Article rédigé en partenariat avec Marjorie Schneider, orthophoniste libérale.
Je m’appelle Marjorie Schneider, j’ai 38 ans et je suis la maman de 4 enfants. J’exerce en tant qu’orthophoniste libérale depuis près de 15 ans.
Le métier d’orthophoniste c’est quoi ?
Au sein de mon cabinet, je reçois des patients de tous âges : du bébé ayant des troubles de la succion aux personnes âgées atteintes de troubles cognitifs ou maladies neuro-dégénératives.
Depuis le début de ma pratique, je n’ai cessé de me former mais ces dernières années, certains domaines ont présenté un attrait particulier à mes yeux. Comme la prise en charge des pathologies du raisonnement logique et du langage, la prise en soin des troubles du langage et des apprentissages selon l’approche de Maria Montessori adaptée à l’orthophonie ; et plus récemment, les troubles alimentaires pédiatriques et le soutien à l’allaitement.
Il faut dire que le champ de compétences des orthophonistes est vaste. Il s’agit de prévenir, évaluer et traiter les difficultés ou troubles :
Du langage oral et écrit et de la communication ;
Des fonctions oro-myo-faciales ;
Des autres activités cognitives dont celles liées à la phonation, à la parole, au langage oral et écrit, à la cognition mathématique. (source FNO).
Chaque prise en charge débute toujours par un bilan d’investigation. Réalisé sur prescription médicale uniquement, celui-ci nous permettra, grâce à l’analyse des antécédents et des épreuves le plus souvent standardisées, d’établir nos axes thérapeutiques, et d’obtenir les éléments nécessaires pour poser un diagnostic.
Lors d’une journée au cabinet, je peux commencer par une séance de langage oral avec un enfant présentant un retard global de développement, puis avec des enfants plus grands présentant des troubles DYS, que l’on nomme maintenant trouble spécifique du langage oral ou du langage écrit. Je reçois également chaque jour des adultes pour maintenir les fonctions de communication et de l’oralité dans les pathologies dégénératives et neuro-dégénératives (de type maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer). Et je termine en général mes journées par des adultes pour une prise en charge de la phonation.
Il se trouve qu’au fil du temps, je reçois de plus en plus d’enfants pour une prise en charge des troubles de l’oralité alimentaire.
Troubles de l’oralité alimentaire : de quoi s’agit-il ?
C’est une définition très large qui englobe l’ensemble des difficultés de l’alimentation par voie orale. Cela concerne des enfants qui mangent très (trop) peu, avec un panel d’aliments très restreints, sans plaisir.
Les origines peuvent être diverses : organiques, motrices, parfois psychologiques, mais parmi eux, on retrouve surtout une très forte proportion de patients présentant des troubles de l’intégration neurosensorielle et plus particulièrement un trouble de la modulation sensorielle. Il se manifeste soit par une hyper-réactivité sensorielle (syndrôme de dysoralité d’origine sensorielle), soit par une hypo-réactivité sensorielle, soit par des comportements de recherche sensorielle. Dans le cas du syndrome de dysoralité d’origine sensorielle, relativement fréquent, il est nécessaire de mettre en place une désensibilisation par le biais d’activités sensorielles, en mobilisant principalement le toucher, l’odorat, la vue et bien sûr le goût (les autres sens comme le système vestibulaire ou la proprioception seront plutôt travaillés au cabinet de psychomotricité ou de kinésithérapie).
Troubles de l’oralité alimentaire : une thérapie par la manipulation
C’est ainsi qu’un des axes thérapeutiques de la prise en soin consistera à proposer la manipulation de différentes textures alimentaires et non alimentaires.
On proposera progressivement des matières sèches (les objets ou jouets en bois, en silicone, en plastique ou gâteaux, fruits secs, sucettes, chocolat…), des matières douces (le coton, les plumes, semoule, pâtes crues, sucre, farine, chocolat en poudre), des matières mouillées et collantes (la pâte à modeler, la peinture, la pâte à patouille, le slime, le yaourt, compote, fruits épluchés, pâtes cuites, fruits et légumes crus, miel).
J’ai récemment pu tester et découvrir le KIT UNIVERS SENSORIEL Nature Éléments qui se compose d’une table lumineuse et de 7 matières sensorielles différentes (des plumes, du raphia naturel, des feuilles nervurées, des bouchons en liège, 4 pots de pâte à modeler sensorielle végétale et des pompons laineux). Avec le séparateur en bois, cette table devient un terrain d’expérimentation, de manipulation et de découvertes !
Pour toutes ces expérimentations, la table du KIT UNIVERS SENSORIEL Nature Éléments est idéale tant par ses dimensions, que par sa matière facile d’entretien (elle se nettoie à l’éponge). Le fait que le plateau de la table soit un peu profond évite que les différents éléments ou matières utilisés ne tombent par terre. C’est un critère important en pratique, car en cabinet nous n’avons pas le temps de faire le ménage entre chaque patient).
