L’Hygiène Naturelle Infantile (HNI) nouvelle approche, qu’est-ce que c’est ?

L’Hygiène Naturelle Infantile (HNI) nouvelle approche, qu’est-ce que c’est ?

Article rédigé en partenariat avec Rokiyah Hosen, psychomotricienne, spécialisée dans l’Hygiène Naturelle Infantile (HNI).

L’hygiène naturelle infantile (HNI) consiste à répondre au besoin d’élimination de son enfant. En l’invitant à uriner et excréter en dehors de la couche. De préférence dans un pot ou des toilettes, voire le lavabo (jusqu’à ses 6 mois maximum).

Il faut savoir que l’accompagnement est progressif. La continence étant considérée comme un processus vers sa pleine autonomie, avec ses variations et progressions sur une longue période, et non comme un état. D’ailleurs, il peut être difficile de dater la « fin ». Les parents réalisent après une certaine période que leur enfant gère très bien le passage aux toilettes.

Aujourd’hui, l’HNI semble être une nouvelle approche or elle ne l’est pas du tout. Appliquée depuis longtemps et encore ailleurs dans le monde comme en Asie (Chine, Inde,…), en Afrique et aussi en Amérique Latine. Les couches sont remplacées par des langes. Il est communément préférable de proposer à son bébé d’éliminer en dehors, afin de conserver ces tissus et rester au sec. C’est intéressant de noter que dans plusieurs cultures, bien que sa pratique varie selon les endroits dans le monde, elle n’a pas de nom. Elle se vit tout simplement.

Chaque famille peut mettre en place l’HNI comme bon lui semble. La pratique va aussi évoluer en même temps que le développement psychomoteur de l’enfant.

Tout comme en consultation avec les parents, je prends le parti de décomplexer le sujet en employant les mots « pipi » et « caca » plutôt que « urines » et « selles ».

L’Hygiène Naturelle Infantile, ce qu’il faut savoir en préambule

À la naissance, le bébé́ découvre de nouvelles sensations corporelles internes (intéroception) désagréable. Comme la faim, le sommeil, l’inconfort pour éliminer son pipi ou son caca. Il va s’exprimer et constater si son parent répond ou non. Les réactions du bébé sont conditionnées par l’interprétation de ces derniers. Face à l’expression de ses signaux, il les modifiera et affinera à chaque fois qu’il éprouvera le besoin. Sans réponse, il va réitérer l’expérience plus fort ou arrêter de communiquer. Contrairement aux autres besoins, le bébé va ressentir une sensation désagréable brève. Il va éliminer son pipi et son caca par réflexe physiologique. Même dans une position inconfortable (allongé). C’est en invitant son bébé à uriner ou excréter dans une position confortable (porté contre soi, genou relevé plus haut que le bassin) permettant le relâchement musculaire des sphincters, qu’il va souhaiter réitérer l’expérience.

Dès lors qu’il y a des propositions d’élimination, peu importe l’âge, des connexions neuronales se mettront en place. Elles se renforcent avec l’expérience vécue et répétée. De même, l’absence de proposition durant des mois voire années est aussi un renforcement de l’expérience d’élimination dans la couche qui peut être perturbé lorsqu’il sera le « moment » de présenter le pot.

L’hygiène naturelle infantile est un accompagnement progressif qui se base sur la communication et les moments propices pour uriner et excréter.

Quels accessoires pour accompagner l’HNI ?

Concrètement, à part des toilettes, aucun accessoire est indispensable. Certains matériels de puériculture sont aidant selon l’âge et le niveau d’autonomie de l’enfant :

Petit pot blog wesco

Un petit pot. Dès la naissance, le parent peut le porter au-dessus du pot, puis dès qu’il sait s’asseoir, il peut l’inviter à se mettre à cheval ou assis de manière classique.

Un réducteur de toilette accompagné d’un marche pied ou de de marche afin qu’il puisse monter seul quand il sera plus grand et poser ses pieds pour un meilleur appui.

Une autre petite astuce pour rassurer l’enfant consiste à l’asseoir face à l’abattant des toilettes pour qu’il puisse s’agripper et ne pas se retrouver face au vide et la hauteur, tout en étant penché vers l’avant ce qui facilite l’ouverture de l’angle ano-rectal. De ce fait, il n’est pas recommandé d’utiliser des pots avec un dossier haut qui invitera l’enfant à se pencher vers l’arrière.

Lingettes lavables blog wesco

Pour plus d’autonomie, l’enfant peut apprendre à s’essuyer à l’aide de lingettes lavables qu’on peut humidifier et lui demander de ranger dans un sac ou panier à côté du pot ou toilette.

Couches lavables blog wesco

Il est tout à fait possible que le bébé porte des couches jetables même si la famille pratique l’HNI, mais les couches lavables ont l’avantage de permettre à l’enfant de valider son expérience psycho corporelle : il a ressenti une tension localisée, il a relâché ses sphincters et a enclenché une miction, il ressent l’insert (le tissu) s’humidifier.
Les culottes d’apprentissage avec une partie plus absorbante sont intéressantes, autrement, on peut placer les insert ou les booster dans les culottes ou pantalon.

Sac pour couches blog wesco

Un sac imperméable qui initialement sert pour stocker les couches lavables, peut s’avérer utile lorsque l’enfant porte des culottes à l’extérieur de la maison ou pour aller à l’école au cas où.

Quels sont les avantages de l’allaitement pour l’HNI ?

