Affordance et petite enfance : en route vers la libre exploration ! 

Affordance et petite enfance : en route vers la libre exploration ! 

Les enfants ont une imagination débordante et une envie d’exploration inépuisable. Ils pourraient passer des heures à jouer avec tout et n’importe quoi ! D’ailleurs, vous vous êtes déjà demandé pourquoi les enfants détournaient l’utilisation première des objets du quotidien ? Comme la table à manger qui devient leur cabane préférée ou même votre table basse qui devient un circuit automobile.

Décryptons ensemble ces comportements en s’appuyant sur la théorie de l’affordance et découvrons comment ce concept et la libre exploration peuvent être utilisés dans l’aménagement de nos espaces.

À la découverte de l’affordance ! 

Tout d’abord, remontons un peu le temps et arrêtons nous en 1970. James Gibson, psychologue américain, explique que l’Homme interagit facilement dans un environnement grâce à sa capacité de percevoir des actions qui s’offrent à lui avec des objets. Il nous indique qu’un environnement n’existe pas à côté d’un individu mais toujours par rapport à un individu.

Prenons un exemple, si un adulte rentre dans une pièce pour la première fois et qu’il voit un bloc, ni trop gros ni trop petit et à la hauteur de ses genoux. Sans vraiment y penser et avec fluidité, l’individu va vouloir s’asseoir dessus. Maintenant, prenons la même pièce et le même objet mais cette fois-ci avec un petit d’Homme. Pour celui-ci, l’action ne sera pas la même : il sera plus enclin à grimper dessus ou à le transformer selon sa perception.

Cette perception face à un objet/un environnement, c’est ce que va appeler James Gibson : l’affordance. Ce mot affordance est un néologisme anglais formé à partir du verbe anglais « To afford » qui signifie « procurer l’envie de… » ou « donner l’opportunité de… ».

À la découverte de la libre exploration !

Assez simplement, la libre exploration c’est l’occasion pour Bébé ou pour un enfant de jouer ou d’explorer selon son envie, ses capacités mais aussi selon son imagination. C’est aussi permettre à l’enfant d’expérimenter des objets entre eux, de découvrir des nouveaux espaces, de mélanger des jeux ou des objets… Ainsi, il pourra vivre des expériences différentes et enrichissantes au gré de son développement.

Toutefois, la libre exploration ne veut pas dire que vous ne devez pas être présent. Gardez un oeil observateur afin de veiller à ce que tout se passe pour le mieux. Bébé aimera vous voir dans son champ de vision et pourra explorer plus librement les espaces.

En quoi l’affordance et la libre exploration sont utiles dans le développement d’un Bébé ? 

Laissez-nous vous présenter Eleanor Gibson, épouse de M. Gibson, mais également et surtout psychologue. Elle a étudié le développement des tout-petits en le reliant à l’affordance et à l’exploration.

Eleanor Gibson montre qu’un Bébé qui explore librement son environnement en fonction des objets qui s’offrent à lui, apprend ! Et il apprend en développant de nouvelles affordances : grimper, porter, se cacher, s’asseoir, transvaser, etc. Plus un Bébé grandit, plus les invitations des objets évoluent et deviennent complexes et riches.

Créer un environnement riche en affordances et favoriser la libre exploration c’est permettre à Bébé : 

  • De mieux connaître un objet et de découvrir des fonctions de celui-ci en le testant avec d’autres objets ; 
  • D’améliorer sa motricité fine et sa motricité globale ; 
  • De développer sa confiance en soi grâce notamment à la confiance que vous lui donnez en le laissant faire ses expérimentations ; 
  • De développer sa curiosité, sa créativité et son imaginaire ; 
  • D’utiliser plusieurs de ses sens ; 
  • D’apprendre selon son rythme d’apprentissage. 

Comment favoriser les affordances et la libre exploration ? 

Si nous ne pouvons pas forcer une affordance, nous pouvons la provoquer en repensant nos espaces pour offrir un environnement riche d’actions.

Lire son environnement en pensant affordance

Dans un premier temps, pour offrir le plus d’affordances possible aux enfants, il faut revoir notre perception des objets et des espaces. Revoir notre perception c’est changer notre regard en se mettant à la place des enfants.
Pour cela, il va falloir lire votre espace mais pas simplement en listant les objets qui s’y trouvent mais en utilisant une description dynamique.