Les différents éléments du kit Nature (il en existe d’autres sur le site, comme la ferme, construction ou encore découverte alimentaire que j’envisage d’acquérir pour la rééducation en oralité alimentaire) constitue une très bonne base pour débuter. On y retrouve différents types de textures : sèches avec les morceaux de bois et de liège, douces avec les plumes et les pompons, collantes avec les pâtes à modeler (qui sont en plus très intéressantes sur le plan sensoriel car aux couleurs neutres mais avec de sensibles variations d’odeur et sensation selon les éléments naturels qui y sont ajoutés), etc… La collection de ciseaux à boule permet de constituer un intermédiaire et de les utiliser pour attraper certaines textures que l’enfant n’est pas encore en capacité de supporter avec ses mains. Les séparateurs en bois permettent de présenter plusieurs éléments en même temps à l’enfant, sans les mélanger.
Dans ce type de prise en charge, l’utilisation de la fonction lumineuse de la table viendra amener un aspect plus ludique aux séances. Mais on pourra optimiser cet atout pour d’autres objectifs.
Bien sûr, on pourra utiliser ce KIT UNIVERS SENSORIEL Nature Éléments dans d’autres type de prise en soins, comme notamment :
La rééducation logico-mathématique, comme support pour des activités de manipulation et de construction de la pensée (tri, inclusion…) ;
La rééducation du langage oral ;
La rééducation du langage écrit en l’abordant de façon multisensorielle : par exemple, écrire dans le sable ou dans du gel coloré avec le doigt ou un stylet…
Article rédigé en partenariat avec Rokiyah Hosen, psychomotricienne, spécialisée dans l’Hygiène Naturelle Infantile (HNI).
L’hygiène naturelle infantile (HNI) consiste à répondre au besoin d’élimination de son enfant. En l’invitant à uriner et excréter en dehors de la couche. De préférence dans un pot ou des toilettes, voire le lavabo (jusqu’à ses 6 mois maximum).
Il faut savoir que l’accompagnement est progressif. La continence étant considérée comme un processus vers sa pleine autonomie, avec ses variations et progressions sur une longue période, et non comme un état. D’ailleurs, il peut être difficile de dater la « fin ». Les parents réalisent après une certaine période que leur enfant gère très bien le passage aux toilettes.
Aujourd’hui, l’HNI semble être une nouvelle approche or elle ne l’est pas du tout. Appliquée depuis longtemps et encore ailleurs dans le monde comme en Asie (Chine, Inde,…), en Afrique et aussi en Amérique Latine. Les couches sont remplacées par des langes. Il est communément préférable de proposer à son bébé d’éliminer en dehors, afin de conserver ces tissus et rester au sec. C’est intéressant de noter que dans plusieurs cultures, bien que sa pratique varie selon les endroits dans le monde, elle n’a pas de nom. Elle se vit tout simplement.
Chaque famille peut mettre en place l’HNI comme bon lui semble. La pratique va aussi évoluer en même temps que le développement psychomoteur de l’enfant.
Tout comme en consultation avec les parents, je prends le parti de décomplexer le sujet en employant les mots « pipi » et « caca » plutôt que « urines » et « selles ».
L’Hygiène Naturelle Infantile, ce qu’il faut savoir en préambule
À la naissance, le bébé́ découvre de nouvelles sensations corporelles internes (intéroception) désagréable. Comme la faim, le sommeil, l’inconfort pour éliminer son pipi ou son caca. Il va s’exprimer et constater si son parent répond ou non. Les réactions du bébé sont conditionnées par l’interprétation de ces derniers. Face à l’expression de ses signaux, il les modifiera et affinera à chaque fois qu’il éprouvera le besoin. Sans réponse, il va réitérer l’expérience plus fort ou arrêter de communiquer. Contrairement aux autres besoins, le bébé va ressentir une sensation désagréable brève. Il va éliminer son pipi et son caca par réflexe physiologique. Même dans une position inconfortable (allongé). C’est en invitant son bébé à uriner ou excréter dans une position confortable (porté contre soi, genou relevé plus haut que le bassin) permettant le relâchement musculaire des sphincters, qu’il va souhaiter réitérer l’expérience.
Dès lors qu’il y a des propositions d’élimination, peu importe l’âge, des connexions neuronales se mettront en place. Elles se renforcent avec l’expérience vécue et répétée. De même, l’absence de proposition durant des mois voire années est aussi un renforcement de l’expérience d’élimination dans la couche qui peut être perturbé lorsqu’il sera le « moment » de présenter le pot.
L’hygiène naturelle infantile est un accompagnement progressif qui se base sur la communication et les moments propices pour uriner et excréter.
Quels accessoires pour accompagner l’HNI ?
