Parce que devenir parent s’associe souvent à un grand saut dans l’inconnu, les questions s’enchaînent, les joies et les peurs s’entremêlent et c’est bien normal ! Tout d’abord, sachez qu’il n’existe pas de mode d’emploi ou de solutions miracles et c’est tant mieux, car nous sommes tous différents et Bébé aussi.
Dans cet article, nous vous donnons des repères pour débuter votre statut de parent avec sérénité et vous offrir les clés d’une parentalité qui vous ressemble.
Comment se préparer à devenir parent ?
On ne naît pas parent, on le devient au fur et à mesure des événements et cette aventure de la parentalité peut débuter dès la grossesse.
Le soutien des professionnels de santé
Pour vous accompagner, des échanges avec des professionnels de santé sont prévus au cours de la grossesse :
Entretien prénatal : c’est le 1er rdv avec votre sage-femme (ou médecin). Vous pourrez faire le point sur votre projet de naissance et poser vos questions ou discuter de vos difficultés.
Notre conseil : avant ce rendez-vous, faites une check-list de toutes vos questions afin de ne rien oublier. C’est aussi l’occasion de discuter avec votre conjoint.e de vos peurs, vos doutes ou interrogations.
Séances de préparation à la naissance : chaque parent bénéficie de 7 séances, elles ont plusieurs objectifs comme expliquer le déroulement de l’accouchement, connaître les soins à apporter à Bébé, des cours de préparation à l’accouchement, etc.
Des actions pour préparer l’arrivée de Bébé
D’autres actions vous aideront à vous préparer doucement à l’arrivée de Bébé :
Toucher et parler à Bébé à travers le ventre, n’oubliez pas qu’il entend et ressent tout, c’est l’occasion de créer un début de relation avec lui ;
S’équiper des essentiels pour Bébé ;
Créer et aménager un nid douillet ;
Trouver un prénom ;
Réfléchir et chercher un moyen de garde,…
Des outils à disposition des futurs parents
Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir une richesse d’outils et d’informations à portée de main. Cependant, attention à ne pas vous ultra-documenter, vous risqueriez de vous mettre une pression énorme sur les épaules et de perdre en spontanéité avec votre futur Ptiloup.
Point sur la parentalité positive, c’est quoi exactement ?
On entend de plus en plus parler de parentalité positive. Mais de quoi s’agit-t-il réellement ? L’éducation positive est une approche qui invite le parent à reconnaître son enfant en tant que personne à part entière, en lui donnant le droit de s’exprimer et d’être à son écoute, sans jamais le contrôler… C’est aussi l’aider à comprendre ses émotions en le guidant avec bienveillance et positivité.
Cependant attention, pratiquer la parentalité positive n’est pas LA méthode miracle. Être un parent aimant et bienveillant : oui ! Mais être un parent parfait : c’est mission impossible ! Ne vous mettez pas cette pression en respectant à la lettre cette approche. Vous risquez de culpabiliser ou de vous sentir incapable d’y arriver. Laissez-vous le droit à l’erreur, un parent parfait n’existe pas.
Témoignages : la parole aux parents
Bien souvent, les jeunes ou futurs parents font face à des inquiétudes similaires et se posent d’innombrables questions. Essayons de prendre du recul et de trouver des réponses ensemble. Pour cela, on vous propose de lire 3 expériences de parent.
Devenir parent est une aventure qui ne s’arrête jamais. Chaque jour, vous apprendrez à le devenir. Vous ferez sans doute des erreurs alors apprenez à les reconnaître sans vous mettre de pression. Il n’y a pas de honte à vous isoler avec Bébé, à passer le relai à quelqu’un de confiance, à prendre soin de vous ou même à laisser la corbeille de linge se remplir. Si vous vous sentez dépassé.e ou au bout du bout, demandez de l’aide auprès des professionnels, de votre famille, de vos amis, etc.