L’HNI est assimilée aux pratiques dites de maternage proximal. Cela se caractérise par la disponibilité́ des parents à répondre rapidement et avec sensibilité́ aux besoins du bébé de par sa proximité physique. L’allaitement est un allié, tout comme le peau à peau, le cododo ou le portage.
L’avantage d’un allaitement exclusif sont les selles hydrosolubles du nourrisson jusqu’au moment de la diversification alimentaire. En effet, tant qu’il est allaité, ses selles se désagrègent et ne bouchent pas les canalisations. Ainsi le parent peut proposer à son bébé d’éliminer au lavabo ou évier (d’où le nombre de vidéo qu’on peut retrouver sur YouTube en tapant élimination communication ou EC, équivalent anglophone d’HNI).

L’allaitement n’est pas indispensable. Dès lors que le bébé est dans les bras au moment du nourrissage au sein ou au biberon. Le parent peut ouvrir la couche et l’inviter à éliminer ses urines et ses selles.

Vos recommandations pour l’Hygiène Naturelle Infantile, selon-vous quand s’inquiéter ?

Pour démarrer sereinement l’HNI, il est essentiel de s’autoriser des temps d’observation sans couche. Cette dernière empêche de constater à l’œil nu si l’enfant a effectivement uriné ou excrété.

Les étapes sont :

  • L’observation des signaux et des moments clés de son enfant ;
  • L’interprétation de ses expressions ;
  • La verbalisation au moment où il élimine+;
  • Et enfin se lancer dans les propositions.

Plusieurs outils peuvent aider comme :

  • Lister et reconnaître les signaux de son enfant, même s’ils évoluent avec l’âge jusqu’à ce qu’il puisse dire les mots « pipi » ou « caca » ;
  • Avoir une connaissance du besoin d’élimination et des timing propices ;
  • Écouter et suivre son intuition (parfois le parent sait et pressent que son enfant a besoin) ;
  • Suggérer : certains parents attendent que les demandes viennent de l’enfant (qu’il soit prêt) alors qu’il ne peut pas encore en émettre s’il n’a pas eu l’occasion de vivre l’élimination volontaire par un relâchement proposé dans un lieu pourvu (pot ou toilette).

Les inquiétudes principales des parents sont les refus ou les grèves du pot. C’est la majorité des motifs de consultation dédiée à l’accompagnement du besoin d’élimination.
Les refus ou grèves peuvent être partiels et dans ce cas ne concerner que les urines ou les selles. L’important est de ne pas laisser s’installer la situation en pensant que c’est un besoin naturel et que cela va s’arranger tout seul avec le temps. Lors des consultations (visio) où je reçois les parents pour une séance d’accompagnement, les familles repartent avec des outils pédagogiques et ludiques.

Vos conseils pour une pratique au quotidien avec un bébé

Ma règle d’or c’est de ne pas se surcharger, le quotidien avec un bébé est assez bouleversant. Pour faciliter la régularité, c’est d’associer à des moments clés du quotidien.

Enlever la couche uniquement pour proposer le lavabo ou le pot. À quel moment ? :

  • À chacun de ses réveils ;
  • Après chaque biberon ou tétée, vous pouvez l’installer sur le pot ou l’avoir à disposition à côté car il risque d’éliminer dès qu’il a fini ;
  • Au moment du change ou du bain, que la couche soit souillée ou sèche, comme il est déjà déshabillé, vous pouvez lui proposer ;
  • Après chaque retour de sortie (en rentrant à la maison, en enlevant son bébé de sa poussette ou de son moyen de portage).
Bébé et maman HNI blog wesco

Exemple de l’HNI pendant l’allaitement avec le pot

Bébé et maman HNI blog wesco

Exemple de l’HNI sur le pot

Il est inutile de réveiller son bébé pour lui proposer le pot. Sauf s’il manifeste une gêne et une difficulté à se rendormir. Il est peut-être inconfortable allongé et a besoin d’être porté en position physiologique.
S’il exprime son besoin en dehors de ces moments-là, vous pouvez bien sûr lui proposer. L’important est d’être régulier sans se surcharger, grâce à l’association de moments. Cela deviendra un automatisme que vous garderez même quand il grandira. En effet, votre enfant aura intégré une routine. Il passera aux toilettes dès qu’il se réveille, après chaque repas, en rentrant à la maison.

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Mon enfant se met en colère, tape et mord. Que faire ?

Mon enfant se met en colère, tape et mord. Que faire ?

« Vous savez qu’une vie de parent sans éclats n’existe pas. »
Patrick Ben Soussan, pédopsychiatre

Enfant agité, enfant en colère, qui tape et/ou qui mord… Ces irruptions de gestes agressifs, en famille ou en structures d’accueil, sont souvent délicates à appréhender. Pourquoi l’enfant fait-il mal, est-ce d’ailleurs sa volonté première ? Que veulent dire ces comportements et comment les accompagner au mieux ? Après un tour sur les dernières études du développement des jeunes enfants à travers leurs interactions sociales, on vous dit (presque) tout sur le sujet !

Violence, agressivité, colère : quésaco ?

Commençons par trois définitions ;

La violence est l’emploi d’une force brutale sortant du cadre de la “normalité” des interactions sociales.

L’agressivité (du latin ad-gressere, aller vers) appartient aux comportements d’adaptation humains lors des interactions sociales. Elle englobe une notion de survie, de défense de son espace vital. En compétition sportive par exemple, quand on souhaite se dépasser pour être le meilleur, c’est une manifestation de notre agressivité.

