Vous êtes l’heureux parent d’un bébé de 0 à 24 mois ? Vous souhaitez lui proposer des jouets et des activités adaptés à son âge et recommandés par des pros de la petite enfance ? Wesco vous propose un guide pour éveiller Bébé tout en respectant son rythme :
Un guide d’éveil bébé de 0 à 24 mois et les parents
Quand on est jeune parent, il est parfois difficile de trouver le juste milieu entre laisser son enfant découvrir par lui-même et lui proposer de nombreuses sollicitations à travers des jeux d’éveil. Pour vous accompagner dans le choix de jeux et jouets adaptés à l’éveil de bébé, Wesco vous propose un guide qui suit les grandes étapes de développement de Bébé : 0-6 mois, 7-12 mois et 13-24 mois.
Ce que vous trouverez dans ce guide d’éveil bébé 100% Wesco
Des jeux, des jouets et articles de puériculture rigoureusement sélectionnés pour leur apport pédagogique et le respect du développement de l’enfant (motricité libre, motricité fine, développement du langage…) ;
Des conseils de 9 expertes : psychologue, puéricultrices, directrice de crèche, éducatrice de jeunes enfants, orthophoniste, psychomotricienne, kinésithérapeute et designer Wesco ;
Des avis de VRAIS clients qui ont déjà testé les produits ;
Des suggestions pour faire évoluer l’aménagement de la chambre de bébé au fur et à mesure qu’il grandit ;
Un discours déculpabilisant et bienveillant : pour nous, chaque enfant est unique et se développe à son propre rythme !
Wesco : créateur, fabricant et distributeur de jeux et jouets pour les enfants
Expert de la petite enfance depuis 1975
Partenaire privilégié des professionnels de la petite enfance depuis (presque) 50 ans, nous nous engageons continuellement dans l’innovation pour le bien grandir des enfants. Nous gardons le cap de nos engagements : sécurité, qualité et durabilité de génération en génération. Ces engagements se retrouvent dans chacun des produits que nous fabriquons et sélectionnons pour les enfants de 0 à 12 ans : meubles, jouets d’éveil, jeux d’imitation et de construction, modules de motricité… Avec Wesco, dites oui à la qualité professionnelle à la maison !
Des produits reflets de nos valeurs
Chez Wesco, la bienveillance à l’égard de chaque enfant et l’ouverture sur le monde sont au cœur de notre quotidien. Nos produits sont non-genrés et multiethniques pour encourager les enfants à grandir dans le respect de l’autre. Nous proposons également de nombreux produits inclusifs pour accompagner chaque enfant à son rythme (qu’il soit en situation de handicap, DYS… ou non).
S’engager avec une politique RSE forte
Prendre soin des enfants passe aussi par une démarche RSE bien ancrée pour sans cesse améliorer nos pratiques. Et pour rendre notre action auprès des enfants encore plus présente, nous soutenons chaque année des projets associatifs en faveur de l’enfance via notre fondation d’entreprise.
En choisissant Wesco, vous faites confiance à une entreprise française soucieuse des enfants… pour qu’ils éveillent le monde !
Bébé refuse de manger et c’est l’angoisse qui gagne du terrain du côté des parents… Un sentiment totalement légitime car bien souvent on associe alimentation et bonne santé. Qu’on se le dise, chaque parent a envie que son bébé grandisse et progresse avec régularité dans les courbes de croissance de son carnet de santé1. Oui, mais voilà, nombreux sont les bébés qui auront un passage (plus ou moins long) où ils ne voudront presque plus manger. Tiraillés entre insister à chaque repas ou compenser avec des aliments « copains », les parents se sentent souvent démunis et dépourvus de solutions. Ici, vous découvrirez les causes possibles de ce comportement et des astuces à tester avec votre bébé pour sortir du tunnel. Promis, tout ira bien !
Pourquoi mon bébé refuse de manger ?
Différentes causes peuvent être le point de départ d’un refus de manger chez un bébé. Voici une liste (non exhaustive) des causes les plus fréquentes.
L’origine médicale
Les petites maladies hivernales (otites, gastro-entérites, etc) ou les poussées dentaires peuvent modifier pendant quelques jours l’appétit de votre bébé. En effet, son organisme est mis à l’épreuve et la fatigue se fait sentir, alors manger un repas complet peut lui paraître être une montagne haute à gravir. Si le refus de manger est corrélé avec un petit virus saisonnier ou une poussée dentaire, il est recommandé de fractionner les repas de votre bébé et de bien penser à l’hydrater régulièrement. En revanche, si la perte d’appétit s’installe jusqu’à ne plus manger du tout, qu’une perte de poids arrive et que votre bébé semble avoir un comportement anormal, vous devez impérativement consulter un professionnel de santé dans les plus brefs délais. D’autre part, certains bébés présentent dès la naissance (ou peu de temps après) un RGO (Reflux Gastro Œsophagien) ou sont diagnostiqués APLV (allergie aux protéines de lait de vache). Particulièrement douloureux, le RGO dans ses formes les plus sévères peut également impacter l’appétit de votre bébé notamment lorsque les mesures hygiéno-diététiques (changement de lait, etc.) sont mises en place tardivement.
Le refus de la cuillère
Depuis sa naissance, votre bébé a l’habitude d’un contact doux et chaleureux pour se nourrir (le mamelon de sa Maman en cas d’allaitement au sein ou une tétine souple s’il est nourrit au biberon). Ainsi, au début de la diversification alimentaire, la transition avec une cuillère en métal peut lui sembler froide. De même, une cuillère trop grande et non adaptée à la taille de sa bouche peut le freiner d’emblée. Vous pouvez laisser de côté la cuillère quelques temps pour encourager votre bébé à découvrir le contenu de son assiette avec ses mains. On lâche donc prise sur les bonnes manières à table et on accepte que Bébé s’en mette partout ! Enfin, le marché des cuillères pour bébé s’est adapté ces dernières années pour proposer des cuillères qui s’adaptent à leurs besoins : cuillère souple, cuillère d’apprentissage, grignoteuse, etc.
