Animal de compagnie : les bienfaits pour un enfant

Animal de compagnie : les bienfaits pour un enfant

Au cours de l’enfance, un certain nombre d’enfants réclament un animal de compagnie. Une réflexion évidente pour certains parents et une crainte pour d’autres, s’engager dans l’adoption de ce nouvel arrivant n’est pas une mince affaire et demande réflexion. De par son influence sur le développement social de l’enfant, son éducation et ses émotions, l’animal de compagnie va procurer de nombreux bienfaits aux tout-petits. Mais il ne faut pas non plus oublier qu’il s’agit d’un être vivant qu’on adopte pour la vie, il y a forcément des contraintes qui sont non négligeables. À travers cet article, nous vous donnons quelques clés pour aboutir au mieux à votre réflexion d’adoption et nous vous partageons les nombreux bienfaits d’un animal sur l’enfant.

Un animal de compagnie : une décision importante pour toute la famille

Adopter un animal de compagnie, ça se réfléchit

L’adoption d’un animal de compagnie nécessite un engagement fort. Il aura besoin de votre attention au quotidien, vous devrez vous occuper de lui et répondre à ses besoins tout au long de sa vie. Il est nécessaire de bien y réfléchir et d’en discuter de façon pragmatique avant de prendre une décision. Dans un premier temps, il est essentiel de s’interroger sur l’aspect financier, car un animal domestique engendre forcément différentes dépenses qu’il faut être prêt à assumer : coût initial de l’animal, alimentation, vétérinaire, soins…

Cet engagement se réfléchit sur le long terme, vous devez pouvoir vous projeter pour les années à venir avec ce compagnon. Ensuite, un chiot ou un chaton ne restera pas petit toute sa vie, il va forcément finir par prendre plus de place ! Pensez à vérifier le poids et la taille adulte de la race de l’animal que vous souhaitez adopter avant de vous engager. Un chien ou un chat partagera votre quotidien pour une durée entre 10 et 15 ans en moyenne. Il est également impératif de prévoir un mode de garde sûr, dans lequel votre animal se sentira bien pendant vos absences, que ce soit auprès d’un proche ou d’une pension animalière.

Enfin, la disparition de l’animal de compagnie est souvent le premier deuil que va devoir traverser Ptiloup. Cet aspect ne doit pas être mis de côté, vous devrez savoir comment l’aborder avec lui quand cette situation se présentera.

Certains points de vigilances avant le premier pas vers l’adoption

Votre futur animal de compagnie va être amené à partager le même espace de vie que vous. Il est donc aussi important de garder à l’esprit qu’il peut être à l’origine d’allergies chez les enfants. Alors si après son arrivée vous avez le moindre doute suite à des écoulements nasaux, des picotements aux yeux ou une toux à répétition chez votre enfant, n’hésitez pas à consulter un pédiatre ou allergologue. Ptiloup est peut être allergique à votre nouvelle petite boule de poils.

De plus, il est important de rappeler que Ptiloup ne doit jamais être laissé sans surveillance avec un animal. Même si votre adorable compagnon partage votre vie depuis des années, il reste un animal et de ce fait, est par nature imprévisible. Tout comme les gestes de votre enfant envers l’animal.

Il existe quelques gestes préventifs pour éviter les morsures :

  • Respecter les envies de son animal ; 
  • Ne pas le déranger quand il mange ou quand il dort ;
  • Ne pas le caresser brusquement ;
  • Ne pas lui piquer ses jouets ou son doudou préférés (attention à ne pas mélanger le pouik de votre enfant avec celui de votre animal ;)) ;
  • Expliquer à l’enfant qu’il ne doit pas taper l’animal, avoir des gestes brusques ou violents. S’il fait du mal à l’animal, l’animal pourrait lui rendre.

Les bienfaits d’un animal de compagnie sur un enfant

Un soutien émotionnel

L’enfant et son compagnon vont certainement vite tisser un lien d’attachement. Il peut très rapidement devenir le meilleur confident et partenaire de jeu de votre enfant (autrement dit, son meilleur ami pour la vie !). En général, la plupart des enfants qui interagissent avec un animal de compagnie y trouvent un soutien émotionnel. L’animal apporte de la joie, chasse la tristesse et la sensation d’insécurité. Finalement, l’animal fait partie de la famille, il resserre les liens entre ses membres et permet de partager des activités tous ensemble.

Apprendre l’autonomie et les responsabilités

S’occuper d’un animal de compagnie est l’un des meilleurs exercices pour apprendre à votre enfant à faire face à des responsabilités. Bien évidemment, elles sont à adapter selon l’âge de Ptiloup. Mais il peut participer dès son plus jeune âge, avec vous, à certaines tâches en lien avec son animal de compagnie :

  • Nourrir l’animal ;
  • Jouer avec lui ;
  • Participer à son nettoyage ;
  • Promener l’animal quand c’est possible ;
  • Nettoyer l’espace réservé à l’animal ;
  • Vous accompagner chez le vétérinaire, etc.