Concrètement, à part des toilettes, aucun accessoire est indispensable. Certains matériels de puériculture sont aidant selon l’âge et le niveau d’autonomie de l’enfant :
Un petit pot. Dès la naissance, le parent peut le porter au-dessus du pot, puis dès qu’il sait s’asseoir, il peut l’inviter à se mettre à cheval ou assis de manière classique.
Un réducteur de toilette accompagné d’un marche pied ou de de marche afin qu’il puisse monter seul quand il sera plus grand et poser ses pieds pour un meilleur appui.
Une autre petite astuce pour rassurer l’enfant consiste à l’asseoir face à l’abattant des toilettes pour qu’il puisse s’agripper et ne pas se retrouver face au vide et la hauteur, tout en étant penché vers l’avant ce qui facilite l’ouverture de l’angle ano-rectal. De ce fait, il n’est pas recommandé d’utiliser des pots avec un dossier haut qui invitera l’enfant à se pencher vers l’arrière.
Pour plus d’autonomie, l’enfant peut apprendre à s’essuyer à l’aide de lingettes lavables qu’on peut humidifier et lui demander de ranger dans un sac ou panier à côté du pot ou toilette.
Il est tout à fait possible que le bébé porte des couches jetables même si la famille pratique l’HNI, mais les couches lavables ont l’avantage de permettre à l’enfant de valider son expérience psycho corporelle : il a ressenti une tension localisée, il a relâché ses sphincters et a enclenché une miction, il ressent l’insert (le tissu) s’humidifier. Les culottes d’apprentissage avec une partie plus absorbante sont intéressantes, autrement, on peut placer les insert ou les booster dans les culottes ou pantalon.
Un sac imperméable qui initialement sert pour stocker les couches lavables, peut s’avérer utile lorsque l’enfant porte des culottes à l’extérieur de la maison ou pour aller à l’école au cas où.
Quels sont les avantages de l’allaitement pour l’HNI ?
L’HNI est assimilée aux pratiques dites de maternage proximal. Cela se caractérise par la disponibilité́ des parents à répondre rapidement et avec sensibilité́ aux besoins du bébé de par sa proximité physique. L’allaitement est un allié, tout comme le peau à peau, le cododo ou le portage. L’avantage d’un allaitement exclusif sont les selles hydrosolubles du nourrisson jusqu’au moment de la diversification alimentaire. En effet, tant qu’il est allaité, ses selles se désagrègent et ne bouchent pas les canalisations. Ainsi le parent peut proposer à son bébé d’éliminer au lavabo ou évier (d’où le nombre de vidéo qu’on peut retrouver sur YouTube en tapant élimination communication ou EC, équivalent anglophone d’HNI).
L’allaitement n’est pas indispensable. Dès lors que le bébé est dans les bras au moment du nourrissage au sein ou au biberon. Le parent peut ouvrir la couche et l’inviter à éliminer ses urines et ses selles.
Vos recommandations pour l’Hygiène Naturelle Infantile, selon-vous quand s’inquiéter ?
Pour démarrer sereinement l’HNI, il est essentiel de s’autoriser des temps d’observation sans couche. Cette dernière empêche de constater à l’œil nu si l’enfant a effectivement uriné ou excrété.
Les étapes sont :
L’observation des signaux et des moments clés de son enfant ;
L’interprétation de ses expressions ;
La verbalisation au moment où il élimine+;
Et enfin se lancer dans les propositions.
Plusieurs outils peuvent aider comme :
Lister et reconnaître les signaux de son enfant, même s’ils évoluent avec l’âge jusqu’à ce qu’il puisse dire les mots « pipi » ou « caca » ;
Avoir une connaissance du besoin d’élimination et des timing propices ;
Écouter et suivre son intuition (parfois le parent sait et pressent que son enfant a besoin) ;
Suggérer : certains parents attendent que les demandes viennent de l’enfant (qu’il soit prêt) alors qu’il ne peut pas encore en émettre s’il n’a pas eu l’occasion de vivre l’élimination volontaire par un relâchement proposé dans un lieu pourvu (pot ou toilette).
Les inquiétudes principales des parents sont les refus ou les grèves du pot. C’est la majorité des motifs de consultation dédiée à l’accompagnement du besoin d’élimination. Les refus ou grèves peuvent être partiels et dans ce cas ne concerner que les urines ou les selles. L’important est de ne pas laisser s’installer la situation en pensant que c’est un besoin naturel et que cela va s’arranger tout seul avec le temps. Lors des consultations (visio) où je reçois les parents pour une séance d’accompagnement, les familles repartent avec des outils pédagogiques et ludiques.
Vos conseils pour une pratique au quotidien avec un bébé
Ma règle d’or c’est de ne pas se surcharger, le quotidien avec un bébé est assez bouleversant. Pour faciliter la régularité, c’est d’associer à des moments clés du quotidien.