Avant de devenir parent des questions, des peurs ou des inquiétudes peuvent émerger. Parce que parfois ces questions sont similaires entre chaque individu, découvrez 3 témoignages de parents qui se livrent sans complexe et qui expliquent leurs expériences et leurs conseils.
Témoignage d’Alexandre, papa de deux enfants
Alexandre a 37 ans et il est papa d’Elie, 2 ans, ainsi que de Victor âgé de quelques mois. Voici son témoignage de parent.
Comment savoir si on est prêt à devenir parent ?
Tout dépend des personnes je suppose. Certaines personnes le sont naturellement, d’autres ne le sont jamais et le deviennent. Dans mon cas, je ne m’étais jamais imaginé l’être car quand on réfléchit trop, il y a toujours une complication qui fait qu’on ne se sent pas prêt : « ce n’est pas le moment, je ne suis pas assez responsable, ma maison est trop petite, je viens de déménager, de changer de travail, j’ai un crédit à rembourser, je n’aurais jamais le temps de tout gérer… ». On a juste arrêté de réfléchir et sauté le pas. Et contre toute attente, j’étais prêt :).
As-tu eu des inquiétudes avant d’être parent ?
Avant la naissance de ma fille, j’ai dû me poser toutes les questions possibles et inimaginables. La première a sûrement été « est ce que je vais être un bon père (je me la pose toujours), ma maison est-elle adaptée, comment je vais réussir à m’organiser, quelles nourritures lui donner, comment gérer l’exposition aux écrans,… ».
Aujourd’hui, je vais être papa pour la deuxième fois. les questions d’avant se répètent et d’autres viennent s’ajouter : comment va être la relation entre ma fille et son futur petit frère ? Est ce que j’aurais le temps de m’occuper des deux de la même façon ?, etc.
Comment as-tu réussi à faire face à ces inquiétudes ?
Les réunions pré-accouchement avec une sage femme et un bon accompagnement des infirmières lors de la naissance ont été vraiment d’une grande aide, surtout qu’elles peuvent nous donner des conseils ou des réponses à des questions auxquelles on ne pense pas.
En ce qui concerne le matériel, j’ai la chance de travailler dans un secteur d’activité dans lequel j’ai un éventail de choix adapté à tous les âges. Après, il existe beaucoup d’ouvrages qui relativisent sur les problèmes possibles et les questions que l’on peut se poser et proposent des pistes à suivre ou non.
En ce qui concerne la question « être un bon parent » : je ne sais toujours pas si j’en suis un. J’espère juste que je fais les choses bien et dans tous les cas, je fais mon maximum pour que ma fille ait le sourire et soit en bonne santé.
Au quotidien, c’est quoi être parent ? C’est plaisant ?
En ce qui me concerne, être parent c’est découvrir plein de nouveaux sentiments. Le bonheur de voir son enfant grandir et évoluer, de s’extasier à la moindre nouvelle expression, le plaisir de transmettre des passions,…
C’est aussi une succession d’ascenseurs émotionnels : passer de la colère à la fierté, de la fatigue à l’euphorie (ou l’inverse) en une fraction de seconde.
As-tu un ou des conseils pour les parents ou futurs parents qui vont te lire ?
Le meilleur conseil qu’on m’ait donné est de ne pas écouter toutes les personnes qui pensent avoir LA réponse absolue (du type : « ah mais il faut absolument faire ça pour son éducation »). Chaque famille a une relation particulière et unique. Le mieux est d’essayer, voir ce qui fonctionne le mieux et de s’adapter. Finalement, on se rend compte qu’à un problème se trouve une solution. S’il y avait une recette magique, on le saurait depuis le temps :p.
Témoignage de Géraldine, maman de deux enfants
Géraldine a la trentaine, elle est maman de Valentine, 9 ans, et d’Elisa, 5 ans, voici son témoignage de parent.
Comment savoir si on est prêt à devenir parent ?
L’envie a toujours été là. Ce fut un cheminement de vie et une discussion avec mon conjoint qui nous a fait passer le cap ! On n’a pas attendu d’avoir une situation idéale (maison, économie…) pour se lancer.