Pour y arriver, posez-vous les questions suivantes : 

  • Comment l’enfant va t’il se sentir invité par l’objet ? 
  • Qu’est-ce que ça va lui procurer ? 
  • Comment permettre à l’enfant d’investir les lieux ? 
  • Quelles dispositions vont amener à tel ou tel comportement ? 

Repenser et réfléchir l’aménagement des espaces

Une fois la lecture dynamique de votre environnement réalisée, il est temps de repenser votre aménagement ! 

Parce qu’il n’existe pas une seule manière d’aménager un espace et que rien n’est figé voici quelques pistes de réflexion : 

  • Ouvrir les espaces et autoriser le déplacement des jeux dans plusieurs endroits. Par exemple, vous pouvez laisser un enfant prendre une passoire du coin dinette pour l’utiliser dans un autre endroit ; 
  • Mettre des tapis plus grands afin d’inviter les tout-petits à explorer plus loin ; 
  • Choisir des jeux permettant d’élargir les possibilités d’actions ; 
  • Mettre des tapis de protection pour sécuriser certains endroits. Par exemple, vous pouvez sécuriser l’exploration d’une table en mettant des tapis au sol ; 
  • Aller au-delà de l’esthétisme et vraiment penser aux invitations d’un endroit. 

Ces suggestions fonctionnent aussi bien pour un espace intérieur qu’un espace extérieur.

Pour conclure

Les enfants sont de véritables explorateurs : ils aiment expérimenter, grimper, tester, et même se tromper. La théorie de l’affordance nous permet de mieux comprendre certains jeux et comportements de nos enfants et de saisir l’importance qu’ils ont dans leur apprentissage. C’est en favorisant l’exploration que vous pourrez offrir une richesse d’affordances dans vos espaces.

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Pour aller plus loin

  • Anne-Sophie, directrice scientifique de l’institut Petite Enfance Boris Cyrulnik nous explique en vidéo la théorie de l’affordance : voir la vidéo
  • Lire le livre « Libre exploration éducative » de Anne-Sophie Rochegude et Chloé Ruby.

La DME : diversification menée par l’enfant

La DME : diversification menée par l’enfant

Même si l’alimentation principale de Bébé reste le lait, vous cherchez comment diversifier peu à peu son alimentation ? Introduire de nouveaux aliments grâce à la diversification menée par l’enfant (DME) apporte de nombreux bénéfices pour le tout-petit dont le mot-clé principal est la découverte ! Si vous optez pour cette méthode, il y aura tout de même quelques règles à respecter.

La diversification menée par l’enfant, qu’est-ce que c’est ?

Vous connaissiez la diversification alimentaire, mais la DME, qu’est-ce que c’est ?
Il s’agit d’une méthode de diversification alimentaire pour Bébé qui n’inclut pas d’aliments sous la forme de purée ou compote. On donne directement des morceaux adaptés à l’enfant.
Bien évidemment, au début il ne s’agit pas de faire un repas complet avec uniquement des morceaux. L’alimentation principale de Bébé doit rester le lait jusqu’à ses 12 mois.

Découvrez en vidéo ce qu’est la DME

 

La DME, oui, mais à quel âge ?

Il n’y a pas vraiment d’âge précis pour commencer la DME. Cela dépend du développement de l’enfant.
Il faut avant toute chose, qu’il sache se tenir bien droit et assis dans sa chaise pendant tout le repas. Cette étape se déroule généralement vers les 6 mois de l’enfant.

Bien évidemment, cela dépend de l’enfant et il peut y avoir quelques contre indications : malformations de la bouche, prématuré (il faudra alors adapter l’âge).

N’oubliez pas de demander l’avis à votre pédiatre avant de commencer la DME.

Qu’est-ce que la DME apporte à l’enfant ?

Le début peut être difficile car l’enfant découvre. Mais au fur et à mesure des découvertes, les bénéfices seront nombreux pour l’enfant mais aussi pour les parents.

La motricité fine : lorsque l’enfant apprend à saisir un aliment et l’amène à sa bouche. Il apprend à maîtriser sa force pour ne pas écraser la nourriture mais il apprend également à maîtriser la pince avec ses doigts.

Un moment de partage : les parents peuvent partager plus facilement un repas avec le tout-petit. Même si la durée sera plus longue, Bébé mangera la même chose que ses parents, ce qui peut l’inciter et le motiver à aimer certains ingrédients. Mais aussi à copier ses parents dans la façon de manger.