L’agressivité et la violence sont régies par des régions du cerveau différentes.

La colère est, quant à elle, une émotion primaire qui peut être à l’origine de l’emploi de l’une ou de l’autre selon les contextes.

Bébé tape et mord

L’usage de la force involontaire (le nourrisson mord son interlocuteur ou le tape sans lien avec une éventuelle situation de frustration ou de colère) semble être commun à la plupart des tout-petits. Il s’agirait là d’une étape du développement psychoaffectif et relationnel, dont l’intention serait l’exploration sociale : on ne parlera donc pas de tendances agressives volontaires chez Bébé, mais de découverte de l’univers qui l’entoure avec des gestes encore peu contrôlés et imprécis.

anneau à mordre
hochet dentition

Le tout-petit découvre le monde sans langage, la bouche est, dans ses premiers mois de vie, un organe de découvertes important (lait, tétée, doigts, pieds, doudou…) ; combien de parents s’exclament au quotidien que leur poupon met tout à la bouche ?! Concernant les morsures, il n’est pas non plus rare que Bébé morde au moment de ses poussées dentaires, dans un espoir probable de soulager ses gencives endolories. Là encore, pas d’intention première de nuire ou de blesser de sa part. Pour l’aider et limiter ces comportements, on lui propose des anneaux de dentition réfrigérants ou encore un hochet de dentition en caoutchouc naturel.

L’emploi de gestes involontaires provoquant une douleur chez l’autre tend à diminuer vers les 2 ans et demi. Selon les chercheurs, à ce stade, la capacité à percevoir la souffrance provoquée chez l’autre pourrait s’accroître, tout comme la conscience de faire mal. Pour autant, les capacités empathiques de Ptiloup sont encore en cours de développement.

Mon enfant tape et mord

Cependant, l’usage volontaire de force physique augmente vers 2 ans et demi, car entrent en jeu de nouvelles interactions sociales (à la crèche, à l’école maternelle etc…) avec d’autres Ptiloups et un nouvel apprentissage : le relationnel avec ses pairs (hors parent), la vie en (micro)société et toutes les émotions qui vont en découler !

Vous êtes le modèle des enfants

Parents comme professionnels de la petite enfance, gardez-le toujours à l’esprit : vous êtes leur modèle. Didier Desor (professeur des Universités, enseignant en Neurosciences du comportement) et François Math (Neurologue et Neurophysiologiste) écrivent en ce sens :

« Ce n’est que l’apprentissage dans le cadre familial et scolaire qui lui permettra, en se socialisant, de maîtriser sa violence. L’enfant n’est pas un adulte. Son apprentissage des comportements, des gestes et des mots intègre ce que les aînés lui montrent (…). ».

Mais… Pourquoi mon enfant tape ou mord ?

Difficile de proposer une réponse générale car, et on ne le dit que trop souvent, chaque enfant est différent. Chaque situation de conflit l’est tout autant et son contexte doit être pris en compte pour résoudre la question. Il est important de rappeler cependant qu’en bas âge et quand le langage n’est pas – du tout, ou pas encore – totalement maîtrisé, le corps pourrait parfois prendre le relai pour exprimer ce que Ptiloup ne sait pas encore dire.

Faut-il prévenir toutes les situations conflictuelles et empêcher toutes les colères ?

On vous répondrait bien oui… et non. Les enfants apprennent par l’expérience. Vous ne pourrez pas empêcher toutes les disputes (entre copains/copines et/ou entre frères et sœurs), et ce sont des expériences par lesquelles les enfants vont acquérir les bases de leurs futures compétences relationnelles et émotionnelles. La prochaine fois (ou la suivante) peut-être qu’Arthur ne se jettera pas toute main tendue sur la joue de Tom pour lui arracher son jeu, mais lui demandera d’abord s’il veut bien lui prêter. Apprendre à résoudre seul un conflit aujourd’hui, c’est aussi faciliter leur future vie d’adulte.

On n’encourage pas pour autant au laisser-faire et à la non-intervention des adultes ; vous devez évidemment garder un œil attentif sur toutes les situations, et surtout celles susceptibles de dégénérer physiquement pour intervenir avant que n’ait lieu le geste de trop (morsure, gifle etc).

Gestion de crise vers un retour au calme

Si vous arrivez trop tard, le premier réflexe est bien évidemment de séparer les deux enfants. Et le mot d’ordre (après avoir réconforté et effectué les soins nécessaires pour la blessure de guerre) : tout expliquer avec des mots simples aux deux protagonistes (celui qui a tapé/mordu, celui qui a été tapé/mordu). On ne banalise évidemment pas le geste : il n’est pas autorisé.

“ Arthur n’a pas l’habitude de partager ses jouets. Il voulait le camion avec lequel tu jouais, et il t’a fait mal pour avoir le camion. C’est interdit de faire mal et maintenant, Arthur le sait. ”

“ Ici, les jouets sont à tous les enfants. On apprend à les partager tous ensemble. Tu as fait mal à Tom et il est triste. C’est interdit de faire mal, même quand on veut un jouet très fort. “

imagier des signes

Si le langage n’est pas bien en place chez l’un comme chez l’autre, vous pouvez doubler vos explications de quelques signes. Il est important que les enfants entendent (de vous ou de l’autre) les émotions provoquées chez eux par ce qui vient de se passer. Colère ? Tristesse ? S’ils sont en capacité de verbaliser leur ressenti, on les y encourage. Les Ptiloups sont encore dans l’âge où ils ont besoin d’être accompagnés pour apprendre à réguler leurs nombreuses émotions seuls. On n’hésite pas à proposer l’intervention de nos meilleurs alliés, les coussins attrape-colère et retour au calme :

coussin retour au calme

Des idées pour un retour au calme des enfants

Ma douce et calme boule de poils

À la maison, le contact d’un animal de compagnie avec Ptiloup peut être bénéfique. Le lien qui se crée entre les deux est un formidable régulateur d’énergie et apprend à Ptiloup les bases de l’adaptation sociale. En effet, il va devoir apprendre à maîtriser sa force et ses gestes au contact de l’animal. On veille évidemment à être toujours présent lors de leurs interactions.