As-tu eu des inquiétudes avant d’être parent ?
Perso je ne me suis pas projetée trop loin (3 ans, 10 ans.. voire plus ;)). C’était vraiment une inquiétude sur les premières heures et jours : notre rencontre, son état de santé global… Et côté pratique j’avais plus d’ inquiétudes sur les nuits courtes, le changer, l’habiller…
Les premières inquiétudes s’envolent très vite : sa santé est vite analysée et rassurante et la rencontre est un instant unique et magique. À la maternité, les sages-femmes prennent le temps de faire un bain avec nous, l’habillent… et sont toujours là pour répondre à nos interrogations. Un lien fort se crée naturellement entre nous, et c’est partie pour une nouvelle aventure à 3 et puis plus tard à 4 avec nos 2 filles ! Des questions perdurent comme « vais-je être à la hauteur ? »… C’est quand même un petit être qui vient bousculer nos habitudes, notre train de vie.
Comment as-tu réussi à faire face à ces inquiétudes ?
Je me suis beaucoup tournée vers des copines ou des membres de ma famille qui avaient déjà des enfants. Et avant d’accoucher, je participais à des groupes d’échanges entre femmes enceintes. Ces moments m’ont permis de prendre du recul, d’estomper mes inquiétudes…
Au quotidien, c’est quoi être parent ? C’est plaisant ?
Au quotidien c’est un bon planning et beaucoup d’empathie, surtout la période petite enfance (jusqu’à 3 ans). Il faut penser couches, biberons, les nuits qui peuvent être parfois courtes… avec un bon mélange de pleurs, rires, cris ! Chaque jour, voire chaque instant, est une nouvelle aventure.
En grandissant nos enfants deviennent plus autonomes (cela prend tout de même quelques années)… notre quotidien change : on laisse les nuits courtes et les couches pour les devoirs, la course entre chaque activité extrascolaire…
Au quotidien, malgré le planning chargé, il y a beaucoup de moments de rire, de jeux. Et c’est surtout cela qu’on retient.
As-tu un ou des conseils pour les parents ou futurs parents qui vont te lire ?
Oula… écoutez les conseils mais arrangez-les à votre façon car votre enfant ne ressemble à aucun autre : il aura ses envies, ses pleurs, ses rires. Faites votre possible en fonction de votre instinct, vos envies, vos appréciations. Si vous êtes bien, votre enfant le sera aussi et c’est le top pour bien grandir.
Témoignage de Jieying, maman d’un enfant
Jieying a 34 ans et est maman de Célian âgé de quelques mois, découvrez son témoignage de parent.
Comment savoir si on est prêt à devenir parent ?
Je ne me sentais pas du tout prête avant la naissance de mon bébé. J’ai regardé beaucoup de vidéos sur internet : comment habiller un bébé, comment faire le lavage de nez, comment changer de couche, comment porter un bébé, comment prendre soin du nombril etc. Les vidéos m’ont aidé à visualiser les tâches du quotidien, mais tant que je n’ai pas pu m’entraîner sur Bébé, je manquais toujours de confiance. Et assez bizarrement, le moment où je l’ai pris dans mes bras pour la première fois, je me suis dit que « ça y est j’ai le statut officiel de mère et je suis prête ».
As-tu eu des inquiétudes avant d’être parent ? Comment as-tu réussi à faire face à ces inquiétudes ?
Je pense que tous les parents ont plus ou moins d’inquiétudes avant le jour de l’accouchement. Heureusement il y a des échographies planifiées chaque trimestre pour nous rassurer ou nous avertir s’il y a des soucis sur le fœtus. J’ai souvent discuté avec mes copines qui sont déjà mamans, avec ma mère et ma belle-mère. Elles étaient très encourageantes et répondaient à mes questions avec beaucoup de patience. Dans l’ensemble j’étais sereine, enfin jusqu’au jour où j’ai attrapé le Covid dans la 28ème semaine de grossesse. Je suis tombée gravement malade et aucun de mes proches n’avait vécu une expérience pareille. Heureusement j’ai pu me rétablir et tout est rentré dans l’ordre.