La découverte et la curiosité alimentaire : grâce au fait que les aliments ne sont pas en purée, Bébé apprendra à découvrir les différentes textures et les différentes matières des aliments. Il s’éveillera aux différentes formes des aliments et pourra ainsi les reconnaître plus facilement par la suite.

L’autonomie : même s’il faut être à côté de l’enfant, il gérera seul son repas et se nourrira de lui-même. Il mangera la quantité dont il a besoin et s’arrêtera tout seul lorsqu’il n’aura plus faim sans être forcé.

Est-ce que la DME, c’est dangereux ?

Cela peut paraître absurde pour de nombreux adultes : donner des morceaux à un Bébé qui n’a pas dents… Quelle idée !
Mais pourtant, lorsque la DME est appliquée en respectant toutes les vigilances, il n’y a pas plus de risques de pratiquer la DME qu’une autre méthode de diversification pour nourrir votre tout-petit.

Il faut savoir que le Bébé possède naturellement un gag réflexe (ou réflexe nauséeux) qui va entraîner le rejet de l’aliment si celui-ci passe mal. Cela peut prendre un peu de temps, mais il faut garder son calme et ne surtout pas mettre les mains dans la bouche de Bébé si cela se produit. Au risque d’enfoncer le morceau plus loin qui ne l’est déjà.

Comment entamer la DME ?

Avant toute chose, je m’informe

On ne laisse JAMAIS Bébé seul lors de la DME.
Et surtout, on se renseigne sur les termes : haut le cœur, fausse route et un étouffement et on apprend la marche à suivre en cas d’étouffement.

On se renseigne également sur l’introduction des différents allergènes et sur les principales allergies auxquelles peuvent faire face les enfants.

La DME, c’est parti !

Ce qu’il faut tout d’abord se mettre en tête, c’est que lorsqu’on met en place la DME, on parle de découverte ! C’est un moment de calme et de patience avec l’enfant.
Ensuite, il ne faut pas avoir commencé à donner de la purée à votre tout petit. Et il ne faut pas non plus donner des petits pots ou de la purée en même temps que la DME.
On ne peut pas commencer la DME une fois que le lisse est commencé. Pourquoi ? Tout simplement car Bébé aura perdu son réflexe nauséeux. Il peut ainsi plus facilement faire fausse route.

Pour ne pas fatiguer Bébé au moment où vous choisissez d’entamer la DME, nous vous conseillons de faire 1 seul repas (éventuellement le midi) sous forme de DME. C’est une découverte qui va lui demander beaucoup d’énergie au début pour acquérir cette nouveauté. Puis, petit à petit, vous pourrez augmenter les repas sous forme de DME.
Il faut surtout le laisser gérer SEUL la prise des aliments avec sa main pour les amener à sa bouche, tout en restant bien évidemment à côté. Il ne faut pas lui tendre les aliments, le forcer ou même retirer un aliment de sa bouche, au risque d’enfoncer l’aliment et d’étouffer l’enfant.

Quelle taille d’aliments donner ?

Au début, proposer seulement 2/3 aliments à Bébé, pour le laisser s’habituer et surtout pour ne pas trop le laisser s’éparpiller.
Les aliments ne doivent pas être de la taille de l’index (qui est environ de la taille de la trachée de l’enfant), mais plutôt environ de la taille de la main de l’enfant, pour qu’il soit facilement saisissable.

Il y a évidemment certaines formes à éviter comme ce qui est rond (petites tomates, cerises, olives…), ce qui est friable ou même qui peut coller (comme de la salade).

Certains aliments sont intéressants pour l’enfant comme des tartines craquantes par exemple, car avec la salive il devient une pâte et c’est très facile pour Bébé de découvrir avec cet aliment. Vous pouvez y étaler différentes textures et ingrédients permettant une découverte plus facile.

Je m’arme de patience

Qui dit DME dit PATIENCE de la part de l’accompagnateur. La première fois que vous entamez la DME, Bébé peut mettre beaucoup de temps à manger, voire même très peu manger. Il prendra du temps à comprendre comment il doit faire : saisir l’aliment, le mettre à sa bouche pour essayer de le décomposer. Surtout, laissez-le faire, même si cela prend du temps les premières fois. Il gagnera au fur et à mesure en rapidité.

Propreté et DME ne font pas bon ménage

Lorsqu’on choisit de passer par la DME, il ne faut pas être trop maniaque sur la propreté du lieu de découverte de Bébé. Il saisit les aliments avec les mains, les amène à sa bouche, les écrase… C’est avant tout un terrain de découverte pour le tout-petit. Il ne faut pas trop lui en demander. Pensez plutôt à vous équiper pour rendre cette expérience incroyable et la plus facilement nettoyable possible.

