Lit Montessori : les avantages et inconvénients

Lit Montessori : les avantages et inconvénients

Avez-vous entendu parler du lit Montessori ? Un concept issu de la pédagogie créée par la médecin Maria Montessori. Découvrons ensemble de quoi il s’agit, comment le mettre en place, ses avantages et ses inconvénients pour Ptiloup et vous.

Lit Montessori ou lit au sol

La pédagogie de Maria Montessori

Selon la pédagogie de Maria Montessori, il ne faudrait pas obliger un enfant à dormir. Il serait capable de s’endormir naturellement et si ce n’est pas le cas il devrait pouvoir explorer librement sa chambre. C’est dans cet objectif là que le lit Montessori a été pensé.

À quoi ça ressemble un lit Montessori ? 

C’est un lit au sol, facilement accessible, c’est-à-dire sans barreau ou sans structure autour du matelas et permettant à l’enfant de se mouvoir librement : de monter ou descendre de son lit seul.

Lit cabane, matelas au sol, lit tipi,… 

Il existe plusieurs modèles de lit Montessori comme le lit cabane, le lit tipi ou le matelas directement posé au sol. Pour respecter la pédagogie Montessori, le lit doit être : 

  • Proche du sol (de préférence sans pied, pas de tiroir…) ; 
  • Adapté à la taille de l’enfant ; 
  • Le design le plus épuré possible. 
Maman et bébé dans lit montessori blog wesco

Voici un premier exemple de lit au sol : le contour de matelas Cocon et son matelas Waterproof. Il encourage l’autonomie de Ptiloup tout en le sécurisant grâce à ses rebords autour du matelas.

Un deuxième exemple de lit Montessori : le lit bas Wesco. Conçu avec un sommier, ce lit peut être utilisé jusqu’aux 4 ans de l’enfant.

Pour créer un espace de sommeil douillet vous pourrez installer la CABANE Tio’la (comme sur la photo de droite).

À partir de quel âge utiliser un lit au sol ? 

Maria ne préconise pas d’âge pour installer Ptiloup dans un lit au sol. Certains parents attendent que l’enfant marche, d’autres attendent que l’enfant s’endorme seul et certains l’utilisent dès la naissance du tout-petit. Peut-être que vers ses 2 ans, Bébé vous fera des signes qu’il ne souhaite plus être dans son lit à barreaux, écoutez-le et choisissez un lit qui lui convient.

Les avantages d’un lit Montessori

Le lit au sol permet à l’enfant d’explorer son espace, avant de s’endormir ou quand il est réveillé, sans aide extérieure. En lui offrant cette autonomie, l’enfant développe à son rythme ses capacités sensorielles, cognitives et motrices. Aussi, il n’aura plus besoin de pleurer pour signaler qu’il est réveillé. C’est avec le sourire aux lèvres qu’il viendra vous rejoindre dans votre chambre ou dans le salon (attention à bien sécuriser les lieux comme les escaliers, les meubles, les objets dangereux, etc). Le lit Montessori est pratique pour s’asseoir à côté de lui. Vous pourrez plus facilement réaliser des papouilles ou des massages à Ptiloup. Et fini les escalades de Bébé pour sortir de son lit à barreaux ! 

Les inconvénients d’un lit Montessori

La liberté des mouvements de votre chérubin est aussi un inconvénient car il va pouvoir se lever seul et donc venir vous rejoindre à n’importe quelle heure de la nuit. La phase d’adaptation peut être longue. Notamment la phase du coucher qui risque de demander plus de patience et d’échange. Afin de l’améliorer, essayez de rallonger la routine du soir ou de mettre à disposition des livres à côté de son lit.

Si vous optez pour un lit Montessori, n’oubliez pas de sécuriser autour du lit afin d’adoucir les chutes potentielles de Ptiloup. Par exemple, vous pouvez mettre un tapis au sol, juste à côté du matelas.

Voici un tapis souple et moelleux pour mettre à côté du lit. Il peut aussi être utilisé en tapis de motricité.

Quand on installe un lit au sol, il faut également penser à l’aménagement du reste de la chambre car Ptiloup doit pouvoir explorer librement et en sécurité. Par exemple, installer des meubles bas et à sa hauteur. Les meubles doivent être solides et fixés au mur pour qu’il puisse s’y agripper en essayant de se mettre debout. Aussi, pensez à ranger les objets dangereux qui peuvent être accessibles.