Enlever la couche uniquement pour proposer le lavabo ou le pot. À quel moment ? :
À chacun de ses réveils ;
Après chaque biberon ou tétée, vous pouvez l’installer sur le pot ou l’avoir à disposition à côté car il risque d’éliminer dès qu’il a fini ;
Au moment du change ou du bain, que la couche soit souillée ou sèche, comme il est déjà déshabillé, vous pouvez lui proposer ;
Après chaque retour de sortie (en rentrant à la maison, en enlevant son bébé de sa poussette ou de son moyen de portage).
Exemple de l’HNI pendant l’allaitement avec le pot
Exemple de l’HNI sur le pot
Il est inutile de réveiller son bébé pour lui proposer le pot. Sauf s’il manifeste une gêne et une difficulté à se rendormir. Il est peut-être inconfortable allongé et a besoin d’être porté en position physiologique. S’il exprime son besoin en dehors de ces moments-là, vous pouvez bien sûr lui proposer. L’important est d’être régulier sans se surcharger, grâce à l’association de moments. Cela deviendra un automatisme que vous garderez même quand il grandira. En effet, votre enfant aura intégré une routine. Il passera aux toilettes dès qu’il se réveille, après chaque repas, en rentrant à la maison.
L’injonction d’être un bon parent peut être écrasante et peut déclencher un épuisement physique et mental et dans certains cas provoquer un burn-out parental. Pourquoi cette pression, comment mettre fin à ce sentiment de ne jamais en faire assez ? Et où trouver de l’aide ? Nous allons essayer de répondre à ces questions.
Burn-out parental : le mythe du bon parent
Être un bon parent, n’est pas être un parent parfait et d’ailleurs c’est quoi un parent parfait ? Ce n’est pas possible et ce n’est pas ce que votre enfant voudra. Être un bon parent pourrait se résumer à répondre à ses besoins physiques, émotionnels et de sécurité.
Une pression parentale omniprésente
Tous les jours, nous sommes confrontés à des visions idéalistes et surtout faussées de la parentalité : à la télé, sur les affiches publicitaires, les séries, les Réseaux Sociaux,… Même si la plupart du temps ce n’est pas fait dans un but malveillant, les modèles que nous voyons sont devenus des standards à atteindre et qui sont dans la majorité du temps inatteignables pour la plupart des parents. Sans oublier que nous ne voyons pas tout. Les Réseaux Sociaux, les affiches publicitaires,… nous montrent très souvent le côté positif. Ce type de pression peut avoir un effet stressant et remettre en doute nos compétences parentales.
Il est normal de se comparer aux autres parents, de se sentir coupable quand on n’arrive pas à faire ce que l’on souhaite pour son enfant. Par contre, ne doutez pas de vos compétences, chaque jour vous apprendrez des choses sur votre rôle de parent.
L’expertise des professionnels de santé et l’ultra-information
Depuis quelques années, des progrès et des recherches ont permis de mieux comprendre les enfants. Comme les grandes étapes de son développement (ses sens, sa motricité, ses liens d’attachement, le fonctionnement de son cerveau,…). Toutes ces informations sont facilement consultables par tous. Les parents d’aujourd’hui n’ont jamais été autant informés et pourtant beaucoup sont complètement perdus.
Entre l’éducation, le développement, les pédagogies, comment réussir à faire le tri et appliquer les conseils qui sont réellement pertinents pour soi et ses enfants ?
Les études réalisées partent d’un bon sentiment mais elles forment chez les parents une pression de réussite : cocher tous les objectifs donnés pour que son enfant soit le meilleur. D’autant plus, qu’elles ne sont pas toujours applicables à SA propre réalité. En fonction du caractère de chacun, de l’envie, de la charge mentale, du temps, etc, les priorités pour votre enfant peuvent changer. Par exemple, la passion du sport est quelque chose que vous souhaitez inculper absolument à votre enfant, vous y arrivez pendant 1 an mais ensuite, Bébé n°2 arrive et votre planning change et vos priorités aussi ! Alors laissez-vous les modifier. Et n’oubliez pas que vous êtes le premier décisionnaire pour votre Ptiloup.
Reconnaître le burn-out parental
Le burn-out, reconnu dans le milieu professionnel, est encore méconnu dans la sphère familiale. Pourtant ce phénomène touche de plus en plus de parents. Mais pourquoi ?
La pression de la société, la recherche de perfection inatteignable, l’envie de toujours faire mieux pour son enfant, peuvent déclencher le burn-out et engendrer un épuisement physique et psychique. Encore tabou, certains parents prennent la parole sur ce phénomène et mettent des mots sur ce mal-être.
Pour mieux le comprendre voici quelques symptômes qui peuvent alerter :
Fatigue extrême ;
Sentiment d’être vide et sans émotions ;
Difficulté à prendre du plaisir dans sa vie familiale ;
Perte d’estime de soi, etc.
Des applications existent pour déterminer son niveau de fatigue et de stress parental.