L’initiation sportive pour réguler les émotions

L’initiation à la pratique sportive est non seulement une aide à la régulation émotionnelle, mais aussi un apprentissage des valeurs sociales fondamentales. Lors des activités sportives, les enfants peuvent relâcher leur énergie au sein d’une activité réglementée.

Et si l’agressivité perdure ?

Les apprentissages sociaux psychoaffectifs de la vie entre pairs sont nombreux et de fait, complexes à tous assimiler d’un seul coup pour un petit cerveau en construction ; la période d’ajustement peut légitimement vous sembler très longue ! Cependant, si l’agressivité de Ptiloup perdure et s’accentue, n’hésitez pas à vous rapprocher de professionnels de santé qui sauront vous conseiller pour l’accompagner au mieux.

Nos articles sur la même thématique :
Pour aller plus loin :
  • Patrick Ben Soussan, De l’art d’élever des enfants (im)parfaits (Erès, 2018) et Comment Survivre à ses enfants ? Ce que la parentalité positive ne vous a pas dit (Erès, 2019).
  • Infants’ unprovoked acts of force toward others Audun Dahl Department of Psychology, University of California, Santa Cruz, USA 2015
  • Comprendre la violence des enfants. L’apport des neurosciences, sous la direction de Math François, Desor Didier, Witkowski Pierrette (Dunod, 2015).
5 choses à retenir sur la plagiocéphalie positionnelle de Bébé

5 choses à retenir sur la plagiocéphalie positionnelle de Bébé

Article rédigé en partenariat avec Cléa Secci, kinésithérapeute pédiatrique.

La plagiocéphalie positionnelle de Bébé est une déformation du crâne consécutive à l’application d’une force extérieure sur une zone du crâne et de façon répétée. C’est la position préférentielle qu’adopte le nourrisson qui est en cause. Elle concernerait 1 enfant sur 5. Face à une telle situation, il est recommandé de consulter un kinésithérapeute spécialisé en pédiatrie. Voici quelques notions intéressantes à retenir sur le sujet.

5 choses sur la plagiocéphalie positionnelle du nourrisson

1 – L’aplatissement du crâne est le reflet d’un manque de mobilité global du bébé vers un côté non préférentiel, entraînant une plagiocéphalie, ou bien de façon bilatérale, entraînant une brachycéphalie.

2 – C’est l’évolution vers une mobilité globale et cervicale riche du bébé qui va permettre au crâne de se remodeler progressivement. Ce gain de mobilité peut se faire par le biais d’exercices actifs avec Bébé montrés par votre kinésithérapeute pédiatrique et à reproduire à la maison, ainsi que des mobilisations que ce dernier réalisera en séance.

3 – Bébé apprend beaucoup sur le plan moteur lorsqu’il est positionné à plat sur le dos sur une surface ferme. Ainsi il ressent mieux son corps et ses points d’appui et emmagasine de l’expérience pour développer un large panel d’adaptations posturales et sa motricité. Pour cela, le choix d’un tapis de qualité est important. Il vaut mieux éviter les revêtements textiles qui empêchent les glissements.

4 – Les bébés sont naturellement attirés par les motifs contrastés. Pour les guider vers le côté non préférentiel on utilisera des objets noirs et blancs dans un premier temps (jusqu’à 3 mois environ), puis des objets aux couleurs très vives et contrastées.

Cube coloré blog wesco

Avec ce cube coloré, il est possible de mixer les deux principes en glissant des images contrastées noires et blanches :

5 – Le remodelage du crâne est un processus plus lent que celui de la déformation. La prise de mesures crâniennes par votre kinésithérapeute (espacées d’un mois et demi environ) permet de quantifier objectivement l’évolution.

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Socialisation chez bébé : comment encourager un comportement prosocial ?

Socialisation chez bébé : comment encourager un comportement prosocial ?

À l’aube de son premier anniversaire, Bébé peut déjà adopter un comportement prosocial. Il est en mesure d’interagir en conscience avec les personnes qui l’entourent et d’esquisser des comportements variés. Il est capable de distinguer différentes émotions sur les visages. Au fur et à mesure qu’il grandira, il sera en mesure d’adopter une attitude prosociale sereine comme l’empathie, l’entraide et la coopération.

C’est quoi un comportement prosocial ?

Un comportement prosocial correspond à l’attitude bienveillante que nous adoptons de manière volontaire vis-à-vis d’autrui comme se montrer solidaire, faire preuve d’altruisme ou de coopération sans attendre de contrepartie. Le comportement prosocial fait son apparition assez tôt dans l’enfance dès la première année de vie et s’enrichit ensuite au fil du temps (même à l’âge adulte encore). Le comportement prosocial a un impact positif dans les relations sociales puisqu’il facilite les interactions entre les individus. Plus le comportement prosocial est ancré tôt, plus cela devient un trait de caractère naturel et spontané.