Je m’équipe pour entamer la DME !

bavoir intégral blog wesco

Un bavoir intégral et une absorption maximale pour protéger Bébé de toutes les tâches éventuelles. Ce bavoir lui permettra d’explorer et de se nourrir en toute autonomie.

assiette à ventouse blog wesco

Une assiette à ventouse pour éviter que Bébé renverse tout par terre. Et surtout, 3 compartiments, permettant de séparer les différents aliments pour mieux les faire découvrir à Bébé.

 

chaise haute blog wesco

Une chaise haute pour voir à hauteur des grands et tenir seul en position assise.

gobelet enfant blog wesco

Un gobelet adapté aux petites mains de Bébé dès 12 mois. Il pourra ainsi saisir facilement son gobelet pour apprendre à boire en toute autonomie. Vous pouvez également utiliser un gobelet pour faire boire Bébé tout en l’aidant dès l’âge de 6 mois, puis le laisser en toute autonomie dès l’âge de 12 mois.

En bref

La diversification menée par l’enfant est une belle aventure qui attend le tout-petit. Alors, armez-vous de patience, de lâcher-prise et surtout renseignez-vous auprès d’un professionnel avant sa mise en place. Toucher, manipuler, apporter à sa bouche, écraser, découvrir des textures différentes… Bébé se régalera dans cette méthode de découverte et de diversification alimentaire. Alors, laissez-le partir à l’aventure ! (Tout en restant à ses côtés ;))

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Lit Montessori : les avantages et inconvénients

Lit Montessori : les avantages et inconvénients

Avez-vous entendu parler du lit Montessori ? Un concept issu de la pédagogie créée par la médecin Maria Montessori. Découvrons ensemble de quoi il s’agit, comment le mettre en place, ses avantages et ses inconvénients pour Ptiloup et vous.

Lit Montessori ou lit au sol

La pédagogie de Maria Montessori

Selon la pédagogie de Maria Montessori, il ne faudrait pas obliger un enfant à dormir. Il serait capable de s’endormir naturellement et si ce n’est pas le cas il devrait pouvoir explorer librement sa chambre. C’est dans cet objectif là que le lit Montessori a été pensé.

À quoi ça ressemble un lit Montessori ? 

C’est un lit au sol, facilement accessible, c’est-à-dire sans barreau ou sans structure autour du matelas et permettant à l’enfant de se mouvoir librement : de monter ou descendre de son lit seul.

Lit cabane, matelas au sol, lit tipi,… 

Il existe plusieurs modèles de lit Montessori comme le lit cabane, le lit tipi ou le matelas directement posé au sol. Pour respecter la pédagogie Montessori, le lit doit être : 

  • Proche du sol (de préférence sans pied, pas de tiroir…) ; 
  • Adapté à la taille de l’enfant ; 
  • Le design le plus épuré possible. 
Maman et bébé dans lit montessori blog wesco

Voici un premier exemple de lit au sol : le contour de matelas Cocon et son matelas Waterproof. Il encourage l’autonomie de Ptiloup tout en le sécurisant grâce à ses rebords autour du matelas.

Un deuxième exemple de lit Montessori : le lit bas Wesco. Conçu avec un sommier, ce lit peut être utilisé jusqu’aux 4 ans de l’enfant.

Pour créer un espace de sommeil douillet vous pourrez installer la CABANE Tio’la (comme sur la photo de droite).

À partir de quel âge utiliser un lit au sol ? 

Maria ne préconise pas d’âge pour installer Ptiloup dans un lit au sol. Certains parents attendent que l’enfant marche, d’autres attendent que l’enfant s’endorme seul et certains l’utilisent dès la naissance du tout-petit. Peut-être que vers ses 2 ans, Bébé vous fera des signes qu’il ne souhaite plus être dans son lit à barreaux, écoutez-le et choisissez un lit qui lui convient.

Les avantages d’un lit Montessori

Le lit au sol permet à l’enfant d’explorer son espace, avant de s’endormir ou quand il est réveillé, sans aide extérieure. En lui offrant cette autonomie, l’enfant développe à son rythme ses capacités sensorielles, cognitives et motrices. Aussi, il n’aura plus besoin de pleurer pour signaler qu’il est réveillé. C’est avec le sourire aux lèvres qu’il viendra vous rejoindre dans votre chambre ou dans le salon (attention à bien sécuriser les lieux comme les escaliers, les meubles, les objets dangereux, etc). Le lit Montessori est pratique pour s’asseoir à côté de lui. Vous pourrez plus facilement réaliser des papouilles ou des massages à Ptiloup. Et fini les escalades de Bébé pour sortir de son lit à barreaux ! 