Des textures non adaptées
En dehors de la DME, la diversification alimentaire débute souvent par des purées lisses puis évolue progressivement vers des textures moulinées et enfin écrasées. Certains bébés auront des difficultés d’oralité avec les préparations qui mixent purée lisse et petits morceaux (bien souvent le cas des préparations industrielles). Ils peuvent avoir des haut-le-coeur et cela peut jouer sur l’acceptation du repas. C’est pourquoi, nombreux sont les bébés qui préfèrent les morceaux seuls et pas en association avec une purée lisse. D’une manière générale, les professionnels de santé recommandent l’introduction des morceaux avant les 10 mois de l’enfant. Au-delà, il y a un risque que l’alimentation soit de plus en plus difficile, sélective et aussi des risques de malformations orthodontiques plus tard (la mastication est très importante pour le développement dentaire et le positionnement de la langue).
La néophobie alimentaire ou l’hyper-sélectivité
Autour de l’âge de 18 mois, votre Bébé peut refuser certains aliments qu’il appréciait jusque-là, on parle dans ce cas d’hyper-sélectivité. Bébé peut également se montrer réticent à goûter des aliments nouveaux. Le rejet intervient bien avant le fait de mettre les aliments dans la bouche, parfois l’aspect visuel de l’assiette, l’odeur ou la texture des aliments suffisent à ce que votre enfant exprime très explicitement un « Non », repousse son assiette et vous tourne la tête. Une fois encore, ce passage est normal et ne constitue en aucun cas un trouble alimentaire. Votre médecin ou pédiatre reste l’interlocuteur privilégié. Surtout, si cette situation devient ingérable et que cela impacte la santé de votre bébé.
La recherche d’autonomie
En grandissant, vers l’âge de 18 mois approximativement, votre bébé exprimera parfois la volonté de faire seul pour les moments clés de son quotidien (repas, toilette, etc.). Le refus de manger peut donc en réalité dissimuler son désaccord que ce soit vous qui lui donniez à manger. Cette quête d’autonomie passe souvent par le fait de manger avec les mains.
La phase d’opposition
De même, à cet âge-là, les bébés passent par la phase d’opposition avec leurs parents et avec une intensité variable d’un enfant à l’autre. Cette étape dans leur développement affectif se caractérise par le rejet quasi systématique de ce que va dire ou faire le parent. Bien que déstabilisante et difficile à gérer pour les parents, cette étape transitoire est importante et nécessaire pour le développement de l’enfant. En effet, en s’opposant, Bébé développe son autonomie, commence à se détacher progressivement de ses parents et développe sa confiance en lui en exprimant ses opinions. Le meilleur exemple de cette phase d’opposition : les repas de bébé sont compliqués à la maison alors qu’à la crèche ou chez l’assistante maternelle tout se passe bien. Inutile donc, de chercher à freiner ce passage obligé car il est nécessaire dans la construction de votre enfant. En revanche, en tant que parents votre rôle est de fixer un cadre avec des limites à ne pas franchir (ne pas jeter la nourriture, pas de grignotage, etc.) et d’aider votre enfant à comprendre et nommer les émotions qui le submergent au moment du repas notamment.
Je suis parent : comment réagir si mon bébé ne veut plus manger ?
Zen soyons zen
On inspire et on souffle pour garder son calme car s’énerver ou s’inquiéter lorsque bébé refuse de manger ne serait que contre productif… Facile à dire, pensez-vous probablement ! Il est vrai que, paradoxalement, l’alimentation reste un sujet particulièrement ambivalent. À la naissance de leur bébé, les parents sont invités à noter scrupuleusement les tétées, les quantités bues (pour les bébés allaités au biberon). Quand la diversification alimentaire se met en place, là encore la maîtrise s’invite au menu (grammage précis de protéines, une cuillère à café de matière grasse…). Cette rigueur, bien qu’indispensable pour apporter la juste dose de nutriments à Bébé, ne fait que conforter le sentiment de contrôle du parent sur l’alimentation de son bébé. Alors quand on se retrouve dans la situation où notre bébé refuse de manger, lui qui jusqu’à présent était un bon mangeur, il est normal pour le parent d’avoir le sentiment de perdre pied et de s’inquiéter.
7 astuces à suivre côté parents si votre bébé refuse de manger
Voici des pistes pour relativiser si votre bébé refuse de manger et aborder cette situation sous un autre angle :
Restez maîtres de vos émotions : rangez la panique ou la colère au placard ;
Ne forcez jamais votre enfant : s’il refuse un aliment, proposez-lui de nouveau dans les jours qui suivent et toujours avec bienveillance ;
Ne vous découragez pas au premier refus : il faut parfois 10 tentatives pour que votre Bébé accepte enfin un aliment ;
Ne tombez pas dans la surenchère : on ne félicite pas un enfant qui a terminé toute son assiette et à contrario on ne réprimande pas un enfant qui mange peu (ou pas du tout). Il en va de même pour le fameux chantage « Pas de dessert si tu ne finis pas ton assiette » ;
À table, évitez de surveiller ce que mange votre Bébé et dans quelles proportions. S’il en laisse dans son assiette et vous exprime qu’il n’a plus faim, prenez le comme un signe positif : votre enfant grandit et a bien intégré le principe de satiété ;
Si votre enfant mange peu, évitez toutefois de compenser par des aliments copains (gâteaux industriels par exemple) ou par un double dessert ;
Soyez fermes sur le grignotage en dehors des repas : c’est ok de ne pas vouloir goûter ou manger tout son repas. En revanche, manger se fait sur des temps définis dans la journée (matin, midi, goûter et soir). Vous êtes son modèle sur ce point, vous devez être exemplaires.
6 pistes pour encourager bébé à manger avec envie
À vous de piocher, tester et adapter les conseils que nous vous proposons à suivre si votre bébé refuse de manger. L’objectif est de retrouver rapidement plaisir et sérénité à chaque repas.
Faites lui découvrir un maximum de saveurs sur la tranche 6-18 mois
Les professionnels de santé recommandent de profiter de la période de néophilie (à partir de 4-6 mois jusqu’aux 18 mois de l’enfant) pour lui faire découvrir un maximum de saveurs et textures (sous réserve de respecter les recommandations officielles du carnet de santé puisque certains aliments comme le miel sont à proscrire avant l’âge d’un an). Aujourd’hui, on ne conseille plus nécessairement de proposer le même légume à votre bébé pendant plusieurs jours de suite. En effet, il est plus facile pour l’enfant d’accepter de la nouveauté un peu chaque jour car cela fait partie de ses habitudes. Une étude scientifique avance même certaines prédispositions in utero. Une alimentation variée et équilibrée pendant la grossesse et l’allaitement faciliterait l’acceptation des aliments par l’enfant plus tard. Toutefois, que toutes les mamans ou futures mamans se rassurent ! Elles ne doivent en aucun cas se sentir responsables si leur enfant refuse de manger. En effet, les causes sont multiples comme nous l’avons expliqué précédemment.