En grandissant, il pourra réaliser ces tâches sans votre aide, jusqu’à prendre en charge de façon autonome des responsabilités plus importantes, comme le promener, et ainsi créer une routine quotidienne dans laquelle Ptiloup s’implique pleinement auprès de son animal.

S’ouvrir aux autres à travers son animal de compagnie

L’attachement que l’enfant crée avec son animal de compagnie semble l’aider à créer des liens sociaux, avec d’autres enfants. Côtoyer un animal de compagnie permet à l’enfant de développer son empathie, il apprend à faire attention au comportement non verbal, à comprendre ce que ressent l’autre. Il s’intéresse à un autre être que lui-même et ne pourra que plus facilement entrer en contact avec les autres enfants.

C’est aussi un moyen, pour certains enfants timides, par exemple, d’entrer en communication avec les autres. Parler de son animal de compagnie est l’occasion d’aller à leur rencontre, d’avoir un sujet de conversation : il peut montrer des photos ou raconter les bêtises que celui-ci a fait par exemple.

Sans s’en rendre compte, votre compagnon contribue au développement social, éducatif et émotif de votre enfant.

Aider l’enfant à grandir

Certains Ptiloup éprouvent une vraie crainte face aux animaux. L’adoption d’un petit compagnon peut l’aider à surmonter sa peur tout en douceur. Mais en aucun cas il ne faudra imposer l’animal de compagnie à l’enfant.

Les apprentissages vont se faire de façon naturelle, grâce au contact régulier avec l’animal de compagnie. La présence d’une petite bête à la maison stimule la motricité globale de Bébé : il va vouloir suivre son animal lorsque celui-ci se déplace, il va également devoir maîtriser sa force et ses gestes au contact de l’animal. Même très jeune, Ptiloup cherchera très vite à interpeller cet animal qu’il côtoie. Quand il l’appelle ou quand il lui parle, l’enfant exerce aussi son langage.

N’hésitez pas à lui montrer comment il doit s’y prendre. Plus Bébé va grandir, plus il comprendra comment interagir avec son nouvel ami. Par exemple, son chat ou chien lui fera très vite comprendre qu’il ne veut pas être dérangé quand il mange, ou qu’on lui tire sur la queue.

En bref

L’arrivée d’un compagnon au sein de votre foyer favorise le développement et l’autonomie de votre enfant et lui apprend le sens des responsabilités. Cette décision doit être réfléchie et ne se prend pas à la légère. La famille doit choisir un animal qui correspond à ce qu’elle peut lui apporter. Un animal de compagnie n’est pas un jouet, mais bien un être vivant à part entière, être vivant dont nous devons prendre soin et qui, en retour, va pouvoir nous apporter tellement de bonheur ! N’oubliez pas que vous êtes toute sa vie, alors faites en sorte qu’elle soit la plus belle possible

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Orthophoniste et troubles alimentaires : zoom sur le métier de Marjorie Schneider

Orthophoniste et troubles alimentaires : zoom sur le métier de Marjorie Schneider

Article rédigé en partenariat avec Marjorie Schneider, orthophoniste libérale.

Je m’appelle Marjorie Schneider, j’ai 38 ans et je suis la maman de 4 enfants. J’exerce en tant qu’orthophoniste libérale depuis près de 15 ans.

Le métier d’orthophoniste c’est quoi ?

Au sein de mon cabinet, je reçois des patients de tous âges : du bébé ayant des troubles de la succion aux personnes âgées atteintes de troubles cognitifs ou maladies neuro-dégénératives.

Depuis le début de ma pratique, je n’ai cessé de me former mais ces dernières années, certains domaines ont présenté un attrait particulier à mes yeux. Comme la prise en charge des pathologies du raisonnement logique et du langage, la prise en soin des troubles du langage et des apprentissages selon l’approche de Maria Montessori adaptée à l’orthophonie ; et plus récemment, les troubles alimentaires pédiatriques et le soutien à l’allaitement.

Il faut dire que le champ de compétences des orthophonistes est vaste. Il s’agit de prévenir, évaluer et traiter les difficultés ou troubles :

  • Du langage oral et écrit et de la communication ;
  • Des fonctions oro-myo-faciales ;
  • Des autres activités cognitives dont celles liées à la phonation, à la parole, au langage oral et écrit, à la cognition mathématique. (source FNO).

Chaque prise en charge débute toujours par un bilan d’investigation. Réalisé sur prescription médicale uniquement, celui-ci nous permettra, grâce à l’analyse des antécédents et des épreuves le plus souvent standardisées, d’établir nos axes thérapeutiques, et d’obtenir les éléments nécessaires pour poser un diagnostic.