Découvrez le meuble Babi Up conçu spécialement pour les petits explorateurs.

Astuces et conseils pour mettre en place un lit au sol

Maintenant que vous êtes incollables sur le lit Montessori, voici quelques astuces et conseils pour le mettre en place chez vous : 

  • Au risque de se répéter, sécurisez les lieux le plus possible : des meubles solides et de qualité, des meubles à bords arrondis, mettre des cache-prises, mettre des bacs de rangement, aucun fils électriques à porter des mains de Ptiloup, etc. 
  • Délimitez l’espace jeu avec un tapis pour qu’il puisse identifier visuellement son coin jeu et ainsi faire la différence avec son coin dodo. 
  • Mettez des livres accessibles à côté du lit. 
  • Occupez Bébé dans son lit en mettant un miroir incassable (conçu pour Bébé), un mobile (si vous optez pour un lit cabane ou tipi), de la décoration originale, etc. 
  • Installez une routine du soir avec des heures régulières pour faciliter l’adaptation. 
  • Lisez une histoire pour endormir Ptiloup. 
  • Installez une veilleuse qu’il pourra allumer tout seul. 
Pour conclure

Le principe du lit au sol est d’offrir plus de liberté et d’autonomie à son enfant dès son plus jeune âge. Ainsi, il va développer ses capacités motrices, sensorielles et cognitives. Être autonome va lui donner confiance en lui et il pourra s’épanouir à son allure.

Avez-vous testé le lit au sol pour votre enfant ? Si oui, partagez-nous votre expérience en commentaires ! 

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Comment habiller son bébé selon la saison ?

Comment habiller son bébé selon la saison ?

Jeunes parents ou non, vous vous posez certainement la question de comment habiller votre tout-petit bébé qui vient juste de naître. Eté ou hiver, lorsqu’il fait chaud ou non, ce n’est pas toujours facile de se repérer. Vais-je trop le couvrir ? Va-t-il avoir trop chaud ou trop froid ? On vous dévoile ici quelques conseils et astuces pour habiller correctement Bébé.

Comment habiller Bébé selon la saison

Comment habiller Bébé en hiver ?

En hiver, pensez : j’habille Bébé comme moi avec une couche de vêtement en plus.

Un exemple pour le quotidien en hiver :

  • un body à manche longue,
  • un pull,
  • une salopette ou un pantalon (ou une robe et des collants),
  • des chaussettes (ou des collants si la tenue est une robe), (+ des chaussures si besoin mais non indispensable si Bébé ne marche pas encore, c’est surtout une question de style ou pour garder les pieds bien au chaud),
  • une combinaison en hiver pour se déplacer,
  • un bonnet qui couvre les oreilles,
  • des gants (si ceux-ci ne sont pas intégrés à la combinaison).

Si Bébé est souvent promené en poussette ou coque, n’hésitez pas à investir dans un nid d’ange spécial hiver si Bébé n’est pas déjà dans une combinaison. Cela lui permettra d’être toujours bien protégé du froid, surtout lorsqu’il ne bouge pas, comme c’est le cas en poussette. Sinon, une simple couverture ou un plaid fera aussi parfaitement l’affaire.

Comment habiller Bébé en été ?

En été, ne pensez pas que Bébé aura aussi chaud que vous dès sa naissance. Il ne faut pas oublier que dans le corps de sa maman, le nouveau-né a été habitué à baigner dans une température digne des tropiques : 37 degrés.

Habiller Bébé en été avant 6 mois :

En été, avant 6 mois, voici comment vous pouvez habiller votre tout-petit :

  • une salopette (ou un short),
  • un body,
  • un chapeau au cas où. Mais il ne faudra surtout pas exposer le nouveau-né au soleil.

Même si vous êtes tenté de laisser Bébé en couche, il est conseillé d’éviter cette méthode. Bébé ne sera pas forcément à l’aise d’être tout nu. Privilégiez un body fin en coton, au moins pour absorber la transpiration de Bébé et éviter ainsi les coups de froid lors de courants d’air.
Bébé a encore du mal à réguler la température de son corps, il faut donc veiller à le garder à une bonne température corporelle, en évitant les variations de températures (attention aux courants d’air frais).

Habiller Bébé en été après 6 mois :

Pour un Bébé de plus de 6 mois, vous êtes un peu plus libre pour le choix des vêtements : body non obligatoire, privilégiez les robes, les shorts et les tee-shirts… Une tenue accompagnée de son chapeau ou de sa casquette ainsi que de lunettes de soleil adaptées lorsque le Bébé est amené à croiser le regard du soleil.