Les inconvénients d’un lit Montessori

La liberté des mouvements de votre chérubin est aussi un inconvénient car il va pouvoir se lever seul et donc venir vous rejoindre à n’importe quelle heure de la nuit. La phase d’adaptation peut être longue. Notamment la phase du coucher qui risque de demander plus de patience et d’échange. Afin de l’améliorer, essayez de rallonger la routine du soir ou de mettre à disposition des livres à côté de son lit.

Si vous optez pour un lit Montessori, n’oubliez pas de sécuriser autour du lit afin d’adoucir les chutes potentielles de Ptiloup. Par exemple, vous pouvez mettre un tapis au sol, juste à côté du matelas.

Voici un tapis souple et moelleux pour mettre à côté du lit. Il peut aussi être utilisé en tapis de motricité.

Quand on installe un lit au sol, il faut également penser à l’aménagement du reste de la chambre car Ptiloup doit pouvoir explorer librement et en sécurité. Par exemple, installer des meubles bas et à sa hauteur. Les meubles doivent être solides et fixés au mur pour qu’il puisse s’y agripper en essayant de se mettre debout. Aussi, pensez à ranger les objets dangereux qui peuvent être accessibles.

Découvrez le meuble Babi Up conçu spécialement pour les petits explorateurs.

Astuces et conseils pour mettre en place un lit au sol

Maintenant que vous êtes incollables sur le lit Montessori, voici quelques astuces et conseils pour le mettre en place chez vous : 

  • Au risque de se répéter, sécurisez les lieux le plus possible : des meubles solides et de qualité, des meubles à bords arrondis, mettre des cache-prises, mettre des bacs de rangement, aucun fils électriques à porter des mains de Ptiloup, etc. 
  • Délimitez l’espace jeu avec un tapis pour qu’il puisse identifier visuellement son coin jeu et ainsi faire la différence avec son coin dodo. 
  • Mettez des livres accessibles à côté du lit. 
  • Occupez Bébé dans son lit en mettant un miroir incassable (conçu pour Bébé), un mobile (si vous optez pour un lit cabane ou tipi), de la décoration originale, etc. 
  • Installez une routine du soir avec des heures régulières pour faciliter l’adaptation. 
  • Lisez une histoire pour endormir Ptiloup. 
  • Installez une veilleuse qu’il pourra allumer tout seul. 
Pour conclure

Le principe du lit au sol est d’offrir plus de liberté et d’autonomie à son enfant dès son plus jeune âge. Ainsi, il va développer ses capacités motrices, sensorielles et cognitives. Être autonome va lui donner confiance en lui et il pourra s’épanouir à son allure.

Avez-vous testé le lit au sol pour votre enfant ? Si oui, partagez-nous votre expérience en commentaires ! 

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Animal de compagnie : les bienfaits pour un enfant

Animal de compagnie : les bienfaits pour un enfant

Au cours de l’enfance, un certain nombre d’enfants réclament un animal de compagnie. Une réflexion évidente pour certains parents et une crainte pour d’autres, s’engager dans l’adoption de ce nouvel arrivant n’est pas une mince affaire et demande réflexion. De par son influence sur le développement social de l’enfant, son éducation et ses émotions, l’animal de compagnie va procurer de nombreux bienfaits aux tout-petits. Mais il ne faut pas non plus oublier qu’il s’agit d’un être vivant qu’on adopte pour la vie, il y a forcément des contraintes qui sont non négligeables. À travers cet article, nous vous donnons quelques clés pour aboutir au mieux à votre réflexion d’adoption et nous vous partageons les nombreux bienfaits d’un animal sur l’enfant.

