Bioplastique
Bébé va adorer imiter son quotidien ou ses rituels avec cette dinette ultra-résistante.
On aime : Elle est fabriquée à partir de matière biosourcée, 100% recyclable.
Quel plaisir pour Bébé de prendre soin de quelqu’un en imitant ses propres rituels du quotidien. Il va également pouvoir parler de tout et de rien avec ce nouvel ami tout doux.
On aime : Entretien facilité grâce au lavage en machine.
Créer un moment calme pour Bébé lui permettra de se concentrer sur l’instant présent et d’oublier ses maux. Plus tard, il pourra profiter de ses jouets sensoriels en toute autonomie et créer des moments rien qu’à lui. Bébé pourra s’apaiser avec cette sélection relaxante.
CRABE SENSORIEL LESTÉ
Ce p’tit crabe tout doux exerce une douce pression sur le corps de Bébé et l’aide ainsi à s’apaiser.
On aime : Fabriqué en matériaux recyclés
Point de vigilance : les produits lestés doivent toujours être utilisés sous la surveillance d’un adulte et attention à ne pas utiliser n’importe quel poids sur un nouveau-né.
Des jeux et des jouets pour stimuler la créativité de Bébé entre 1 et 2 ans
Initier Bébé à des activités créatives, c’est lui permettre d’éveiller son esprit créatif et d’exprimer ses émotions à travers ses chefs-d’œuvre. Coloriage, gommettes, peinture… Il existe une multitude d’activités à essayer. Bébé va en prendre plein les yeux avec cette sélection créative.
TABLE DE TRAVAIL AU SOL
Dans sa chambre ou dans le salon, les activités créatives peuvent se réaliser n’importe où.
On aime : Fabriquée en Europe, à partir de bois issu de forêts écogérées.
Des jeux et des jouets pour la motricité globale de Bébé
Développer sa motricité est important pour l’apprentissage de la marche, de la course ou de l’équilibre. Coordonner ses mouvements est tout un art ! Que ce soit en plein air ou à la maison, on part à la découverte de son corps et de ses multiples capacités.
KIT BABImodules biosourcé Le passage
Des heures de crapahutage sont à prévoir avec ces modules de motricité.
On aime : Fabriqués en France et certifiés Oeko-Tex.
Nous avons sélectionné des incontournables pour accompagner le développement de votre Bébé de 13 à 24 mois mais bien évidemment cette liste est non exhaustive. Faites en fonction des goûts de votre Bébé.