Niveau coloris pour les vêtements, faites place à la bonne humeur et favorisez des vêtements aux coloris clairs qui réfléchiront la lumière et la chaleur plutôt que de l’absorber.

Et pour sortir en été ?

Même si nous vous déconseillons d’exposer Bébé au soleil, en cas d’exposition par obligation, il vous faudra compléter la tenue de Bébé par quelques accessoires lors des sorties sous le soleil :

  • un chapeau ou une casquette adaptée à la taille de la tête de Bébé,
  • des lunettes de soleil avec un indice de protection 3 ou 4 ainsi qu’un marquage CE garantissant la bonne qualité du produit,
  • une crème solaire avec un indice 50 minimum.

Comment habiller Bébé la nuit, selon la température ?

Pour la nuit, voici un petit guide pour adapter la tenue mais aussi l’épaisseur (TOG) de la gigoteuse, selon la température de la pièce.

choix tog blog wesco

 

 

Toutes nos gigoteuses et turbulettes pour les temps de sommeil de Bébé

habiller bébé saison sommeil blog wesco

On choisit la facilité et le confort des vêtements de Bébé

Avant toute chose, et on ne le dira jamais assez, privilégiez le côté pratique, le confort et le respect de la peau de Bébé dans le choix des vêtements. Oubliez le bling-bling et les froufrous, vous aurez largement le temps de vous rattraper plus tard.

Des vêtements pratiques à enfiler

Lorsque Bébé vient de naître, préférez les vêtements qui s’ouvrent sur le devant. Cela vous évitera de devoir passer le body par la tête, en ayant peur de lui faire mal. Sinon, passez les vêtements par le visage, permettant ainsi à l’enfant d’avoir toujours les yeux sur vous.

Le confort de la tenue avant tout

Bébé ne marche pas encore, il lui faut donc des vêtements souples et confortables pour gesticuler. Évitez les matières trop serrées comme les jeans qui peuvent être très mignons mais serreront vite le petit ventre de bout’chou.

 


Toutefois, ne pensez pas que laisser Bébé dans son pyjama tout doux en pilou pilou est la solution. Le fait de changer Bébé la journée et l’habiller dans des vêtements de “jour” pourra lui permettre de faire la distinction petit à petit entre le jour et la nuit. Même si personne ne vous en voudra si vous souhaitez tout de même le laisser en pyjama 🙂

Le choix des matières

Privilégiez les matières naturelles pour la peau toute fragile de Bébé. Coton, lin, fibre de bambou, gaze de coton. La matière doit être douce et surtout respirante.
Et, si vous le pouvez, favorisez les matières biologiques et surtout le coton bio.

Quelle taille de vêtements choisir pour Bébé ?

Dès la naissance de Bébé, choisissez des vêtements bébés en taille “naissance” ou taille 1 mois. Généralement la taille 1 mois sera la plus adaptée car votre bébé va grandir très vite et ne mettra que peu de temps les vêtements en taille naissance, (sauf si toutefois Bébé n’a pas un poids très élevé à la naissance). Nous vous conseillons de prendre du 1 mois et de retrousser les manches au début.

 


Ensuite, il faudra généralement doubler les tailles selon son âge. Par exemple, un Bébé de 1 mois mettra souvent du 3 mois, à 2 mois du 4 mois (taille 3-6 mois) etc… Jusqu’au 1 an de Bébé. Bien évidemment, cela n’est pas le cas pour tous les bébés.

 


Nous vous conseillons de ne pas acheter trop de vêtements de la même taille car Bébé peut vite grandir. Et de ne pas non plus acheter trop de vêtements avant la naissance car le poids de Bébé varie vite mais aussi les saisons. En achetant au fur et à mesure, vous pourrez ainsi mieux prévoir et vous adapter plus facilement.

En bref

Ce n’est pas toujours très simple de savoir comment habiller un Bébé. Qu’il fasse chaud ou froid, vous avez désormais quelques techniques pour repérer si Bébé est suffisamment couvert ou non. Ensuite, libre à vous d’adapter en fonction de la situation et de la météo.