Comportement prosocial et enfance  : que savons-nous  ?

Tous les enfants sont dotés d’un comportement prosocial

C’est l’environnement social dans lequel évolue Bébé qui va influer sur son comportement prosocial. On sait d’ailleurs aujourd’hui qu’il n’y a pas d’enfants plus enclins que d’autres à adopter un comportement qui profite à autrui. En revanche, l’environnement et les personnes qui entourent un enfant vont avoir un rôle déterminant. Dès son plus jeune âge Ptiloup est un fin observateur et il agit le plus souvent par mimétisme avec les modèles de socialisation qui l’entourent. C’est pourquoi, s’il observe ses parents accomplir des actions de bienveillance, de solidarité ou d’altruisme de manière spontanée et désintéressée, cela deviendra pour lui une norme morale et sociale. Aider, partager, réconforter et consoler feront partie de son quotidien !

Culpabilité & empathie : des sentiments prédicteurs du comportement prosocial ?

Bien que tous les enfants puissent faire preuve d’entraide, les études menées sur le sujet relèvent deux situations morales particulièrement enclines au comportement prosocial :

  • un enfant qui ressent très tôt la culpabilité lorsqu’il transgresse une règle aura conscience des conséquences de ses actes sur lui-même et l’autre (« Mon attitude peut offenser ») ;
  • à contrario, un enfant qui a un fort réservoir d’empathie et qui manifeste son désir d’aider sans retenue aura un comportement prosocial particulièrement actif.

L’évolution du comportement prosocial au cours de l’enfance

Au fur et à mesure que les années passent, Ptiloup affûte son comportement prosocial. On note ainsi 2 temps majeurs dans la petite enfance :

  • vers l’âge de 2 ans : il commence à se montrer aidant dans des situations simples du quotidien. Par exemple : ramasser le doudou tombé au sol et le redonner de manière spontanée à son petit propriétaire… réconfort garanti !
  • au début de l’école maternelle, vers l’âge de 3-4 ans, il est en capacité de décrypter des situations plus complexes et ne se contente plus seulement d’aider mais intègre les notions de partage et de réconfort. Par exemple, il va venir en aide à un camarade qui semble triste dans la cour de l’école.

Bien sûr, le comportement prosocial deviendra plus complexe au fur et à mesure des années grâce à la diversité des situations auxquelles il sera confronté à l’adolescence puis à l’âge adulte.

Les bénéfices du comportement prosocial chez le jeune enfant

Les enfants qui adoptent un comportement prosocial dès le plus jeune âge en tirent très souvent les bénéfices dans la vie en groupe. Les prémices se font à la crèche mais c’est surtout à l’école qu’un enfant peut se démarquer avec une attitude prosociale. En effet, cela lui permet de :

  • nouer plus facilement des relations positives et bienveillantes envers les autres ;
  • comprendre ses émotions et celles des autres (coucou le super pouvoir d’empathie) ;
  • résoudre avec habileté les petits conflits du quotidien.

Comment peut-on encourager le comportement prosocial chez Bébé ?

Vous l’avez compris, pour que Bébé adopte instinctivement un comportement prosocial, il va falloir lui montrer le chemin… car les pairs qui l’entourent ont tous un rôle à jouer !

Le comportement prosocial sur le lieu de garde

Qu’il soit gardé dans une crèche, une MAM ou à domicile, Ptiloup évolue au contact d’autres enfants (eux-mêmes tous différents). Cette diversité est une chance dès tout-petit pour ne pas laisser les fausses croyances sur les autres s’installer (différences de genre, culturelles ou socio-économiques).
Vous êtes professionnel de la petite enfance, voici quelques pistes pour encourager les comportements prosociaux :

  • Multipliez les occasions de jouer en groupe pour favoriser la coopération et la bienveillance.
  • Autant que possible, faites évoluer régulièrement la composition des groupes. Même si les affinités sont inévitables, plus tôt les enfants sont habitués à être avec des enfants différents d’eux, moins ils seront réfractaires à aider autrui.
  • Pour certaines activités, détachez vous de la barrière de l’âge. Par exemple, lors d’un atelier peinture vous pouvez créer des binômes avec 2 tranches d’âges (12 et 24 mois par exemple). L’enfant plus âgé pourra ainsi aider le plus jeune pour l’appropriation et la maîtrise du pinceau.
  • Valorisez verbalement avec des mots simples chaque situation où un enfant a fait preuve d’un comportement prosocial envers un autre enfant. N’oublions pas que la répétition est la clé !

Le comportement prosocial à la maison

Votre tout petit n’a d’yeux que pour vous et c’est bien normal : vous êtes son point d’ancrage dans le tourbillon du quotidien ! Votre attitude au quotidien et votre souci d’autrui seront pour lui les exemples les plus probants : tenir la porte dans un magasin, aider une personne qui cherche son chemin, saluer poliment un commerçant…

Félicitez votre tout petit lorsqu’il fait preuve d’un comportement prosocial et expliquez-lui quand il n’a pas l’attitude qu’il faut. Plutôt qu’une punition injonctive, préférez une explication claire et concrète. Un enfant a besoin d’entendre et de comprendre dans quel cas son comportement et ses actes peuvent affecter l’autre.

Nul doute que Ptiloup gardera en mémoire toutes ses situations, se les appropriera pour mieux les restituer dans son quotidien d’enfant puis d’adulte accompli et bienveillant.