Un animal de compagnie : une décision importante pour toute la famille

Adopter un animal de compagnie, ça se réfléchit

L’adoption d’un animal de compagnie nécessite un engagement fort. Il aura besoin de votre attention au quotidien, vous devrez vous occuper de lui et répondre à ses besoins tout au long de sa vie. Il est nécessaire de bien y réfléchir et d’en discuter de façon pragmatique avant de prendre une décision. Dans un premier temps, il est essentiel de s’interroger sur l’aspect financier, car un animal domestique engendre forcément différentes dépenses qu’il faut être prêt à assumer : coût initial de l’animal, alimentation, vétérinaire, soins…

Cet engagement se réfléchit sur le long terme, vous devez pouvoir vous projeter pour les années à venir avec ce compagnon. Ensuite, un chiot ou un chaton ne restera pas petit toute sa vie, il va forcément finir par prendre plus de place ! Pensez à vérifier le poids et la taille adulte de la race de l’animal que vous souhaitez adopter avant de vous engager. Un chien ou un chat partagera votre quotidien pour une durée entre 10 et 15 ans en moyenne. Il est également impératif de prévoir un mode de garde sûr, dans lequel votre animal se sentira bien pendant vos absences, que ce soit auprès d’un proche ou d’une pension animalière.

Enfin, la disparition de l’animal de compagnie est souvent le premier deuil que va devoir traverser Ptiloup. Cet aspect ne doit pas être mis de côté, vous devrez savoir comment l’aborder avec lui quand cette situation se présentera.

Certains points de vigilances avant le premier pas vers l’adoption

Votre futur animal de compagnie va être amené à partager le même espace de vie que vous. Il est donc aussi important de garder à l’esprit qu’il peut être à l’origine d’allergies chez les enfants. Alors si après son arrivée vous avez le moindre doute suite à des écoulements nasaux, des picotements aux yeux ou une toux à répétition chez votre enfant, n’hésitez pas à consulter un pédiatre ou allergologue. Ptiloup est peut être allergique à votre nouvelle petite boule de poils.

De plus, il est important de rappeler que Ptiloup ne doit jamais être laissé sans surveillance avec un animal. Même si votre adorable compagnon partage votre vie depuis des années, il reste un animal et de ce fait, est par nature imprévisible. Tout comme les gestes de votre enfant envers l’animal.

Il existe quelques gestes préventifs pour éviter les morsures :

  • Respecter les envies de son animal ; 
  • Ne pas le déranger quand il mange ou quand il dort ;
  • Ne pas le caresser brusquement ;
  • Ne pas lui piquer ses jouets ou son doudou préférés (attention à ne pas mélanger le pouik de votre enfant avec celui de votre animal ;)) ;
  • Expliquer à l’enfant qu’il ne doit pas taper l’animal, avoir des gestes brusques ou violents. S’il fait du mal à l’animal, l’animal pourrait lui rendre.

Les bienfaits d’un animal de compagnie sur un enfant

Un soutien émotionnel

L’enfant et son compagnon vont certainement vite tisser un lien d’attachement. Il peut très rapidement devenir le meilleur confident et partenaire de jeu de votre enfant (autrement dit, son meilleur ami pour la vie !). En général, la plupart des enfants qui interagissent avec un animal de compagnie y trouvent un soutien émotionnel. L’animal apporte de la joie, chasse la tristesse et la sensation d’insécurité. Finalement, l’animal fait partie de la famille, il resserre les liens entre ses membres et permet de partager des activités tous ensemble.

Apprendre l’autonomie et les responsabilités

S’occuper d’un animal de compagnie est l’un des meilleurs exercices pour apprendre à votre enfant à faire face à des responsabilités. Bien évidemment, elles sont à adapter selon l’âge de Ptiloup. Mais il peut participer dès son plus jeune âge, avec vous, à certaines tâches en lien avec son animal de compagnie :

  • Nourrir l’animal ;
  • Jouer avec lui ;
  • Participer à son nettoyage ;
  • Promener l’animal quand c’est possible ;
  • Nettoyer l’espace réservé à l’animal ;
  • Vous accompagner chez le vétérinaire, etc.

En grandissant, il pourra réaliser ces tâches sans votre aide, jusqu’à prendre en charge de façon autonome des responsabilités plus importantes, comme le promener, et ainsi créer une routine quotidienne dans laquelle Ptiloup s’implique pleinement auprès de son animal.

S’ouvrir aux autres à travers son animal de compagnie

L’attachement que l’enfant crée avec son animal de compagnie semble l’aider à créer des liens sociaux, avec d’autres enfants. Côtoyer un animal de compagnie permet à l’enfant de développer son empathie, il apprend à faire attention au comportement non verbal, à comprendre ce que ressent l’autre. Il s’intéresse à un autre être que lui-même et ne pourra que plus facilement entrer en contact avec les autres enfants.