Chaque repas a son importance
Mangez ensemble, au calme, en pleine conscience de l’instant présent et sans distractions inutiles (pas d’écrans, de jouets…). Le repas doit être un moment privilégié avec votre Bébé où vous prenez le temps d’échanger avec lui. Montrez-lui à quel point le repas peut être un chouette moment passé ensemble !
Faites participer votre bébé à la préparation du repas
Improvisez une sortie au marché pour faire découvrir les aliments bruts à votre enfant. Une belle opportunité de nommer avec lui les fruits et légumes, de lui faire sentir et toucher… De retour à la maison, la préparation du repas peut être l’occasion de faire participer votre bébé. La participation peut prendre différentes formes : pour les plus petits il peut s’agir simplement d’observer depuis leur chaise haute alors que les bébés plus grands (qui tiennent debout) peuvent participer depuis leur tour d’observation (toujours sous votre surveillance bien évidemment).
Mangez la même chose que votre bébé
Souvenez-vous que votre enfant vous observe et agit par mimétisme. Alors il va de soi que si le contenu de votre assiette n’a pas la même couleur que celle qu’il a devant ses yeux, vous allez au devant d’un refus catégorique. Autrement dit, les brocolis sont au menu de tout le monde ou rien !
Variez les présentations dans l’assiette et jouez sur l’aspect visuel
Laissez libre cours à votre créativité et proposez des assiettes ludiques en représentant par exemple le visage d’un bonhomme avec les aliments. Les assiettes compartimentées peuvent aussi être une solution car elles permettent à l’enfant de bien catégoriser visuellement les différents aliments et de les goûter indépendamment les uns des autres. Proposez des petites portions et ne cherchez pas à remplir entièrement l’assiette de bébé, au risque que cela lui semble insurmontable. Enfin, il y a de nombreuses manières de proposer un aliment à un bébé : cru, râpé, cuit à la vapeur, en gratin… Par exemple, le chou fleur est mieux accepté sous forme de gratin plutôt que cuit à la vapeur. Vous pouvez également ruser en proposant de la « finger food ». Il s’agit de versions salées innovantes réalisées avec des moules en silicones destinés initialement à la pâtisserie (moule à cannelés, moules bonhommes pain d’épices par exemple). Progressivement (mais sans trop attendre non plus), nous recommandons de réintégrer dans l’assiette l’aliment brut au côté d’une préparation type « finger food ». Votre enfant doit pouvoir intégrer visuellement à quoi ressemble et le goût de l’aliment dans sa version brute et non transformée.
L’importance du jeu d’imitation en dehors des repas
Jouer à la dînette, improviser un repas comme au restaurant avec ses poupées, parcourir un livre sur les légumes… Autant de scènes de jeu d’imitation qui peuvent éveiller la curiosité de votre bébé et l’encourager à accepter le contenu de son assiette.
En bref
L’alimentation est un apprentissage qui se fait progressivement au fil des années et qui dure bien au-delà de la petite enfance. Chaque enfant est différent et évolue selon un rythme qui lui est propre. Souvenez-vous que le refus de manger chez un bébé est un passage fréquent et normal. En outre, faites confiance à votre bébé et faites-vous confiance en tant que parents pour que chaque repas soit un moment partagé dans l’apaisement et non dans le conflit. Vous avez été confronté à cette situation avec votre bébé ? Partagez-nous votre retour d’expérience et vos astuces en commentaires pour aider d’autres parents en difficulté !
Découvrez nos idées de recette pour bébés sur notre chaîne YouTube : hachis parmentier de poisson, pancakes de légumes…
Retrouvez toute la gamme alimentation sur notre site pour les repas de votre bébé : laits et préparations infantiles, purées et repas complets, goûters et desserts.
Selon les recommandations officielles de l’OMS, le lait maternel exclusif reste l’aliment le plus adapté jusqu’aux 6 mois de l’enfant. Puis, jusqu’à l’âge de 2 ans et plus, l’allaitement doit être associé à la diversification alimentaire. Si vous ne pouvez ou ne souhaitez pas allaiter, nous vous invitons à vous rapprocher d’un professionnel de santé. ↩︎
En crèche, l’accueil des enfants ne s’improvise pas et doit se faire dans un cadre pédagogique précis. C’est pourquoi, chaque crèche dispose d’un peu de latitude pour établir son propre projet éducatif et le projet pédagogique qui en découle. Bien sûr, le projet éducatif et le projet pédagogique doivent se conformer au cadre légal pour garantir la sécurité et le bien-être des enfants. Que vous soyez parents ou professionnels de la petite enfance en crèche, nous vous proposons de comprendre à quoi sert le projet pédagogique, au-delà du simple document administratif qu’il représente. En effet, le projet pédagogique est au cœur de l’organisation quotidienne de la crèche et il est l’outil clé pour accompagner le développement des enfants.
Bien comprendre la différence entre projet éducatif et projet pédagogique en crèche
Le projet éducatif en crèche
Le projet éducatif est un document administratif qui fait office de « fondations » pour la crèche. Il s’agit d’un document obligatoire que chaque structure doit écrire. En effet, le projet éducatif englobe les valeurs éducatives portées par la crèche et il détermine les grandes orientations pédagogiques ainsi que les priorités de la crèche. Souvent le projet éducatif s’inspire de courants pédagogiques connus comme Maria Montessori, Reggio Emilia, etc. Ce document est rédigé par la direction de la crèche et est avant tout destiné à l’équipe. Il peut néanmoins être partagé aux parents et aux partenaires externes de la crèche qui en font la demande.
Le projet pédagogique en crèche
Le projet pédagogique, quant à lui, est la traduction en actions concrètes du projet éducatif. Il peut être rédigé par l’ensemble de l’équipe de la crèche. Ce document donne un cadre de travail aux professionnel.le.s de la structure et les guide au quotidien dans leur pratique auprès des enfants. Ainsi, le projet pédagogique joue un rôle fédérateur à la fois pour l’équipe mais aussi pour les parents qui doivent y avoir accès librement et facilement. C’est une mine d’informations précieuse pour les parents qui comprennent alors plus facilement comment sera accueilli leur enfant et comment son quotidien sera organisé.