Au quotidien, c’est quoi être parent ? C’est plaisant ?
Les premiers mois de parent sont marqués par la fatigue et le bonheur. D’un côté, j’étais envahie par les changements de couches incessants, les pleurs inexplicables de mon bébé, le manque de sommeil, etc. Mais de l’autre côté, aucun bonheur n’est comparable à celui de voir son enfant s’éveiller de jour en jour.
As-tu un ou des conseils pour les parents ou futurs parents qui vont te lire ?
Le conseil que j’ai pour les futurs parents c’est de faire confiance à son enfant et à soi-même. C’est vous qui vivez quotidiennement avec lui, vous le sentirez s’il y a quelque chose qui ne va pas, votre enfant vous fera des signes pour vous guider. Par exemple, à ses 5 mois mon enfant a fait une crise de pleurs, qu’il n’avait jamais faite auparavant, je l’ai donc emmené aux urgences mais les médecins n’ont rien trouvé d’anormal. Pourtant, je savais qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas alors j’y suis retournée le lendemain et cette fois les médecins ont vu qu’il avait une infection. Aujourd’hui, il va très bien et il est totalement guéri, j’ai bien fait de l’écouter et de m’écouter.
En bref
N’hésitez pas à nous partager votre expérience de parent dans les commentaires, nous sommes persuadés que vos mots ou vos conseils peuvent aider quelqu’un.
L’injonction d’être un bon parent peut être écrasante et peut déclencher un épuisement physique et mental et dans certains cas provoquer un burn-out parental. Pourquoi cette pression, comment mettre fin à ce sentiment de ne jamais en faire assez ? Et où trouver de l’aide ? Nous allons essayer de répondre à ces questions.
Burn-out parental : le mythe du bon parent
Être un bon parent, n’est pas être un parent parfait et d’ailleurs c’est quoi un parent parfait ? Ce n’est pas possible et ce n’est pas ce que votre enfant voudra. Être un bon parent pourrait se résumer à répondre à ses besoins physiques, émotionnels et de sécurité.
Une pression parentale omniprésente
Tous les jours, nous sommes confrontés à des visions idéalistes et surtout faussées de la parentalité : à la télé, sur les affiches publicitaires, les séries, les Réseaux Sociaux,… Même si la plupart du temps ce n’est pas fait dans un but malveillant, les modèles que nous voyons sont devenus des standards à atteindre et qui sont dans la majorité du temps inatteignables pour la plupart des parents. Sans oublier que nous ne voyons pas tout. Les Réseaux Sociaux, les affiches publicitaires,… nous montrent très souvent le côté positif. Ce type de pression peut avoir un effet stressant et remettre en doute nos compétences parentales.
Il est normal de se comparer aux autres parents, de se sentir coupable quand on n’arrive pas à faire ce que l’on souhaite pour son enfant. Par contre, ne doutez pas de vos compétences, chaque jour vous apprendrez des choses sur votre rôle de parent.
L’expertise des professionnels de santé et l’ultra-information
Depuis quelques années, des progrès et des recherches ont permis de mieux comprendre les enfants. Comme les grandes étapes de son développement (ses sens, sa motricité, ses liens d’attachement, le fonctionnement de son cerveau,…). Toutes ces informations sont facilement consultables par tous. Les parents d’aujourd’hui n’ont jamais été autant informés et pourtant beaucoup sont complètement perdus.
Entre l’éducation, le développement, les pédagogies, comment réussir à faire le tri et appliquer les conseils qui sont réellement pertinents pour soi et ses enfants ?