C’est aussi un moyen, pour certains enfants timides, par exemple, d’entrer en communication avec les autres. Parler de son animal de compagnie est l’occasion d’aller à leur rencontre, d’avoir un sujet de conversation : il peut montrer des photos ou raconter les bêtises que celui-ci a fait par exemple.

Sans s’en rendre compte, votre compagnon contribue au développement social, éducatif et émotif de votre enfant.

Aider l’enfant à grandir

Certains Ptiloup éprouvent une vraie crainte face aux animaux. L’adoption d’un petit compagnon peut l’aider à surmonter sa peur tout en douceur. Mais en aucun cas il ne faudra imposer l’animal de compagnie à l’enfant.

Les apprentissages vont se faire de façon naturelle, grâce au contact régulier avec l’animal de compagnie. La présence d’une petite bête à la maison stimule la motricité globale de Bébé : il va vouloir suivre son animal lorsque celui-ci se déplace, il va également devoir maîtriser sa force et ses gestes au contact de l’animal. Même très jeune, Ptiloup cherchera très vite à interpeller cet animal qu’il côtoie. Quand il l’appelle ou quand il lui parle, l’enfant exerce aussi son langage.

N’hésitez pas à lui montrer comment il doit s’y prendre. Plus Bébé va grandir, plus il comprendra comment interagir avec son nouvel ami. Par exemple, son chat ou chien lui fera très vite comprendre qu’il ne veut pas être dérangé quand il mange, ou qu’on lui tire sur la queue.

En bref

L’arrivée d’un compagnon au sein de votre foyer favorise le développement et l’autonomie de votre enfant et lui apprend le sens des responsabilités. Cette décision doit être réfléchie et ne se prend pas à la légère. La famille doit choisir un animal qui correspond à ce qu’elle peut lui apporter. Un animal de compagnie n’est pas un jouet, mais bien un être vivant à part entière, être vivant dont nous devons prendre soin et qui, en retour, va pouvoir nous apporter tellement de bonheur ! N’oubliez pas que vous êtes toute sa vie, alors faites en sorte qu’elle soit la plus belle possible

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Assistante maternelle : sécurisez votre logement

Assistante maternelle : sécurisez votre logement

Première partie de la formation d’AssMat validée ; vous voilà en attente de la visite PMI pour décrocher votre agrément d’assistante maternelle. Mais avant d’accueillir qui que ce soit, il vous faut sécuriser votre cocon ou celui dédié à votre projet d’accueil partagé. Pas toujours facile de s’y retrouver, alors on vous propose tous nos conseils et nos top sélections de produits de sécurité pour vos logements.

Assistante maternelle : sécurité en intérieur

Assistante maternelle : sécurité avant tout ! C’est en effet votre priorité, avant même de commencer à réfléchir à l’aménagement de votre logement. En bas âge, les gestes des tout-petits sont encore imprécis, quand les Ptiloups un peu plus grands sont en pleine période d’exploration. Ils ont besoin d’un univers entièrement sécurisé. Alors, pas de place pour le hasard ! Tout d’abord, faites le tour de votre logement afin de repérer et éliminer tous les risques potentiels pour les Ptiloups.

  • Installez une barrière de sécurité conforme aux exigences de sécurité pour interdire l’accès aux marches des escaliers ;
  • Insérez des cache-prises pour bloquer tout accès aux prises murales ;
  • Tous les placards, tiroirs et fenêtres sont à verrouiller ;
  • Vérifiez le bon fonctionnement du détecteur de fumée installé dans votre maison, afin de prévenir tout risque d’intoxication au monoxyde de carbone en cas d’incendie. Son installation dans tout logement est obligatoire depuis 2015.

Sécurité de la cuisine

Deuxièmement, la cuisine est sans aucun doute la pièce la plus dangereuse de votre maison pour les Ptiloups. Si l’aménagement de vos espaces le rend possible, vous pouvez en interdire complètement l’accès avec

une barrière de sécurité repliable, au système d’ouverture inaccessible pour les petites mains

barrière sécurité repliable logement assistante maternelle

En complément ou si vous n’avez pas la possibilité d’installer une barrière :

  • Protégez tous les appareils de cuisson et placez hors de portée des enfants tout produit d’entretien, objet tranchant, médicament et sac plastique. On veillera par ailleurs à séparer les produits d’entretien des produits consommables. Sécurisez les placards et tiroirs qui les contiennent avec un bloque-porte et tiroir ou encore des loquets souples ;
  • Protégez les coins de table avec des protège-coins ronds (valable pour toutes les autres pièces) ;
chaise haute wesco sécurité logement assistante maternelle