Des solutions contre le burn-out et la pression parentale
La santé des enfants dépend aussi de votre santé alors consultez un spécialiste le plus rapidement possible si cela est nécessaire, ils seront les plus compétents à trouver des solutions adaptées. En parler aussi à son conjoint.e peut soulager et il ou elle peut vous aider à trouver des solutions. Le burn-out n’apparaît pas subitement, il y a plusieurs états, c’est un processus qui s’installe petit à petit.
Le quotidien avec des enfants n’est pas évident et vous aurez probablement des doutes, de la fatigue et/ou un ras le bol. Mais voici quelques conseils qui peuvent aider à y faire face :
Diminuer ou prioriser ses attentes comme par exemple préférer jouer avec son enfant plutôt que de passer 2h00 à préparer ses petits pots, mettre Bébé dans son transat le temps de faire son sport, laisser bébé à ses grands-parents pour profiter d’un moment seul ou à deux ou avec ses amis, etc ;
Se faire confiance. Vous êtes le plus compétent pour savoir ce dont votre enfant a besoin ;
Prendre du temps pour soi ;
Investir du temps pour autres choses : les amis, le sport, une passion,…
En bref
Un enfant est un chamboulement dans la vie de quelqu’un et les émotions sont multiples. Lâcher prise est parfois impossible à cause de ce sentiment de perfection trop présent. Nous sommes certains d’une chose : la perfection n’existe pas et le parent parfait non plus. Tout le monde a fait et fait des erreurs mais est-ce que le plus important n’est pas l’amour partagé avec son enfant ?
Avant de devenir parent des questions, des peurs ou des inquiétudes peuvent émerger. Parce que parfois ces questions sont similaires entre chaque individu, découvrez 3 témoignages de parents qui se livrent sans complexe et qui expliquent leurs expériences et leurs conseils.
Témoignage d’Alexandre, papa de deux enfants
Alexandre a 37 ans et il est papa d’Elie, 2 ans, ainsi que de Victor âgé de quelques mois. Voici son témoignage de parent.
Comment savoir si on est prêt à devenir parent ?
Tout dépend des personnes je suppose. Certaines personnes le sont naturellement, d’autres ne le sont jamais et le deviennent. Dans mon cas, je ne m’étais jamais imaginé l’être car quand on réfléchit trop, il y a toujours une complication qui fait qu’on ne se sent pas prêt : « ce n’est pas le moment, je ne suis pas assez responsable, ma maison est trop petite, je viens de déménager, de changer de travail, j’ai un crédit à rembourser, je n’aurais jamais le temps de tout gérer… ». On a juste arrêté de réfléchir et sauté le pas. Et contre toute attente, j’étais prêt :).
As-tu eu des inquiétudes avant d’être parent ?
Avant la naissance de ma fille, j’ai dû me poser toutes les questions possibles et inimaginables. La première a sûrement été « est ce que je vais être un bon père (je me la pose toujours), ma maison est-elle adaptée, comment je vais réussir à m’organiser, quelles nourritures lui donner, comment gérer l’exposition aux écrans,… ».
Aujourd’hui, je vais être papa pour la deuxième fois. les questions d’avant se répètent et d’autres viennent s’ajouter : comment va être la relation entre ma fille et son futur petit frère ? Est ce que j’aurais le temps de m’occuper des deux de la même façon ?, etc.
Comment as-tu réussi à faire face à ces inquiétudes ?
Les réunions pré-accouchement avec une sage femme et un bon accompagnement des infirmières lors de la naissance ont été vraiment d’une grande aide, surtout qu’elles peuvent nous donner des conseils ou des réponses à des questions auxquelles on ne pense pas.
En ce qui concerne le matériel, j’ai la chance de travailler dans un secteur d’activité dans lequel j’ai un éventail de choix adapté à tous les âges. Après, il existe beaucoup d’ouvrages qui relativisent sur les problèmes possibles et les questions que l’on peut se poser et proposent des pistes à suivre ou non.
En ce qui concerne la question « être un bon parent » : je ne sais toujours pas si j’en suis un. J’espère juste que je fais les choses bien et dans tous les cas, je fais mon maximum pour que ma fille ait le sourire et soit en bonne santé.
Au quotidien, c’est quoi être parent ? C’est plaisant ?
En ce qui me concerne, être parent c’est découvrir plein de nouveaux sentiments. Le bonheur de voir son enfant grandir et évoluer, de s’extasier à la moindre nouvelle expression, le plaisir de transmettre des passions,…
C’est aussi une succession d’ascenseurs émotionnels : passer de la colère à la fierté, de la fatigue à l’euphorie (ou l’inverse) en une fraction de seconde.
As-tu un ou des conseils pour les parents ou futurs parents qui vont te lire ?