En bref

Les comportements prosociaux sont un des fondements d’une société bienveillante et tolérante. Plutôt que de faire peser ce poids exclusivement sur les petites épaules de nos chérubins, gardons en mémoire que nous formons une seule et même chaîne où chacun peut faire preuve d’empathie, de solidarité et d’altruisme. Et si finalement, nous retenions que s’intéresser à l’autre est autant bénéfique pour celui qui donne que celui qui reçoit ? À méditer 😉

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Guide d’achat : comment bien choisir la vaisselle pour la crèche et l’école ?

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À la crèche et plus généralement en restauration collective, le choix de la vaisselle est important puisqu’il doit répondre à des critères de solidité, durabilité et sécurité pour les enfants et leurs encadrants. Découvrez dans ce guide complet les différentes matières de vaisselle et faites le bon choix pour votre structure !

Crèche ou cantine scolaire : pourquoi le choix de la vaisselle est-il important ?

Les critères de base pour vous équiper

Utilisée quotidiennement, la vaisselle est soumise à rudes épreuves : lavages à répétition et à haute température, résistance aux chutes et aux chocs des couverts… C’est pourquoi, en tant qu’expert de la petite enfance depuis 1975, nous vous recommandons d’intégrer les critères suivants dans votre sélection vaisselle :

  • Sécurité : soyez attentifs au design de la vaisselle (bords arrondis par exemple) et au respect des normes en vigueur : absence de BPA et de phtalates, conforme à la norme EN 14372.
  • Innocuité : par précaution et en prévention des perturbateurs endocriniens, il est conseillé d’utiliser pour les aliments chauds de la vaisselle non poreuse (en verre par exemple).
  • Solidité : en fonction de l’âge des enfants, de l’usage et du lieu (intérieur ou extérieur), certaines matières sont plus prédestinées. On pense notamment au plastique biosourcé qui est une matière particulièrement résistante.
  • Ergonomie : pour encourager l’autonomie, la vaisselle doit être choisie en fonction de la tranche d’âge des enfants. Par exemple, la vaisselle doit être facilement préhensible par les petites mains et la taille des contenants doit être adaptée (par exemple un gobelet de petite taille qui peut facilement être porté à la bouche…).
  • Durabilité : privilégiez les matières résistantes dans le temps voire celles qui sont aussi 100% recyclables en fin de vie. Incontestablement, ces matières seront plus respectueuses de l’environnement. Par exemple, vous pouvez opter pour l’inox.

Vaisselle en verre, inox ou plastique : comment choisir ?

Face à la diversité des matières de vaisselle, voici un focus sur chacune d’elles pour orienter votre choix.

À noter : toutes les caractéristiques techniques présentées dans cet article sont propres à nos gammes de produits vendues sur www.wesco.fr.

La vaisselle en verre

assortiment vaisselle en verre

Matière durable par excellence, le verre est résistant à l’usage et recyclable à 100% en fin de vie.

 

Les avantages :

  • Matière non poreuse : ne favorise pas le développement des bactéries et ne migre pas au contact prolongé avec de l’alimentation chaude. Il n’y a aucun risque de dégradation de la qualité nutritive des aliments.
  • Haute résistance : supporte les variations de température et les rayures de couverts à répétition. Supporte également les lavages intensifs (y compris le passage en lave-vaisselle industriel).
  • Utilisation au four traditionnel et four micro-ondes.
  • Âge d’utilisation : la vaisselle en verre peut être utilisée dès tout petit, toutefois si l’enfant doit l’utiliser en autonomie, nous conseillons plutôt d’attendre l’âge de 2 ans. À cet âge-là l’enfant maîtrise ses gestes avec plus de précision et moins de brutalité. Il a aussi assez de force pour soulever et porter à la bouche (un critère important à prendre en compte dans la mesure où le verre est une matière relativement lourde).
  • À noter : à contrario du verre classique, le verre trempé est plus épais et donc plus solide. En cas de casse, le verre trempé se brise en de nombreux petits morceaux non tranchants (sécurisant pour les enfants et leurs encadrants).

La vaisselle en inox

assortiment vaisselle en inox pour enfant

Alternative au verre, la vaisselle en inox se distingue par son critère incassable.

 

Les avantages :

  • Matière qui garantit une totale innocuité grâce à sa surface non poreuse et très hygiénique. Elle n’altère pas les saveurs et ne donne aucun goût aux aliments.
  • Légèreté : l’inox est trois fois plus dense que l’aluminium et donc moins lourd.
  • Résistance absolue car l’inox est une matière incassable, résistante aux températures extrêmes et à la corrosion (ne rouille pas).
  • Lavage au lave-vaisselle et utilisation au four uniquement (attention, l’inox est une matière qui ne passe pas au four à micro-ondes).
  • Âge d’utilisation : si les contenants en inox peuvent être utilisés dès le début de la diversification, les couverts en inox quant à eux doivent être introduits plus tard, à partir de l’âge de 12 mois.

La vaisselle en plastique

assortiment vaisselle plastique enfant

Si le plastique est une matière qui a moins la côté ces derniers temps, elle présente néanmoins ses avantages pour les repas en collectivité.