Le projet éducatif et le projet pédagogique : complémentaires et nécessaires au bon fonctionnement de la crèche
Pour résumer simplement, voici un moyen mnémotechnique qui vous permettra de comprendre le lien entre projet éducatif et projet pédagogique en crèche :
Le projet éducatif donne le cap et répond à la question « Pourquoi ? » : pourquoi cette crèche existe ? Quelles sont ses valeurs ? Quels sont ses objectifs en matière d’éducation et de développement de l’enfant ? ;
Le projet pédagogique traduit en actions concrètes et répond quant à lui à la question « Comment ? » : quels moyens et actions vont être mis en œuvre pour répondre aux objectifs fixés par le projet éducatif ?
Vous êtes une crèche ? Si dans votre projet éducatif vous mentionnez un objectif sur l’autonomie de l’enfant, vous devrez expliquer concrètement comment vous comptez répondre à celui-ci dans votre projet pédagogique. Dans ce cas précis, cela peut passer par un aménagement spécifique (à hauteur d’enfant), des activités d’éveil et de motricité, la mise en place d’une routine quotidienne que vous détaillerez (accueil le matin, départ le soir), etc.
Vous travaillez dans une crèche et vous souhaitez construire votre projet pédagogique ? Voici quelques clés…
Votre projet pédagogique prendra la forme d’un document écrit à la fois clair, précis et accessible. Le vocabulaire employé doit être compréhensible par n’importe qui (les professionnels de la petite enfance comme les parents). Ainsi, les termes techniques doivent être clairement explicités. Par exemple, si vous utilisez les expressions « Montessori » ou « crèche dehors » vous devez les expliquer.
Dans ce document, on retrouve notamment des informations sur l’accueil des enfants, les types d’activités proposées, le respect du rythme de l’enfant, les soins d’hygiène, les repas, l’intégration des parents dans la vie de la crèche, etc.
Voici une liste (non exhaustive) d’éléments qui peuvent vous aider à organiser les différentes parties de votre projet pédagogique en crèche :
Une présentation de la crèche : dans quel environnement s’intègre-t-elle ? Quels sont ses équipements ? ;
Les activités pédagogiques proposées pour répondre aux objectifs du projet éducatif ;
L’organisation d’une journée « type » avec la répartition entre les moments d’activité, les repas et les temps de repos ;
L’éveil et le développement de l’enfant : encouragement de l’autonomie, respect du rythme de l’enfant entre autres ;
Les différents espaces de la crèche et leurs fonctions (zone repas, espace change, coin motricité, etc.) ;
Les étapes de l’adaptation pour l’enfant et sa famille ;
L’accueil des enfants porteurs de handicap ou avec des troubles de santé (allergies alimentaires notamment) ;
Le fonctionnement et l’organisation de l’équipe (organigramme, personnes référentes pour certaines activités) ;
L’implication des familles : organisation d’ateliers parents-enfants, conseil des parents ;
Les modes de communication utilisés avec les familles : cahier de transmission individuel, journal interne de la crèche par exemple.
Vous avez une expérience à partager concernant l’élaboration d’un projet pédagogique en crèche ? N’hésitez pas à nous laisser un commentaire à la fin de cet article !
Suivre l’application du projet pédagogique au quotidien en crèche
Communiquer et fédérer l’équipe autour du projet pédagogique
Une bonne communication avec l’équipe est importante et indispensable pour l’application concrète du projet pédagogique dans votre crèche. Au démarrage d’une crèche, l’équipe aura certainement pris part activement à l’élaboration du projet pédagogique et s’appropriera plus facilement le contenu du document. En revanche, lorsqu’une personne intègre l’équipe plus tard, il faut prévoir un temps d’accompagnement et d’échange pour que sa pratique professionnelle corresponde aux attentes de la crèche. Enfin, les objectifs énoncés dans le projet pédagogique doivent vous permettre de faire le point sur les compétences de votre équipe et d’identifier les éventuels besoins en formation continue. Par exemple, si dans votre projet pédagogique l’accent est mis sur les langues étrangères, peut-être qu’une mise à niveau en anglais ou autre langue est nécessaire.
Impliquer les familles dans le projet pédagogique de la crèche
Au moment de l’inscription d’un enfant, vous pouvez partager le projet pédagogique à la famille et prendre le temps d’expliquer les différentes parties du document. À chaque révision du document, il est recommandé de le partager de nouveau à l’ensemble des familles en précisant les changements ou évolutions qui ont eu lieu et leur date de mise en application. De plus, pour que le projet pédagogique soit encore plus concret pour les familles, certaines crèches invitent les parents à participer à des ateliers avec les enfants (cuisine, jardinage, etc.). Parfois, des temps conviviaux (avant les vacances d’été, à l’approche de Noël…) ou des conférences avec des intervenants extérieurs sont proposés aux familles dans le prolongement de la journée d’accueil. Enfin, restez ouvert à la discussion avec les familles et encouragez-les à vous faire part de suggestions concernant le projet pédagogique de votre crèche. Au fil des années, les attentes des parents et les besoins des enfants peuvent évoluer.
Évaluer le projet pédagogique et réajuster si besoin
Chaque crèche trouvera la manière la plus adaptée d’observer et d’évaluer son projet pédagogique (mise en place d’indicateurs de suivi par exemple). Le plus important étant de s’assurer que le projet pédagogique est respecté et mis en place correctement pour répondre au projet éducatif de la structure. Profitez des réunions d’équipe, des échanges avec les parents et de la réalité quotidienne avec les enfants accueillis pour réajuster si nécessaire votre projet pédagogique. Sans nécessairement tout remettre en cause, faites preuve d’adaptabilité car votre projet pédagogique doit être vivant et évolutif.
En bref
En crèche, un projet pédagogique bien conçu et adopté par les équipes permet à la structure de fonctionner dans les meilleures conditions et aux enfants accueillis de grandir avec bienveillance et dans le respect de leur individualité. En outre, le projet pédagogique est l’élément clé pour réunir l’équipe de la structure et les familles autour de valeurs communes et partagées pour l’épanouissement des enfants. Prenez le temps nécessaire pour rédiger le projet pédagogique et n’hésitez pas à le faire évoluer. Parfois dès la première année révolue, des ajustements seront nécessaires.
Cet article a bénéficié d’une précieuse relecture. Merci à Sandra F, directrice de la crèche des P’tits Chênes ainsi qu’à son équipe pour le visuel d’illustration.