Le meilleur conseil qu’on m’ait donné est de ne pas écouter toutes les personnes qui pensent avoir LA réponse absolue (du type : « ah mais il faut absolument faire ça pour son éducation »). Chaque famille a une relation particulière et unique. Le mieux est d’essayer, voir ce qui fonctionne le mieux et de s’adapter. Finalement, on se rend compte qu’à un problème se trouve une solution. S’il y avait une recette magique, on le saurait depuis le temps :p.
Témoignage de Géraldine, maman de deux enfants
Géraldine a la trentaine, elle est maman de Valentine, 9 ans, et d’Elisa, 5 ans, voici son témoignage de parent.
Comment savoir si on est prêt à devenir parent ?
L’envie a toujours été là. Ce fut un cheminement de vie et une discussion avec mon conjoint qui nous a fait passer le cap ! On n’a pas attendu d’avoir une situation idéale (maison, économie…) pour se lancer.
As-tu eu des inquiétudes avant d’être parent ?
Perso je ne me suis pas projetée trop loin (3 ans, 10 ans.. voire plus ;)). C’était vraiment une inquiétude sur les premières heures et jours : notre rencontre, son état de santé global… Et côté pratique j’avais plus d’ inquiétudes sur les nuits courtes, le changer, l’habiller…
Les premières inquiétudes s’envolent très vite : sa santé est vite analysée et rassurante et la rencontre est un instant unique et magique. À la maternité, les sages-femmes prennent le temps de faire un bain avec nous, l’habillent… et sont toujours là pour répondre à nos interrogations. Un lien fort se crée naturellement entre nous, et c’est partie pour une nouvelle aventure à 3 et puis plus tard à 4 avec nos 2 filles ! Des questions perdurent comme « vais-je être à la hauteur ? »… C’est quand même un petit être qui vient bousculer nos habitudes, notre train de vie.
Comment as-tu réussi à faire face à ces inquiétudes ?
Je me suis beaucoup tournée vers des copines ou des membres de ma famille qui avaient déjà des enfants. Et avant d’accoucher, je participais à des groupes d’échanges entre femmes enceintes. Ces moments m’ont permis de prendre du recul, d’estomper mes inquiétudes…
Au quotidien, c’est quoi être parent ? C’est plaisant ?
Au quotidien c’est un bon planning et beaucoup d’empathie, surtout la période petite enfance (jusqu’à 3 ans). Il faut penser couches, biberons, les nuits qui peuvent être parfois courtes… avec un bon mélange de pleurs, rires, cris ! Chaque jour, voire chaque instant, est une nouvelle aventure.
En grandissant nos enfants deviennent plus autonomes (cela prend tout de même quelques années)… notre quotidien change : on laisse les nuits courtes et les couches pour les devoirs, la course entre chaque activité extrascolaire…
Au quotidien, malgré le planning chargé, il y a beaucoup de moments de rire, de jeux. Et c’est surtout cela qu’on retient.
As-tu un ou des conseils pour les parents ou futurs parents qui vont te lire ?
Oula… écoutez les conseils mais arrangez-les à votre façon car votre enfant ne ressemble à aucun autre : il aura ses envies, ses pleurs, ses rires. Faites votre possible en fonction de votre instinct, vos envies, vos appréciations. Si vous êtes bien, votre enfant le sera aussi et c’est le top pour bien grandir.
Témoignage de Jieying, maman d’un enfant
Jieying a 34 ans et est maman de Célian âgé de quelques mois, découvrez son témoignage de parent.
Comment savoir si on est prêt à devenir parent ?
Je ne me sentais pas du tout prête avant la naissance de mon bébé. J’ai regardé beaucoup de vidéos sur internet : comment habiller un bébé, comment faire le lavage de nez, comment changer de couche, comment porter un bébé, comment prendre soin du nombril etc. Les vidéos m’ont aidé à visualiser les tâches du quotidien, mais tant que je n’ai pas pu m’entraîner sur Bébé, je manquais toujours de confiance. Et assez bizarrement, le moment où je l’ai pris dans mes bras pour la première fois, je me suis dit que « ça y est j’ai le statut officiel de mère et je suis prête ».
As-tu eu des inquiétudes avant d’être parent ? Comment as-tu réussi à faire face à ces inquiétudes ?
Je pense que tous les parents ont plus ou moins d’inquiétudes avant le jour de l’accouchement. Heureusement il y a des échographies planifiées chaque trimestre pour nous rassurer ou nous avertir s’il y a des soucis sur le fœtus. J’ai souvent discuté avec mes copines qui sont déjà mamans, avec ma mère et ma belle-mère. Elles étaient très encourageantes et répondaient à mes questions avec beaucoup de patience. Dans l’ensemble j’étais sereine, enfin jusqu’au jour où j’ai attrapé le Covid dans la 28ème semaine de grossesse. Je suis tombée gravement malade et aucun de mes proches n’avait vécu une expérience pareille. Heureusement j’ai pu me rétablir et tout est rentré dans l’ordre.
Au quotidien, c’est quoi être parent ? C’est plaisant ?