Les études réalisées partent d’un bon sentiment mais elles forment chez les parents une pression de réussite : cocher tous les objectifs donnés pour que son enfant soit le meilleur. D’autant plus, qu’elles ne sont pas toujours applicables à SA propre réalité. En fonction du caractère de chacun, de l’envie, de la charge mentale, du temps, etc, les priorités pour votre enfant peuvent changer. Par exemple, la passion du sport est quelque chose que vous souhaitez inculper absolument à votre enfant, vous y arrivez pendant 1 an mais ensuite, Bébé n°2 arrive et votre planning change et vos priorités aussi ! Alors laissez-vous les modifier. Et n’oubliez pas que vous êtes le premier décisionnaire pour votre Ptiloup.
Reconnaître le burn-out parental
Le burn-out, reconnu dans le milieu professionnel, est encore méconnu dans la sphère familiale. Pourtant ce phénomène touche de plus en plus de parents. Mais pourquoi ?
La pression de la société, la recherche de perfection inatteignable, l’envie de toujours faire mieux pour son enfant, peuvent déclencher le burn-out et engendrer un épuisement physique et psychique. Encore tabou, certains parents prennent la parole sur ce phénomène et mettent des mots sur ce mal-être.
Pour mieux le comprendre voici quelques symptômes qui peuvent alerter :
Fatigue extrême ;
Sentiment d’être vide et sans émotions ;
Difficulté à prendre du plaisir dans sa vie familiale ;
Perte d’estime de soi, etc.
Des applications existent pour déterminer son niveau de fatigue et de stress parental.
Des solutions contre le burn-out et la pression parentale
La santé des enfants dépend aussi de votre santé alors consultez un spécialiste le plus rapidement possible si cela est nécessaire, ils seront les plus compétents à trouver des solutions adaptées. En parler aussi à son conjoint.e peut soulager et il ou elle peut vous aider à trouver des solutions. Le burn-out n’apparaît pas subitement, il y a plusieurs états, c’est un processus qui s’installe petit à petit.
Le quotidien avec des enfants n’est pas évident et vous aurez probablement des doutes, de la fatigue et/ou un ras le bol. Mais voici quelques conseils qui peuvent aider à y faire face :
Diminuer ou prioriser ses attentes comme par exemple préférer jouer avec son enfant plutôt que de passer 2h00 à préparer ses petits pots, mettre Bébé dans son transat le temps de faire son sport, laisser bébé à ses grands-parents pour profiter d’un moment seul ou à deux ou avec ses amis, etc ;
Se faire confiance. Vous êtes le plus compétent pour savoir ce dont votre enfant a besoin ;
Prendre du temps pour soi ;
Investir du temps pour autres choses : les amis, le sport, une passion,…
En bref
Un enfant est un chamboulement dans la vie de quelqu’un et les émotions sont multiples. Lâcher prise est parfois impossible à cause de ce sentiment de perfection trop présent. Nous sommes certains d’une chose : la perfection n’existe pas et le parent parfait non plus. Tout le monde a fait et fait des erreurs mais est-ce que le plus important n’est pas l’amour partagé avec son enfant ?
Article rédigé en partenariat avec Marjorie Schneider, orthophoniste libérale.
Je m’appelle Marjorie Schneider, j’ai 38 ans et je suis la maman de 4 enfants. J’exerce en tant qu’orthophoniste libérale depuis près de 15 ans.
Le métier d’orthophoniste c’est quoi ?
Au sein de mon cabinet, je reçois des patients de tous âges : du bébé ayant des troubles de la succion aux personnes âgées atteintes de troubles cognitifs ou maladies neuro-dégénératives.
Depuis le début de ma pratique, je n’ai cessé de me former mais ces dernières années, certains domaines ont présenté un attrait particulier à mes yeux. Comme la prise en charge des pathologies du raisonnement logique et du langage, la prise en soin des troubles du langage et des apprentissages selon l’approche de Maria Montessori adaptée à l’orthophonie ; et plus récemment, les troubles alimentaires pédiatriques et le soutien à l’allaitement.