Depuis le 30 août 2021, le décret n° 2021-1131 (article 4) écarte le projet pédagogique au profit d’un projet d’établissement ou de service pour tous les EAJE. Ce projet plus large comprend :
Si les enfants ont besoin d’avoir un rythme assez semblable d’un jour à l’autre pour avoir des repères, ils ont aussi besoin de moments d’exploration en autonomie et sans injonctions comme le permet le jeu libre. Ainsi, avec le jeu libre (ou jeu non structuré), les enfants participent de manière spontanée à une activité et décident eux-mêmes comment y jouer et avec qui. L’adulte n’est plus celui qui mène l’activité sur le devant de la scène mais plutôt celui qui l’observe en coulisses. Découvrez dans cet article, la place de l’adulte dans le jeu libre avec les différents rôles qu’il peut occuper et d’une manière plus générale les bénéfices du jeu libre en crèche pour les enfants.
La place de l’adulte dans le jeu libre en crèche
En dehors des activités imaginées et conduites du début à la fin par les professionnels de la petite enfance, il est important d’offrir quotidiennement aux enfants différents moments de jeu libre. Dans ce contexte, même si les enfants sont autonomes et libres de prendre des initiatives, il convient qu’un professionnel de la structure (EJE, auxiliaire de puériculture…) soit présent à proximité. Voici les différents rôles que peut tenir l’adulte dans le cadre du jeu libre.
L’adulte s’assure de créer un environnement ludique propice au jeu libre
Pour mettre en place le jeu libre, l’adulte doit en premier lieu s’assurer que les enfants ont à leur disposition :
Un espace de jeu qui facilite l’autonomie tout en garantissant leur sécurité et celle des bébés plus jeunes. Par exemple, en crèche, l’espace jeu libre des 2-3 ans doit idéalement être éloigné des bébés de moins d’un an et être suffisamment visible pour être surveillé à distance par un adulte ;
Des jeux ou matériaux adaptés à leur âge, suffisamment diversifiés pour stimuler leur curiosité et leur imagination.
La bonne distance de l’adulte dans le jeu libre de l’enfant
Bien que les enfants jouent en toute autonomie dans le jeu non structuré, il n’en demeure pas moins que l’adulte doit veiller de manière constante sur les enfants :
En conservant une certaine distance, l’adulte adopte un rôle d’observateur des enfants sans pour autant intervenir trop précipitamment dans leurs échanges. L’adulte laisse les enfants trouver des solutions par eux-mêmes sauf si la situation dégénère et devient potentiellement dangereuse (on pense notamment aux petits explorateurs intrépides qui ont tendance à grimper partout ou à mettre à rude épreuve la solidité des jouets) ;
L’adulte doit aussi repérer les signes évocateurs propres à chaque enfant pour éventuellement intervenir (besoin de sécurité affective en cas de difficulté à gérer les émotions, besoins physiologiques…).
L’adulte encourage chaque progrès, réconforte si besoin et joue le rôle de médiateur
Dans les temps de jeu libre, le rôle de l’adulte encadrant est quelque peu semblable à celui d’un coach sportif :
L’adulte valorise les comportements positifs des enfants (attitude bienveillante par exemple) et souligne les réussites (par exemple lorsqu’un enfant réussit tout seul une construction avec des blocs) ;
Il réconforte les enfants en cas d’échec dans un jeu ou une activité de motricité. Néanmoins, son rôle est de toujours valoriser le droit à l’erreur. Plus l’enfant aborde l’échec de manière positive et plus il est accompagné dans cette démarche par un adulte référent, plus il renforce sa confiance en lui et en ses capacités. Il intègre alors qu’il est en mesure de réaliser de grandes choses en autonomie et il grandit de manière sereine ;
L’adulte tient la place de médiateur en cas de situation de conflit. Par exemple, cela peut arriver lorsqu’un enfant éprouve de la difficulté à coopérer avec d’autres ou à partager ses jouets.
Soutenir et enrichir le jeu sans imposer sa place d’adulte
Au fur et à mesure que les enfants grandissent et en fonction de ses observations, l’adulte endosse un autre rôle pour faire progresser le jeu libre :
Il peut complexifier les activités dans l’espace jeu libre en proposant des jeux avec un niveau supérieur permettant aux enfants d’acquérir de nouvelles compétences motrices. Par exemple, dans un coin dînette, les légumes en tissu peuvent être remplacés par des légumes à couper.
Il s’efforce d’encourager les enfants à communiquer entre eux, à s’entraider en cas de difficulté et à développer un comportement prosocial.
L’adulte peut avoir un rôle de figurant dans le jeu libre
Il n’est pas rare que les enfants invitent l’adulte encadrant à prendre part dans leur scénario de jeu non structuré. C’est bien souvent le cas dans les temps de jeux d’imitation avec de la dînette :
L’adulte prend place aux côtés des enfants et il les remercie pour l’invitation à jouer avec eux. Pour montrer l’exemple, il adopte une attitude respectueuse à la fois dans la manière d’utiliser les jouets mais aussi dans ses interactions avec groupe. Cette posture de l’adulte est très importante puisque les enfants, dès leur plus jeune âge, apprennent par mimétisme des adultes qui les entourent.
L’adulte se laisse guider par les enfants dans le scénario de jeu et ne cherche pas à imposer sa vérité. Après tout, si les enfants ont envie de vous servir une tasse de café avec une fourchette, laissons-leur cette innocence ! En grandissant, ils seront en mesure de corriger par eux-mêmes cette tendre approximation…
C’est quoi le jeu libre ?
Les caractéristiques du jeu libre
Le jeu libre est une activité qui peut être proposée à la crèche (comme à la maison) et où les enfants sont libres de :
Choisir (seul ou à plusieurs) à quoi ils veulent jouer sans consigne particulière d’un adulte ni étape à respecter ;
Créer leurs propres règles du jeu ;
Détourner de leur usage initial des jouets ou objets du quotidien ;
Jouer selon leur rythme sans objectif de temps ou de résultats ;
S’éveiller au contact des autres en développant des aptitudes sociales, en apprenant à s’exprimer et à communiquer et enfin en gérant leurs émotions à travers le jeu.
Les bénéfices du jeu libre sur le développement du jeune enfant
Le jeu libre encourage l’enfant à explorer par lui-même sans règles pré-établies avec à la clé de nombreux bénéfices sur :
Son développement cognitif : le jeu libre est une expérience immersive qui lui permet de mieux comprendre et appréhender le monde qui l’entoure ;
Ses interactions sociales : en jouant en groupe sans adulte pour mener la danse, l’enfant teste par lui-même sa capacité à coopérer, à dialoguer et à résoudre des conflits ;
Son éveil moteur : le jeu libre peut prendre de nombreuses dimensions permettant à l’enfant de progresser en motricité globale tout comme en motricité fine ;
Ses acquisitions linguistiques : le jeu libre encourage la créativité et stimule l’imagination. En inventant des histoires et en dialoguant avec d’autres petits, l’enfant acquiert du vocabulaire et développe ses compétences langagières.