 

Les avantages :

  • Un look plus fun avec différents coloris au choix et un aspect mat.
  • Avantage environnemental : Chez Wesco, nous proposons une gamme de vaisselle fabriquée en France à partir de plastique biosourcé (issu des déchets de la culture de canne à sucre) et recyclable à 100%.
  • Haute résistance notamment lors des chutes intempestives de la table au sol (moins de risque de casse contrairement au verre et d’accrocs comme cela peut être le cas avec l’inox).
  • Ergonomie : toucher doux (matière plus chaleureuse et moins froide contrairement au verre ou à l’inox).
  • Une légèreté à toute épreuve : particulièrement adaptée pour les petites mains et pour encourager leur autonomie.
  • Lavage au lave-vaisselle et utilisation uniquement au four micro-ondes. La température maximale tolérée étant de 65°C.
  • Innocuité : la vaisselle en plastique de conception Wesco est stérilisable ce qui garantit une hygiène irréprochable contre le développement des bactéries.
  • La vaisselle en plastique tire son épingle du jeu pour les repas froids (pique-nique ou goûter) et tout particulièrement lorsqu’ils sont pris à l’extérieur. La vaisselle en plastique est également moins bruyante (lorsque l’enfant pose l’assiette sur la table par exemple).
  • Âge d’utilisation : à partir de 12 mois pour la gamme de conception Wesco en plastique biosourcé.

Les autres matières de vaisselle en alternative

La vaisselle en silicone

assiette bol en silicone pour enfant

Le silicone est une matière qui arrive en force sur le marché ces dernières années et qui se présente comme une autre possibilité face au plastique. Assurez-vous toujours de choisir de la vaisselle en silicone alimentaire (seule garantie d’un contact alimentaire sans risque).

 

Les avantages :

  • Matière douce et souple, agréable au toucher.
  • Ergonomie : matière légère, bords arrondis qui facilitent la préhension des enfants.
  • Souvent la vaisselle en silicone dispose d’une base antidérapante. Très pratique pour maintenir l’assiette en place sur une surface plane et résister aux gestes encore peu assurés des jeunes enfants.
  • Entretien facile : lavage au lave-vaisselle.
  • S’utilise avec des écarts de température allant de -20°C à +100°C (au four traditionnel et au four micro-ondes).
  • Sécurité : matière garantie sans bisphénol A.
  • Âge d’utilisation : à partir de 4 mois.

 

À noter : pour garantir une totale innocuité, il est déconseillé de l’utiliser avec des couverts non tranchants. En effet, une micro coupure (ou les mordillements de petites quenottes de Bébé) pourraient rendre la surface poreuse. Tout comme il est recommandé de vérifier très régulièrement l’état des tétines de biberon, nous vous conseillons de faire de même avec la vaisselle en silicone.

La vaisselle en silicone est parfaitement adaptée aux bébés adeptes de la DME (Diversification Menée par l’Enfant).


La vaisselle en porcelaine

assiette en porcelaine enfant

Matière de très haute qualité, la porcelaine est plus destinée à un usage à la maison qu’à un usage en collectivité. Sa fragilité engendre un risque de casse plus important.

 

Les avantages :

  • Esthétique : couleurs, motifs… peuvent parfaitement se marier avec la matière porcelaine pour une vaisselle qui a du pep’s !
  • Haute résistance aux rayures et écarts de température (-20°C à +200°C). La porcelaine conserve mieux la chaleur des plats et ne dégage aucun goût ni odeur au contact de la nourriture.
  • Sécurité : la porcelaine est une matière non poreuse qui ne permet pas le développement des bactéries.
  • Lavage au lave-vaisselle et utilisation au micro-ondes (incompatibilité avec le four traditionnel).
  • Âge d’utilisation : dès le début de la diversification sous réserve d’accompagnement d’un adulte.

 

À noter : la vaisselle en porcelaine vendue sur www.wesco.fr a une base en silicone amovible assurant un côté antidérapant et anti-renversement.

En bref

Avec ce comparatif, nous vous donnons les clés pour choisir la gamme de vaisselle qui correspond aux besoins de votre structure. Chez Wesco, toutes les gammes sont proposées dans des matières de qualité, respectueuses de l’environnement et de la santé des utilisateurs.

enfant en bas âge assis à une table en train de manger leur repas à la crèche
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Les différents modes de garde pour Bébé

Les différents modes de garde pour Bébé

Vous venez tout juste d’apprendre qu’un petit être déboulera dans vos vies dans quelques mois, que déjà on vous parle du mode de garde. Le choix du mode de garde et les disponibilités varient vraiment d’une ville à une autre, accentuant la pression sur les familles. Il est donc fortement recommandé de s’y prendre au plus tôt. Si vous (ou le co-parent) optez pour un congé parental à 100%, vous disposerez d’un peu plus de temps pour vous pencher sur le sujet du mode de garde. Pour les autres, voici un panorama des différents modes de garde (soumis à une réglementation officielle) pour votre Ptiloup chouchou !

Avant-propos : on se rassure !

Reprise du travail et mode de garde vont de pair. Pour les parents, confier son enfant est parfois source d’inquiétude et c’est compréhensible ! La séparation et le nouveau rythme quotidien qui se met en place sont autant de chamboulements… mais promis bien souvent tout roule au bout de quelques jours ! Sachez qu’il n’y a pas un mode de garde à privilégier plutôt qu’un autre. Ce choix n’appartient qu’à vous et rien qu’à vous. Ayez confiance, votre choix sera le bon pour VOTRE bébé !

Quels sont les différents modes de garde en France ?

Pour des raisons culturelles et de durée de congé maternité, le mode de garde d’un tout-petit varie au sein même de l’Union Européenne. Ainsi, en France, un bébé peut être confié très tôt (à partir de 2 mois ½) puisque le congé postnatal pour un premier ou deuxième enfant est de 10 semaines.