Il faut dire que le champ de compétences des orthophonistes est vaste. Il s’agit de prévenir, évaluer et traiter les difficultés ou troubles :
Du langage oral et écrit et de la communication ;
Des fonctions oro-myo-faciales ;
Des autres activités cognitives dont celles liées à la phonation, à la parole, au langage oral et écrit, à la cognition mathématique. (source FNO).
Chaque prise en charge débute toujours par un bilan d’investigation. Réalisé sur prescription médicale uniquement, celui-ci nous permettra, grâce à l’analyse des antécédents et des épreuves le plus souvent standardisées, d’établir nos axes thérapeutiques, et d’obtenir les éléments nécessaires pour poser un diagnostic.
Lors d’une journée au cabinet, je peux commencer par une séance de langage oral avec un enfant présentant un retard global de développement, puis avec des enfants plus grands présentant des troubles DYS, que l’on nomme maintenant trouble spécifique du langage oral ou du langage écrit. Je reçois également chaque jour des adultes pour maintenir les fonctions de communication et de l’oralité dans les pathologies dégénératives et neuro-dégénératives (de type maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer). Et je termine en général mes journées par des adultes pour une prise en charge de la phonation.
Il se trouve qu’au fil du temps, je reçois de plus en plus d’enfants pour une prise en charge des troubles de l’oralité alimentaire.
Troubles de l’oralité alimentaire : de quoi s’agit-il ?
C’est une définition très large qui englobe l’ensemble des difficultés de l’alimentation par voie orale. Cela concerne des enfants qui mangent très (trop) peu, avec un panel d’aliments très restreints, sans plaisir.
Les origines peuvent être diverses : organiques, motrices, parfois psychologiques, mais parmi eux, on retrouve surtout une très forte proportion de patients présentant des troubles de l’intégration neurosensorielle et plus particulièrement un trouble de la modulation sensorielle. Il se manifeste soit par une hyper-réactivité sensorielle (syndrôme de dysoralité d’origine sensorielle), soit par une hypo-réactivité sensorielle, soit par des comportements de recherche sensorielle. Dans le cas du syndrome de dysoralité d’origine sensorielle, relativement fréquent, il est nécessaire de mettre en place une désensibilisation par le biais d’activités sensorielles, en mobilisant principalement le toucher, l’odorat, la vue et bien sûr le goût (les autres sens comme le système vestibulaire ou la proprioception seront plutôt travaillés au cabinet de psychomotricité ou de kinésithérapie).
Troubles de l’oralité alimentaire : une thérapie par la manipulation
C’est ainsi qu’un des axes thérapeutiques de la prise en soin consistera à proposer la manipulation de différentes textures alimentaires et non alimentaires.
On proposera progressivement des matières sèches (les objets ou jouets en bois, en silicone, en plastique ou gâteaux, fruits secs, sucettes, chocolat…), des matières douces (le coton, les plumes, semoule, pâtes crues, sucre, farine, chocolat en poudre), des matières mouillées et collantes (la pâte à modeler, la peinture, la pâte à patouille, le slime, le yaourt, compote, fruits épluchés, pâtes cuites, fruits et légumes crus, miel).
J’ai récemment pu tester et découvrir le KIT UNIVERS SENSORIEL Nature Éléments qui se compose d’une table lumineuse et de 7 matières sensorielles différentes (des plumes, du raphia naturel, des feuilles nervurées, des bouchons en liège, 4 pots de pâte à modeler sensorielle végétale et des pompons laineux). Avec le séparateur en bois, cette table devient un terrain d’expérimentation, de manipulation et de découvertes !
Pour toutes ces expérimentations, la table du KIT UNIVERS SENSORIEL Nature Éléments est idéale tant par ses dimensions, que par sa matière facile d’entretien (elle se nettoie à l’éponge). Le fait que le plateau de la table soit un peu profond évite que les différents éléments ou matières utilisés ne tombent par terre. C’est un critère important en pratique, car en cabinet nous n’avons pas le temps de faire le ménage entre chaque patient).