Lors d’une journée au cabinet, je peux commencer par une séance de langage oral avec un enfant présentant un retard global de développement, puis avec des enfants plus grands présentant des troubles DYS, que l’on nomme maintenant trouble spécifique du langage oral ou du langage écrit. Je reçois également chaque jour des adultes pour maintenir les fonctions de communication et de l’oralité dans les pathologies dégénératives et neuro-dégénératives (de type maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer). Et je termine en général mes journées par des adultes pour une prise en charge de la phonation.

Il se trouve qu’au fil du temps, je reçois de plus en plus d’enfants pour une prise en charge des troubles de l’oralité alimentaire.

Troubles de l’oralité alimentaire : de quoi s’agit-il ?

C’est une définition très large qui englobe l’ensemble des difficultés de l’alimentation par voie orale. Cela concerne des enfants qui mangent très (trop) peu, avec un panel d’aliments très restreints, sans plaisir.

Les origines peuvent être diverses : organiques, motrices, parfois psychologiques, mais parmi eux, on retrouve surtout une très forte proportion de patients présentant des troubles de l’intégration neurosensorielle et plus particulièrement un trouble de la modulation sensorielle. Il se manifeste soit par une hyper-réactivité sensorielle (syndrôme de dysoralité d’origine sensorielle), soit par une hypo-réactivité sensorielle, soit par des comportements de recherche sensorielle. Dans le cas du syndrome de dysoralité d’origine sensorielle, relativement fréquent, il est nécessaire de mettre en place une désensibilisation par le biais d’activités sensorielles, en mobilisant principalement le toucher, l’odorat, la vue et bien sûr le goût (les autres sens comme le système vestibulaire ou la proprioception seront plutôt travaillés au cabinet de psychomotricité ou de kinésithérapie).

Troubles de l’oralité alimentaire : une thérapie par la manipulation

C’est ainsi qu’un des axes thérapeutiques de la prise en soin consistera à proposer la manipulation de différentes textures alimentaires et non alimentaires.

On proposera progressivement des matières sèches (les objets ou jouets en bois, en silicone, en plastique ou gâteaux, fruits secs, sucettes, chocolat…), des matières douces (le coton, les plumes, semoule, pâtes crues, sucre, farine, chocolat en poudre), des matières mouillées et collantes (la pâte à modeler, la peinture, la pâte à patouille, le slime, le yaourt, compote, fruits épluchés, pâtes cuites, fruits et légumes crus, miel).

J’ai récemment pu tester et découvrir le KIT UNIVERS SENSORIEL Nature Éléments qui se compose d’une table lumineuse et de 7 matières sensorielles différentes (des plumes, du raphia naturel, des feuilles nervurées, des bouchons en liège, 4 pots de pâte à modeler sensorielle végétale et des pompons laineux). Avec le séparateur en bois, cette table devient un terrain d’expérimentation, de manipulation et de découvertes !

Pour toutes ces expérimentations, la table du KIT UNIVERS SENSORIEL Nature Éléments est idéale tant par ses dimensions, que par sa matière facile d’entretien (elle se nettoie à l’éponge). Le fait que le plateau de la table soit un peu profond évite que les différents éléments ou matières utilisés ne tombent par terre. C’est un critère important en pratique, car en cabinet nous n’avons pas le temps de faire le ménage entre chaque patient).

Les différents éléments du kit Nature (il en existe d’autres sur le site, comme la ferme, construction ou encore découverte alimentaire que j’envisage d’acquérir pour la rééducation en oralité alimentaire) constitue une très bonne base pour débuter. On y retrouve différents types de textures : sèches avec les morceaux de bois et de liège, douces avec les plumes et les pompons, collantes avec les pâtes à modeler (qui sont en plus très intéressantes sur le plan sensoriel car aux couleurs neutres mais avec de sensibles variations d’odeur et sensation selon les éléments naturels qui y sont ajoutés), etc… La collection de ciseaux à boule permet de constituer un intermédiaire et de les utiliser pour attraper certaines textures que l’enfant n’est pas encore en capacité de supporter avec ses mains. Les séparateurs en bois permettent de présenter plusieurs éléments en même temps à l’enfant, sans les mélanger.

Enfant qui joue avec de la peinture bleue blog wesco
orthophoniste et enfant qui jouent avec un kit sensoriel blog wesco

Dans ce type de prise en charge, l’utilisation de la fonction lumineuse de la table viendra amener un aspect plus ludique aux séances. Mais on pourra optimiser cet atout pour d’autres objectifs.

Bien sûr, on pourra utiliser ce KIT UNIVERS SENSORIEL Nature Éléments dans d’autres type de prise en soins, comme notamment :

  • La rééducation logico-mathématique, comme support pour des activités de manipulation et de construction de la pensée (tri, inclusion…) ;
  • La rééducation du langage oral ;
  • La rééducation du langage écrit en l’abordant de façon multisensorielle : par exemple, écrire dans le sable ou dans du gel coloré avec le doigt ou un stylet…
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