Ainsi, on peut dire que le jeu libre est bénéfique pour le développement moteur et affectif du jeune enfant.
Un exemple de jeu libre
En crèche, entre l’âge de 2 et 3 ans, les enfants commencent à être dans la phase d’imitation et aiment reproduire leur quotidien. Avec le jeu libre, les enfants peuvent, par exemple, prendre l’initiative de reproduire une scène de cuisine avec des jeux d’imitation comme la dînette. Ainsi, un groupe d’enfants peut se retrouver avec d’un côté ceux qui cuisinent et de l’autre ceux qui font sembler de goûter. Ici, l’adulte encadrant observe la scène et peut y prendre part uniquement s’il est invité par les enfants. Contrairement à une activité dirigée, l’adulte n’a, dans ce cas, donné aucune consigne aux enfants. Il est spectateur de la scène de jeu. Plus tard, notamment avec l’entrée en maternelle, les enfants seront plus enclins à laisser leur imaginaire exploser et à construire des scénarios dignes des meilleures contes jeunesse : le bac à sable devient une forteresse à défendre, les petites voitures explorent des contrées lointaines, une table recouverte d’un simple drap s’avère être une cabane imaginaire dans les arbres, etc. Le jeu libre prend alors encore plus de sens pour le bonheur des enfants !
En bref
En crèche, lors des temps de jeu libre, le professionnel de la petite enfance a tout de même son rôle à jouer ! Ainsi, l’adulte doit adopter une posture en retrait à mi-chemin entre les rôles de facilitateur, d’observateur et de figure de soutien. C’est un juste équilibre à trouver entre l’omniprésence et l’effacement total de l’adulte pour permettre aux enfants de profiter pleinement des bénéfices du jeu libre.
À l’âge de 6 mois, votre Bébé développe sa capacité d’attention et s’éveille sur des temps de plus en plus longs en journée. Les premières vraies interactions font également leur apparition. Régulièrement, prenez quelques minutes avec votre Bébé pour découvrir un livre. Ce sera un moment agréable particulièrement bénéfique pour son développement cognitif, linguistique et émotionnel. Parce qu’à cet âge là, l’éveil prime sur la compréhension d’une histoire complète, voici une sélection de livres pour un bébé de 6 mois.
Les critères pour bien choisir un livre pour bébé de 6 mois
Afin de vous aider dans le choix des livres à proposer à votre Bébé de 6 mois, voici quelques critères à retenir :
privilégiez un livre petit format et léger que bébé pourra facilement manipuler sans se fatiguer ;
les livres plastifiés, en tissus ou avec des pages cartonnées épaisses sont adaptés car très résistants ;
certains livres offrent une dimension sensorielle idéale pour l’éveil moteur de Bébé. C’est le cas notamment des livres à rabats qui permettent d’exercer la motricité fine. Tout comme des livres avec des matières à toucher, à gratter voire à mordiller (éléments tactiles en velours, en feutre ou en caoutchouc par exemple) ;
choisissez des livres avec des images simples et contrastées que votre bébé pourra facilement distinguer. De même, optez pour des histoires courtes car à 6 mois la capacité d’attention de Bébé est limitée ;
évitez les livres avec des petits éléments qui peuvent s’enlever facilement (surtout à la période où bébé est tenté de tout mettre dans sa bouche) et respectez les recommandations d’âge des éditeurs.
Des livres « tout-terrain » pour bébé de 6 mois
Livres plastifiés pour le bain
LIVRE PLASTIFIÉ MAGIQUE Les tortues
Léger, ce livre de bain est idéal pour les petites mains d’un bébé. À utiliser dans le bain ou en dehors surtout si Bébé aime porter les objets à sa bouche. Enfin, les coins arrondis sont sûrs (aucun risque pour bébé de se blesser).
Le détail en + : plongez-le dans l’eau (à 32°C) et vous aurez l’agréable surprise de découvrir des visuels cachés !
Comment l’entretenir ? Nettoyage à l’eau claire et veillez à ce que les pages soient bien sèches avant de le refermer pour garantir sa longévité.
Un livre petit format et tout doux qui suivra Bébé partout ! Au fil des pages, Bébé découvre des animaux et des décors différents. Il pourra même éveiller ses sens grâce aux tissus variés (papier froissé par exemple) et partie à soulever.
Le détail en + : ce livre tissu est très complet puisqu’il dispose également d’un anneau de dentition, pratique pour soulager les gencives de bébé pendant les poussées dentaires.
Comment l’entretenir ? Nettoyage à la main afin de préserver les différents tissus.
Des livres pour éveiller les 5 sens d’un bébé de 6 mois
Livres contrastés en Noir et Blanc pour bébé de 6 mois
LIVRE ACCORDÉON À CONTRASTES
Un ensemble de 2 livres accordéon et cartes contrastées pour éveiller et stimuler Bébé. Posez-les sur le tapis d’éveil de part et d’autre de la tête de Bébé pour l’encourager à faire la rotation gauche-droite. Vous pouvez également mettre bébé sur le ventre pour qu’il observe les images contrastées avec un autre angle de vue. Cette position lui permet également de muscler son cou et son port de tête.
Le détail en + : ce kit très complet propose différents niveaux de contrastes pour accompagner le développement de l’acuité visuelle de bébé de la naissance jusqu’à 6 mois et plus.
Une histoire tendre où des duos d’animaux sont tour à tour amenés à partager quelque chose. Au fil des pages, Bébé pourra manipuler les parties prédécoupées.
Le détail en + : les pages en carton épais et lustré pour résister à toutes les sollicitations de Bébé.
Il suffit de frotter son doigt sur chaque page pour découvrir une nouvelle odeur et deviner quel fruit se cache sous le rabat. Au début Bébé se contentera d’effleurer les pages avec ses doigts. Puis au fil des mois (voire des années) il appréciera toutes les possibilités de ce livre.
Le détail en + : un livre très complet (apprentissage des couleurs, imagier…) qui accompagnera Bébé pendant longtemps.