Pour faire garder votre bébé, voici les modes de garde que vous pourrez trouver :

La crèche

Ce mode d’accueil collectif peut se présenter sous différentes formes :

  • crèche publique : municipale ou départementale, elle accueille un nombre important d’enfants ;
  • crèche privée : fonctionne comme une crèche municipale. En revanche, sa gestion est assurée par un prestataire privé ;
  • crèche parentale : structure associative qui accueille un nombre plus restreint d’enfants et dont les parents participent activement au fonctionnement et à la vie quotidienne ;
  • crèche associative : il s’agit d’une structure de loi 1901 qui répond aux mêmes obligations qu’une crèche publique ou privée ;
  • crèche interentreprise : il peut s’agir d’une crèche privée ou associative dans laquelle plusieurs entreprises louent des berceaux pour permettre à leurs salariés d’avoir une place en crèche ;
  • micro-crèche : structure privée qui peut accueillir au maximum 10 enfants.

Quel que soit le type de crèche, les professionnels qui y exercent sont tous diplômés : auxiliaire de puériculture, Educateur de Jeunes Enfants…

L’assistante maternelle

Il s’agit d’une professionnelle de la petite enfance formée et diplômée qui accueille à son domicile jusqu’à 4 enfants. Pour pouvoir exercer, l’assistante maternelle doit disposer d’un agrément délivré par le Conseil Départemental.

La MAM

De plus en plus d’assistantes maternelles choisissent de se regrouper et de travailler ensemble dans des MAM (Maisons d’Assistantes Maternelles). Chaque MAM peut compter dans ses effectifs jusqu’à 4 assistantes maternelles (dont chacune a un agrément pour 4 enfants maximum).

La halte garderie

C’est un mode d’accueil dit ponctuel puisque les enfants y sont accueillis à raison de quelques heures ou demi-journées par semaine. En outre, c’est un bon moyen pour familiariser l’enfant avec la vie en collectivité. D’autant plus s’il est gardé à domicile ou dans son cercle familial proche comme les grands parents par exemple.

Comment choisir un mode de garde pour votre bébé ?

Étape 1 : se renseigner auprès du Relais Petite Enfance le plus proche

Dans un premier temps, vous pouvez procéder par élimination en vous renseignant auprès du Relais Petite Enfance de votre ville pour connaître les modes de garde disponibles près de chez vous. Vous pouvez également vous rapprocher de votre employeur qui dispose peut-être de berceaux d’entreprise auprès d’une crèche.

Étape 2 : lister vos attentes par rapport au mode de garde

En parallèle, prenez le temps de poser par écrit vos souhaits et éléments sur lesquels vous ne souhaitez pas transiger. Cela vous orientera encore un peu plus vers un mode de garde plutôt qu’un autre. En prime, vous aurez une trame pour vos futurs rendez-vous avec les structures d’accueil :

  • Organisation logistique et familiale : quels sont vos horaires chaque jour ou semaine ? qui déposera et récupérera Bébé le soir ? N’oubliez pas de prendre en compte la distance et le temps de transport jusqu’à votre lieu de travail.
  • Projet pédagogique : portez-vous un intérêt pour un projet pédagogique bien établi (organisation du quotidien, fil conducteur pour les activités…) ?
  • Espace de jeu intérieur et extérieur : souhaitez-vous que votre enfant puisse passer du temps en extérieur un peu chaque jour ? Les promenades et sorties en dehors de la structure font-elles partie de vos souhaits ?
  • Organisation et fonctionnement sur le lieu de garde : que comprend le tarif mensuel (couches, repas, produits d’hygiène…) ? Comment se passent les temps de sommeil ? La poursuite de l’allaitement est-elle possible ? Les dates de congés coïncident-elles avec les vôtres ?
  • Budget : quel budget maximum pouvez-vous allouer à la garde de votre enfant ? D’un mode de garde à un autre, les coûts peuvent varier énormément. Cartes, il y a le taux horaire mais parfois d’autres frais sont à ajouter (repas, indemnités entretien, transport, fin de contrat…). En fonction de votre situation fiscale N-2, la composition de votre foyer (nombre d’enfants à charge) et le mode de garde retenu, la CAF sera en mesure de vous indiquer les aides et leurs montants dont vous pourrez bénéficier.

Où trouver des infos officielles sur le mode de garde de votre enfant ?

Voici une liste des principaux sites officiels à mettre dans vos favoris :

  • monenfant.fr : le site pour accompagner les parents dans l’éducation de leur enfant (de la naissance à l’adolescence) ;
  • caf.fr : vous y trouverez toutes les aides et démarches en fonction du mode de garde retenu ;
  • pajemploi.fr : le site de référence pour toutes les démarches officielles des parents employeurs ;
  • servicepublic.fr : utilisez le moteur de recherche en bas de la page puis renseignez votre ville. Vous obtiendrez la liste des interlocuteurs à contacter près de chez vous. Ils pourront vous accompagner dans votre recherche de mode de garde.
En bref

Ces éléments sont une première base pour orienter vos recherches. Elles vous permettront de faire votre propre choix : un choix dans lequel vous vous sentez en confiance et où vous déposer votre tout-petit sans crainte. Chaque journée sera pour lui une nouvelle opportunité de s’épanouir avec à la clé de chaleureuses retrouvailles avec vous en fin de journée… Quel chouette programme !

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