Les chaises hautes doivent être équipées d’un harnais de sécurité 5 points

Sécurité de la salle de bain et du salon

Pour l’ensemble de votre logement d’assistante maternelle, pensez à sécuriser à l’identique :

Dans l’ensemble, on portera aussi notre vigilance sur :

  • tous les objets lourds à leur portée, à mettre en hauteur ou lieu fermé ;
  • les accessoires de déco pouvant chuter et entraîner des blessures (horloge murale mal fixée, vase à mi-hauteur…), la fixation de vos étagères murales et votre mobilier à hauteur des Ptiloups qu’ils ne doivent pas pouvoir escalader ;
  • les plantes de la maison pouvant être allergisantes ou toxiques ;
  • la qualité de l’air intérieur de vos espaces clos accueillant les enfants, véritable enjeu de santé publique depuis son intégration au plan d’action des Ministères de la Santé et de l’Environnement en 2010 : vous pouvez pour cela vous équiper d’un purificateur d’air, d’un humidificateur d’air, d’un mesureur de CO2
sélection pour mesurer qualité air intérieur blog wesco

Sécurité de l’espace sommeil

Le temps de repos des Ptiloups est essentiel pour leur équilibre et leur croissance. La sécurité de l’espace dédié au sommeil doit donc faire l’objet d’une vigilance particulière afin qu’ils puissent s’y reposer sereinement :

  • Toutes les PMI n’autorisent pas les lits parapluies. L’ajout d’un matelas autre que celui déjà intégré n’est pas permis ;
  • Concernant les lits à barreaux : pas de tours de lit, ni de couettes et d’oreillers ;
  • la solution la plus optimale pour vous pourrait être la couchette empilable et son matelas confort : pratique, légère, elle s’adaptera à tous vos besoins et espaces ;
  • le matelas au sol est lui aussi interdit. Une bonne alternative peut être le lit bas et son contour de matelas cocon.

Pour vous aider dans vos choix de lits selon les âges des enfants, vous pouvez vous référer à notre guide d’achat : quel lit choisir pour bébé ?

sélection sommeil assistante maternelle blog wesco sécurité logement

Assistante Maternelle : sécurité en extérieur

Assistante maternelle : sécurité de vos espaces extérieurs, on vous dit tout.

Au jardin

Vérifiez premièrement que votre jardin d’assistante maternelle est totalement clos. Les objets dangereux (outils de jardin lourds ou tranchants, produits toxiques) doivent se trouver dans une pièce fermée, inaccessibles même aux mains les plus aventurières (cabane de jardin, cave, buanderie etc). Une attention toute particulière est ensuite à porter sur les plantes présentes dans vos espaces extérieurs.

Si vous possédez un animal de compagnie, prévenez les parents en amont et veillez à ne jamais le laisser seul avec les enfants.

La plupart des PMI exigent par ailleurs que l’animal soit isolé pendant l’accueil des Ptiloups.

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Bien que sa présence puisse être source de nombreux bienfaits pour le développement de leur autonomie, la sécurité doit primer.

Sécurité des points d’eau

Piscines enterrées, semi-enterrées ou hors-sol : voici un aperçu des points à ne surtout pas négliger pour la sécurité des Ptiloups. En effet, la législation interdit l’accès aux points d’eau sur les temps d’accueil. Vous devrez en amont fournir à la PMI un justificatif de conformité de mise aux normes de votre installation :

 

Les piscines dont la hauteur ne dépasse pas les 1,10 mètre doivent être équipées d’une barrière de protection, avec un portillon à deux points de fermeture automatique. Pareillement, il est conseillé pour les piscines dont la hauteur dépasse les 1,10m, d’abuser de prudence pour prévenir les risques, et de les sécuriser de la même façon.

 

Cependant, le respect des normes de sécurité n’exclut malheureusement pas toujours le risque. On ne peut que vous recommander de redoubler de prudence et de surveillance. Pour en savoir plus, consultez l’arrêté des diverses mesures relatives à la sécurité de votre département dans le cadre de l’agrément d’assistant.e maternel.le, et/ou contactez l’unité agrément dont vous dépendez.

En bref


Félicitations ! Votre maison est fin prête à recevoir des Ptiloups et les voir y crapahuter en toute sécurité dans ses moindres recoins. Prochaine étape : vous équiper de vos indispensables d’assistante maternelle pour veiller au bien-être des enfants chez vous !

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