(Re)découvrez 19 comptines emblématiques pour enfants : Petit escargot, Une souris verte, Coccinelle demoiselle…
Le détail en + : chaque comptine est accompagnée de photos pour expliquer les gestes à mimer. Bébé développera son sens de l’observation en vous regardant mimer les gestes. Plus tard, il pourra les reproduire ce qui lui permettra d’exercer sa motricité tout en s’amusant.
Le développement du langage à travers les livres pour bébé de 6 mois
Livres marionnettes
LIVRE-MARIONNETTE Émile le crocodile
Une histoire tendre et très courte qui captivera Bébé. Glissez votre doigt dans la marionnette et donnez vie à « Emile, le crocodile ». Sur notre site, retrouvez d’autres personnages tout aussi attachants en découvrant la collection complète.
Le détail en + : la marionnette en tissu fait partie intégrante du livre, aucun risque de l’égarer ou que Bébé la mette entièrement dans sa bouche.
Ce lot de 2 livres propose les principaux signes à apprendre à Bébé sur les thèmes de la famille et des repas. Chaque mot est traité sur une double page avec d’un côté sa version illustrée (comme sur un imagier) et de l’autre le geste expliqué clairement pour le signer.
Le détail en + : le langage s’acquiert sur une période de plusieurs mois (voire années). Les signes sont un bon moyen de permettre aux tout-petits de s’exprimer tôt. C’est une première étape dans la compréhension et l’acquisition de vocabulaire.
La collection « Les Belles Histoires des bébés » propose une série de livres pour amuser et faire rêver les plus petits dès 6 mois. « Bonjour Croco ! » aborde de manière ludique le thème de la politesse.
Le détail en + : avec des images simples, des couleurs vives et des textes courts, ce livre captera l’attention de Bébé.
Vous l’aurez compris, dès l’âge de 6 mois, Bébé peut être en contact avec des livres et ce à différents moments de la journée : sur un tapis d’éveil, dans le bain, au moment du coucher… Pour des raisons de sécurité, nous vous recommandons de vérifier régulièrement l’état des livres afin de prévenir tout risque pour Bébé (page abîmée ou qui se désolidarise par exemple). Et surtout, profitez de ce moment privilégié avec votre Bébé !
La position assise s’acquiert de façon autonome généralement autour des 9 mois de Bébé. Bien évidemment chaque bébé franchit les étapes de développement psychomoteur à son rythme, alors ne vous lancez pas dans des comparaisons hasardeuses si vous avez d’autres enfants du même âge dans votre entourage. En tant que parents, vous pouvez être tentés de mettre vous-même votre bébé en position assise. Si cette initiative résulte d’un bon sentiment au départ, on vous explique dans cet article pourquoi il ne faut pas asseoir trop tôt votre bébé au risque d’avoir l’effet inverse et de le ralentir dans son évolution. Vous découvrirez également des conseils de motricité pour permettre à bébé d’acquérir la position assise en toute autonomie et dans le respect de son développement moteur.
Rappel des grandes étapes de développement de Bébé
Durant ses premiers mois de vie, Bébé va prendre conscience de son corps en découvrant les limites de son schéma corporel à travers les actions suivantes :
réflexe d’agripper avec ses mains ;
porter un objet à la bouche ;
tourner sa tête des deux côtés ;
etc.
Concomitamment, Bébé va éveiller sa curiosité en cherchant à explorer son environnement :
tenir sa tête en position ventrale et assurer la rotation gauche-droite/droite-gauche sans difficulté ni préférence pour un côté plus qu’un autre ;
attraper ses pieds en position sur le dos et chercher à se balancer d’un côté à l’autre ;
passer du dos au ventre et inversement, vous connaissez très certainement le fameux roulé-boulé ! ;
sur le ventre, Bébé tentera d’abord de reculer en cherchant les limites avec ses pieds puis activer le mode « commando » en rampant véritablement et en coordonnant les bras et les jambes pour avancer ;
enfin réussir à se mettre en appui simultanément sur les mains et les genoux, le fameux quatre pattes !
Regardez cette vidéo très explicite de La Maison des Maternelles pour comprendre comment développer la motricité de bébé.
Ces différentes étapes de développement sont importantes car elles permettent à votre bébé de maîtriser totalement son port de tête, de muscler son dos (capacité à stabiliser son tronc) et d’enrouler de son bassin. Elles sont le point de départ vers la position assise puis debout et plus tard la marche. Ce sont des fondations solides qui permettront à votre bébé de pouvoir acquérir la position assise en toute autonomie et dans le respect de son rythme bien à lui. Pour y parvenir, bébé doit être le plus possible en motricité libre mais toujours sous votre surveillance et vos encouragements bien entendu !
L’acquisition de la position assise chez bébé : le point de vue d’Emmi Pickler
Emmi Pickler, pédiatre hongroise du 20ème siècle, a écrit plusieurs ouvrages et articles scientifiques sur la compréhension du développement des jeunes enfants. Ses travaux influencent aujourd’hui encore les professionnels de la petite enfance et les parents qui souhaitent favoriser un développement respectueux de l’enfant.
La philosophie de la pédiatre Emmi Pickler
Son approche repose sur :
la liberté de mouvement : pour bien grandir et comprendre le fonctionnement de leur corps, les bébés doivent être libre de bouger et d’explorer leur environnement à leur rythme ;
l’observation attentive et la quasi absence d’intervention de l’adulte : regardez votre bébé expérimenter et venez-lui en renfort uniquement s’il se met en danger ;
la confiance avant tout : en laissant votre bébé libre de ses mouvements vous l’encouragez à avoir confiance en lui et en ses capacités ;
un espace de jeu approprié : bébé doit pouvoir évoluer librement dans un environnement sécurisé (jouets adaptés à son âge, pas d’accessoires qui le contraignent dans une position statique).
Emmi Pickler et la position assise de Bébé
Selon elle, les enfants doivent atteindre la position assise par eux-mêmes et sans intervention d’un adulte, il s’agit d’un processus naturel qu’il ne faut pas brusquer. Pickler insiste sur le fait que les enfants doivent passer par plusieurs étapes de développement pour arriver à la position assise (contrôle de la tête, se retourner, ramper, se mettre à quatre pattes notamment). Ces étapes renforcent la musculature des enfants et participent à la coordination des mouvements.
Les conséquences d’une position assise imposée précocement à Bébé
Bébé est installé en position assise sur son tapis de jeu et il est entouré de coussins pour prévenir d’une éventuelle chute ? Alors OUI il tient assis mais il ne sait pas se mettre assis en autonomie ni quitter cette position en toute sécurité et c’est bien là la nuance à comprendre.