Les premiers mois de parent sont marqués par la fatigue et le bonheur. D’un côté, j’étais envahie par les changements de couches incessants, les pleurs inexplicables de mon bébé, le manque de sommeil, etc. Mais de l’autre côté, aucun bonheur n’est comparable à celui de voir son enfant s’éveiller de jour en jour.
As-tu un ou des conseils pour les parents ou futurs parents qui vont te lire ?
Le conseil que j’ai pour les futurs parents c’est de faire confiance à son enfant et à soi-même. C’est vous qui vivez quotidiennement avec lui, vous le sentirez s’il y a quelque chose qui ne va pas, votre enfant vous fera des signes pour vous guider. Par exemple, à ses 5 mois mon enfant a fait une crise de pleurs, qu’il n’avait jamais faite auparavant, je l’ai donc emmené aux urgences mais les médecins n’ont rien trouvé d’anormal. Pourtant, je savais qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas alors j’y suis retournée le lendemain et cette fois les médecins ont vu qu’il avait une infection. Aujourd’hui, il va très bien et il est totalement guéri, j’ai bien fait de l’écouter et de m’écouter.
En bref
N’hésitez pas à nous partager votre expérience de parent dans les commentaires, nous sommes persuadés que vos mots ou vos conseils peuvent aider quelqu’un.
Zoom sur le métier de Rokiyah Hosen, psychomotricienne auprès des enfants. Elle nous explique avec simplicité son travail et ses spécificités dans l’Hygiène Naturelle Infantile.
Qui êtes-vous ? Quel est votre parcours professionnel ?
Je m’appelle Rokiyah Hosen, je suis psychomotricienne diplômée d’État et exerce principalement auprès des enfants en structure hospitalière et en tant que professionnelle libérale. J’ai aussi une expérience en EHPAD avec les personnes âgées et dernièrement au sein d’une Unité d’Enseignement en Maternelle (UEMA) auprès de jeunes enfants avec Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA). Je suis aussi auteure : l’Hygiène Naturelle Infantile, formatrice pour les professionnels et accompagnante parentale exclusivement sur le sujet de la continence de l’enfant.
Pouvez-vous expliquer votre métier de psychomotricienne comme si vous l’expliquiez à un enfant ?
Lors d’une première rencontre, avant d’expliquer mon métier, je demande à l’enfant s’il sait pourquoi il est ici, pourquoi il vient me voir et je rebondis sur ce qu’il a plus ou moins compris.
Ensuite je l’explique souvent ainsi :
« Je suis là pour voir comment tu vis avec ton corps, découvrir quelles sont tes difficultés, tes points faibles, et quelles sont tes facilités, tes points forts, mais aussi tes préférences et ce que tu n’aimes pas, ce qui te met mal à l’aise. Pour cela, je vais te proposer des jeux, ainsi je vais apprendre à te connaître en évaluant :
Ton niveau d’attention, si tu peux rester concentré sur une activité, et voir si justement cela ne perturbe pas tes jeux (ou ton travail en classe selon les situations). ».
La psychomotricité est à la fois thérapeutique et rééducative.
Quels sont les patients que vous recevez dans votre cabinet de psychomotricienne (enfants, adultes) ?
La majorité sont des enfants en âge scolaire (adolescent compris) qui viennent après une recommandation de leur enseignant.e pour des difficultés rencontrées en classe, comme l’écriture ou bien l’agitation. Il m’arrive aussi de recevoir des enfants plus jeunes lorsque les parents sont inquiets sur le développement psychomoteur. J’ai aussi des adultes, rarement, et personnes âgées pour le maintien de leurs compétences.
Pour quelles raisons vos patients viennent-ils vous voir ?
Ils peuvent venir dans le cadre :
De la prévention pour détecter des difficultés ou retard dans le développement, puis proposer une éducation psychomotrice ;
De la rééducation psychomotrice pour traiter et réduire les troubles observés préalablement lors du bilan psychomoteur ;
D’une demande pour compléter un diagnostic médical.
À quelles pathologies êtes-vous le plus souvent confrontée dans votre métier de psychomotricienne ?
Les motifs de consultations sont divers :
Troubles neurodéveloppementaux : trouble du Déficit de l’Attention avec/sans Hyperactivité, Trouble Développemental de la Coordination, Trouble du Spectre de l’Autisme, troubles spécifiques des apprentissages etc.
Troubles du comportement, difficulté avec ses émotions, handicap quelle que soit l’origine.
La majorité sont des enfants en âge scolaire (adolescent y compris) qui viennent après une recommandation de leur enseignant.e pour des difficultés rencontrées en classe comme l’écriture ou bien l’agitation. Il m’arrive aussi de recevoir des enfants plus jeunes lorsque les parents sont inquiets sur le développement psychomoteur. J’ai aussi des adultes, rarement, et personnes âgées pour le maintien de leurs compétences. Les motifs de consultations sont divers : troubles neurodéveloppementaux (TDA/H, TDC, TSA, Troubles spécifiques des apprentissages etc), troubles du comportement, difficulté avec ses émotions, handicap quelle que soit l’origine.