Les différents éléments du kit Nature (il en existe d’autres sur le site, comme la ferme, construction ou encore découverte alimentaire que j’envisage d’acquérir pour la rééducation en oralité alimentaire) constitue une très bonne base pour débuter. On y retrouve différents types de textures : sèches avec les morceaux de bois et de liège, douces avec les plumes et les pompons, collantes avec les pâtes à modeler (qui sont en plus très intéressantes sur le plan sensoriel car aux couleurs neutres mais avec de sensibles variations d’odeur et sensation selon les éléments naturels qui y sont ajoutés), etc… La collection de ciseaux à boule permet de constituer un intermédiaire et de les utiliser pour attraper certaines textures que l’enfant n’est pas encore en capacité de supporter avec ses mains. Les séparateurs en bois permettent de présenter plusieurs éléments en même temps à l’enfant, sans les mélanger.
Dans ce type de prise en charge, l’utilisation de la fonction lumineuse de la table viendra amener un aspect plus ludique aux séances. Mais on pourra optimiser cet atout pour d’autres objectifs.
Bien sûr, on pourra utiliser ce KIT UNIVERS SENSORIEL Nature Éléments dans d’autres type de prise en soins, comme notamment :
La rééducation logico-mathématique, comme support pour des activités de manipulation et de construction de la pensée (tri, inclusion…) ;
La rééducation du langage oral ;
La rééducation du langage écrit en l’abordant de façon multisensorielle : par exemple, écrire dans le sable ou dans du gel coloré avec le doigt ou un stylet…
Septembre se profile avec en ligne de mire une étape importante pour Ptitloup : sa première rentrée des classes ! Entre appréhension, excitation et nouvelle organisation, voici les produits Wesco1 que nous vous recommandons pour l’école maternelle. Testés et approuvés par les enfants, leurs parents… et même les écoles !
Première rentrée : l’indispensable sac à dos
Hissé fièrement sur ses petites épaules, le premier sac à dos sera son fidèle allié pour transporter avec lui tout le petit nécessaire au fil de l’année scolaire. Voici quelques points à retenir pour bien le choisir et ranger facilement tous les accessoires qu’il est destiné à accueillir.
Sac à dos Jungle
Un sac à dos de petite taille qui peut contenir un cahier petit format et qui s’adapte à chaque morphologie grâce aux bretelles réglables et la sangle au niveau de la poitrine.
Les petits + qui font la différence : matériaux recyclés et imperméables, bretelles réfléchissantes, fermeture éclair facilement manipulable, grande poche intérieure avec élastique pour maintenir la gourde, espace d’identification pour noter le nom et prénom de l’enfant.
Disponible en 3 tailles, ce sac filet très léger est idéal pour transporter le doudou pour le temps de sieste à l’école.
Les petits + qui font la différence : 4 coloris au choix, tissus sans colorant azoïque, personnalisable grâce au porte-photo cousu, matière filet qui permet de voir rapidement le contenu.
Première rentrée : on s’équipe pour les apprentissages
À l’intérieur de la classe ou dehors par tous les temps, votre enfant aura besoin d’un équipement adapté à l’activité. Parmi les incontournables, il y a :
Blouse de travail enfant
Disponible en plusieurs coloris, cette blouse est idéale pour protéger les vêtements des plus petits lors des activités en classe. Avec ses 2 boutons pressions, elle est facilement enfilable par un enfant.
Les petits + qui font la différence : 4 coloris au choix, tissus sans colorant azoïque, personnalisable grâce au porte-photo cousu.
Sur la cour de récréation ou pour l’école en extérieur, Wesco vous propose ces bottes de compet’ où chaque détail a été minutieusement étudié pour faciliter l’autonomie des enfants : étiquette pied gauche – pied droit, bride textile à l’arrière pour faciliter l’enfilage, semelle autonettoyante…
Les petits + qui font la différence : sécurité renforcée grâce aux bandes réfléchissantes à l’arrière de la botte, modèle bi-pointure grâce à la semelle intérieure amovible qui permet à l’enfant de garder sa paire de bottes plus longtemps.