Cette situation demeure fréquente et loin de nous l’idée de blâmer les parents qui pensaient bien faire initialement Cette pratique résulte d’une fausse croyance qui perdure faute de sensibilisation. Ainsi, voici les conséquences possibles d’une position assise imposée à bébé avant qu’il ne la maîtrise lui-même.
Problèmes d’ordre physique
Bébé peut ressentir des douleurs dorsales car sa tête est encore lourde à porter et son dos pas suffisamment musclé. Si Bébé ne se met pas assis tout seul c’est qu’il n’est pas prêt physiquement (faiblesse musculaire, maintient en équilibre encore un peu juste par exemple). Une mauvaise posture peut alors apparaître lorsque le bébé grandit.
Risque de freiner les autres étapes de son développement
Bébé se crispe et reste immobile tant bien que mal. Il se concentre sur son maintien en position assise plutôt que sur son environnement et les nouvelles possibilités de jeu et d’intéractions qui s’offrent à lui dans cette position. Parfois les bébés qui ont été assis prématurément se déplacent longtemps sur leurs fesses sans chercher à se mettre debout.
Stress, pleurs et frustration
Bien souvent, Bébé finit par lâcher prise et se laisse tomber sur le côté ou en arrière en pleurant (alors qu’il devrait utiliser ses mains comme appui pour se rattraper à l’avant). De même, puisqu’il n’a pas intégré de lui-même toutes les étapes pour parvenir à la position assise en autonomie (ramper et position quatre pattes), il est plus enclin à exprimer de la frustration et de l’incompréhension car il n’arrive pas à saisir comme il veut les jouets autour de lui. Bébé lève les bras au ciel, réclame très souvent de l’aide et manque de confiance en lui !
Mon bébé ne tient pas assis, quand dois-je m’inquiéter ?
Chaque bébé est unique
Aujourd’hui, les injonctions à la perfection mettent une pression folle sur les parents et leurs bébés. Pourtant, chaque bébé dispose de son propre rythme et franchit les étapes quand il se sent prêt. Tous les bébés ne marchent pas au même âge ou ont leurs dents en même temps, fort heureusement ! Laissons-les faire leur chemin et faisons-leur confiance dans leur manière de progresser. Toutefois, la position assise s’acquiert en général sur la tranche 6-9 mois. Ce repère d’âge est donné à titre indicatif et peut vous permettre d’arbitrer vos inquiétudes concernant un éventuel retard de développement.
Les signes qui peuvent vous interpeller
En cas de de questionnement sur l’acquisition de la position assise de votre Bébé, nous vous invitons à vous rapprocher du médecin chargé de son suivi médical. Voici quelques signes qui peuvent vous inciter à consulter un professionnel de santé (médecin généraliste, pédiatre, PMI) :
Bébé grandit mais ne semble pas s’intéresser à la position assise ;
Lorsque Bébé est dans vos bras, il ne cherche pas à s’enrouler et à se redresser (il est en hyperextension plutôt qu’avec une position du dos en C où son regard est dirigé vers ses pieds) ;
Bébé a des difficultés pour passer du dos au ventre, pour attraper ses pieds ou pour utiliser ses mains (processus de latéralisation) ;
Dans certains cas, votre médecin peut vous diriger vers un kinésithérapeute pour effectuer un bilan de votre enfant et convenir d’une éventuelle prise en charge qui combine manipulations et exercices de réadaptation.
Encourager bébé à acquérir la position assise
Comment bébé passe de la position allongée à la position assise ?
Allongé au sol sur son tapis de motricité, Bébé a plusieurs possibilités pour arriver à la posture assise :
Sur le dos, il cherche une position latérale pour prendre appui sur sa hanche et son avant-bras. Il arrive alors dans une position que les professionnels de santé nomment « assis-plage » (ou position de la sirène) avec ses jambes pliées du même côté. Enfin, il peut déplier ses jambes et être assis de face. Pour sortir de la position assise, Bébé refera les étapes dans l’autre sens en repassant par la position « assis-plage ».
Sur le ventre, il replie ses genoux sous son abdomen (principe d’enroulement du bassin), il prend appui sur ses deux mains et pousse sur ses bras pour finalement passer ses jambes sur le côté et arriver en position assise.
Ces différentes étapes vers la position assise sont résumées et très bien illustrées dans la vidéo suivante par l’application Go-Élan :
Comment bébé acquiert la position assise en toute autonomie ?
Mon bébé n’arrive pas à sortir de la position assise tout seul, comment l’aider ?
Dans le cas où Bébé aurait été positionné trop tôt en position assise, il se peut qu’il n’arrive pas à en sortir seul et qu’il finisse par se laisser tomber (au risque de se faire mal). Bébé ne sait donc pas se mettre assis tout seul mais vous pouvez l’aider à faire le cheminement inverse en apprenant à sortir de cette posture en toute sécurité. Voici différentes vidéos avec des exercices simples à reproduire à la maison :
Pensez toujours à réaliser les exercices à gauche et à droite pour ne pas créer une préférence particulière pour Bébé, il doit être à l’aise des deux côtés !
Chaises hautes, transats : précautions d’usage pour ne pas entraver l’acquisition naturelle de la position assise
Limitez au maximum le temps passé dans les transats, coussins réducteurs et chaises hautes. Ces articles de puériculture doivent être réservés à des temps brefs comme les repas par exemple. Lorsque Bébé est en cours d’acquisition de la position assise, privilégiez les modèles de chaises hautes où vous pouvez gérer le niveau d’inclinaison du siège (modèle évolutif). Quand Bébé aura bien acquis cette position assise, vous pourrez lui proposer une chaise haute adaptée à sa taille, à sa morphologie et respectueuse de son développement (repose-pieds, harnais correctement ajusté…).
En bref
À la lecture de cet article, nous espérons vous avoir donné les clés pour bien comprendre les enjeux de l’acquisition de la position assise chez un bébé. Souvenez-vous qu’il vaut mieux encourager Bébé à progresser à travers le jeu et les expériences sensori-motrices plutôt que de le contraindre dans une position qu’il ne maîtrise pas de manière autonome. Une fois la position assise bien maîtrisée, Bébé sera dans les bonnes dispositions pour franchir les étapes suivantes de son développement comme les premières interactions sociales et la coordination œil-main. Restez observateur de ses progrès, encouragez-le à explorer par lui-même et vous verrez qu’il n’a pas fini de vous épater !