Comment détecter des difficultés psychomotrices chez son enfant ?
Même si on ne souhaite pas comparer son enfant à un autre, ou à un groupe d’enfant du même âge, les doutes peuvent commencer souvent par là, d’autant plus quand les écarts sont de plus en plus visibles en termes de compétences psychomotrices ou de comportement. La différence, en toute transparence, est un des leviers qui pousse à s’inquiéter, d’où l’importance du psychomotricien à bien connaître les étapes du développement psychomoteur, de se baser sur des outils d’évaluation et une observation fine.
L’autre point qui permet de détecter les difficultés concerne l’autonomie de l’enfant, il se retrouve en difficulté pour finir une tâche, il se montre peu habile dans son corps et dans ses relations sociales, son comportement et sa façon de vivre ses émotions le mettent à mal. En identifiant ses difficultés, on déculpabilise l’enfant et ses parents.
Quelle est votre spécialité de psychomotricienne ?
Suite aux nombreuses demandes de parents, je me suis spécialisée, à travers mes recherches lors de l’écriture de mon livre, à l’accompagnement du besoin d’élimination via la communication vers la continence en autonomie. Elle regroupe l’Hygiène Naturelle Infantile souvent assimilée aux bébés et la continence des enfants en âge pré-scolaire. Mon approche prend en compte le développement psychomoteur de l’enfant en lien avec la continence en autonomie de l’enfant.
Pouvez-vous nous décrire le déroulé d’une séance consacrée à l’Hygiène Naturelle Infantile (HNI) ?
Alors que les ateliers de groupe de parents peuvent se faire en format webinaire ou en présentiel, les séances consacrées à l’HNI ou la continence de l’enfant, se font exclusivement en visio afin que chaque famille puisse bénéficier de cet accompagnement.
Je reçois des jeunes parents qui ont le projet de mettre en place l’Hygiène Naturelle Infantile mais aussi des parents qui me consultent pour leur enfant en âge pré-scolaire (avant l’entrée en école maternelle) voire plus, car ces derniers rencontrent des difficultés vis-à-vis de leur continence en autonomie.
Pendant la séance, je fais le point sur ce qui a fonctionné ou non, durant les périodes de propositions du pot, afin de repérer ce à quoi l’enfant est sensible. Selon la problématique mentionnée, je passe toujours par une étape d’explications sur les bases du besoin d’élimination afin que le parent comprenne l’intérêt des pistes qu’on va évoquer par la suite. Je procède aussi beaucoup par analogie afin de valoriser les compétences parentales, car en réalité, le parent sait accompagner son enfant sur ses autres besoins physiologiques primaires (faim, soif, sommeil) mais comme le sujet de la continence est encore tabou ou traité de manière trop superficielle, c’est naturel qu’il tâtonne. Il est préférable que l’enfant ne soit pas présent car durant l’heure, nous construisons ensemble des pistes afin d’accompagner l’enfant étapes par étapes. L’enfant a besoin d’avoir confiance en lui et de comprendre pourquoi il est amené à éliminer ses urines et selles aux toilettes. Je présente alors en visio des outils que j’ai créés mais surtout des jeux ou objets qu’on a tous à la maison afin que le parent les réutilise avec facilité avec son enfant. En général, une séance suffit.
De quel matériel vous servez-vous ? Et comment vous en servez-vous ?
Je n’utilise pas tout mon matériel en séance, il me sert pour schématiser les fonctions du corps humain et expliquer de manière ludique.
J’ai un sac dédié aux accompagnements et ateliers sur le besoin d’élimination qui contient :
Pour représenter une vessie
Une petite bouteille en plastique.
Un entonnoir pour représenter une vessi.
Pour expliquer l’excrétion
Un pot de pâte à modeler et sa seringue.
Un toboggan ou un garage pour rappeler le chemin qu’empruntent les selles (descente naturelle).
Pour respecter la durée sur le pot avec un engagement minimum
Un timer.
Un sablier.
Pour comprendre les positions d’élimination
Une poupée à corps mou.
Une vidéo.
Des schémas.
Pour présenter du matériel à utiliser chez soi
Quelques modèles de pots et réducteur de toilettes.
Des culottes d’apprentissage et culottes classiques.
Pour compléter mes explications
Quelques livres coup de cœur.
Des illustrations représentant des enfants dans leur quotidien pour planifier leur journée qu’on peut retrouver sur Pinterest.
Mes fiches exclusives pour travailler le passage des sensations aux perceptions sensorielles.
Je privilégie du matériels et jeux que les parents ont déjà chez eux, ainsi les enfants sont déjà familiarisés avec. Je n’utilise pas l’intégralité de mon sac, c’est en fonction de la problématique évoquée.