Dehors par tous les temps avec le Poncho Wesco ! Réalisé en toile légère et imperméable, ce poncho s’enfile facilement même pour les plus petits.
Les petits + qui font la différence : 3 tailles et coloris au choix, emmanchures chauve-souris avec coutures sous les manches pour que l’eau ne mouille pas les vêtements.
Première rentrée : zou on file à la sieste avec les copains !
Après une matinée riche en apprentissages, un repas dans un joyeux brouhaha à la cantine, il est venu l’heure du repos des troupes ! Un petit temps de repos salvateur pour les petits corps et leur esprit.
Sac de couchage avec poche pour oreiller
Proposé dans 7 coloris différents, ce sac de couchage est moelleux et confortable. Sa taille est adaptée pour les enfants d’école maternelle et son design a été pensé pour ne pas recouvrir leur tête.
Les petits + qui font la différence : un tissu 100% coton et traité SANFOR. Le sac de couchage est muni d’une poche pour oreiller qui fait également office de housse de rangement. Grâce à son porte-étiquette, le sac de couchage est facilement identifiable.
Pensez-y : nous proposons également un sac de couchage adapté aux couchettes Wesco. Cette version dispose d’élastiques qui se glissent sous les pieds de nos couchettes et qui assurent un excellent maintien.
Première rentrée : miam miam c’est l’heure de manger !
Pour le goûter ou le pique-nique lors d’une sortie scolaire, Ptiloup aura besoin d’un sac isotherme, d’une lunchbox et d’une gourde. Nous vous proposons une sélection robuste qui le suivra tout au long de ses années de maternelle (voire même bien après).
Sac pique-nique Jungle
Assorti au sac à dos, ce petit sac isotherme est idéal pour transporter le goûter ou le pique-nique en sortie scolaire.
Les petits + qui font la différence : 2 manières de le porter (en bandoulière ou accroché au sac à dos grâce à sa poignée clip), zone d’identification pour inscrire le nom et le prénom de l’enfant.
Avec ces 4 compartiments distincts, cette boîte est idéale pour le pique-nique ou le goûter des enfants avec sa forme compacte et son système d’ouverture/fermeture facile.
Les petits + qui font la différence : 2 coloris au choix et espace de personnalisation possible sur le haut de la boîte. Aucun risque de confusion à l’école !
Le saviez-vous ? Pour compléter, vous pouvez retrouver sur notre site une sélection de gourdes de fruits bio adaptée pour la pause goûter des enfants.
Gourde isotherme Pop 360ml
Une petite gourde isotherme idéale pour garder sa boisson préférée au chaud comme au froid pendant 12h. Pratique, elle s’ouvre et se referme d’un seul geste.
Les petits + qui font la différence : en acier inoxydable pour plus de longévité, un bouchon sécurité qui garantit zéro fuite.
Alternative au plastique, ce verre en inox est parfait pour les pauses hydratation au fil de la journée.
Les petits + qui font la différence : l’inox est une matière légère et résistante (ne rouille pas et dure dans le temps). Ce gobelet pourra donc accompagner votre enfant pendant de nombreuses années.
Une serviette grand format qui suivra l’enfant jusqu’à l’âge de 6 ans environ. Pratique, elle recouvre les épaules de l’enfant et protège ainsi parfaitement ses vêtements lors du repas.
Les petits + qui font la différence : tissus Oeko-Tex, lavage à haute température (pratique pour éliminer les taches) et séchage au sèche-linge, 7 coloris au choix.
En parallèle des achats de fournitures indispensables pour la première rentrée des classes, on vous invite à découvrir 2 activités à réaliser avec Ptiloup :
1. Les produits que nous proposons dans cet article sont une liste non exhaustive… Bien évidemment, nous vous invitons à suivre en premier lieu la liste des fournitures transmise par l’établissement scolaire de votre enfant.