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Travailler sa mémoire par le chant

Travailler sa mémoire par le chant

Nous avons tous des préférences pour mémoriser plus facilement. Plusieurs types de mémoire existent et les procédés de mémorisation peuvent être différents selon l’élément à retenir : un numéro de téléphone, une définition, un événement passé… Pour explorer le sujet de la mémoire, il est intéressant de lire des ouvrages tels que « Comprendre le cerveau de son enfant », écrit par Pascale Toscani.


Nous demandons tous les jours à nos élèves de réfléchir, se concentrer, mémoriser. Il est important de connaître les mécanismes qui sont en jeu lors de ces actions car l’on comprend alors combien il est important de proposer différentes situations d’apprentissage. Les élèves vont pouvoir éprouver leur capacité à mémoriser plus rapidement à l’école primaire notamment sur le long terme. En effet, on demande aux enfants de retenir les tables de multiplications, les leçons d’Histoire, les règles de grammaire, d’orthographe et de conjugaison… autant de bases qui leur serviront tout au long de leur scolarité et une fois sur le marché du travail.

Dans cet article je souhaiterais mettre en avant la musique pour apprendre. Non pas celle qui est mise en fond sonore mais celle qui permet de garder les mots de la leçon en tête.

Utiliser des comptines connues pour la mémoire

Chacun est apte à le faire, à créer que ce soit les parents ou les enseignants. Le premier conseil serait de choisir une chanson connue de la majorité et ayant un air répétitif.

Pour ce faire, prendre une comptine, une chanson enfantine est adaptée. Le répertoire français nous fournit un assez vaste choix. Aussi dans ma classe, nous chantons sur « Au clair de la lune », « Sur le pont d’Avignon » ou encore « Frère Jacques ».

On y adapte un texte faisant état de ce que nous sommes en train d’apprendre et nous chantons régulièrement nos apprentissages. Le principe de répétition dans les chansons permet d’ancrer au mieux les notions.

Impliquer les parents dans la méthode

Le deuxième conseil serait de transmettre cette chanson aux parents pour que cet outil soit une aide au travail personnel de l’enfant. Le confinement a permis ce développement de transmissions telles que l’utilisation de Youtube, de Padlet…

Pour conclure

Les recherches ont montré que chanter peut activer le circuit du plaisir et de la récompense. La musique des chansons enfantines fera écho aux moments partagés avec sa famille, sa fratrie, ses amis en classe…. Et rendra donc la mémorisation de la leçon mise en parole plus ludique et appréciée par nos petits chanteurs.

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Animal de compagnie : les bienfaits pour un enfant

Animal de compagnie : les bienfaits pour un enfant

Au cours de l’enfance, un certain nombre d’enfants réclament un animal de compagnie. Une réflexion évidente pour certains parents et une crainte pour d’autres, s’engager dans l’adoption de ce nouvel arrivant n’est pas une mince affaire et demande réflexion. De par son influence sur le développement social de l’enfant, son éducation et ses émotions, l’animal de compagnie va procurer de nombreux bienfaits aux tout-petits. Mais il ne faut pas non plus oublier qu’il s’agit d’un être vivant qu’on adopte pour la vie, il y a forcément des contraintes qui sont non négligeables. À travers cet article, nous vous donnons quelques clés pour aboutir au mieux à votre réflexion d’adoption et nous vous partageons les nombreux bienfaits d’un animal sur l’enfant.

Un animal de compagnie : une décision importante pour toute la famille

Adopter un animal de compagnie, ça se réfléchit

L’adoption d’un animal de compagnie nécessite un engagement fort. Il aura besoin de votre attention au quotidien, vous devrez vous occuper de lui et répondre à ses besoins tout au long de sa vie. Il est nécessaire de bien y réfléchir et d’en discuter de façon pragmatique avant de prendre une décision. Dans un premier temps, il est essentiel de s’interroger sur l’aspect financier, car un animal domestique engendre forcément différentes dépenses qu’il faut être prêt à assumer : coût initial de l’animal, alimentation, vétérinaire, soins…

Cet engagement se réfléchit sur le long terme, vous devez pouvoir vous projeter pour les années à venir avec ce compagnon. Ensuite, un chiot ou un chaton ne restera pas petit toute sa vie, il va forcément finir par prendre plus de place ! Pensez à vérifier le poids et la taille adulte de la race de l’animal que vous souhaitez adopter avant de vous engager. Un chien ou un chat partagera votre quotidien pour une durée entre 10 et 15 ans en moyenne. Il est également impératif de prévoir un mode de garde sûr, dans lequel votre animal se sentira bien pendant vos absences, que ce soit auprès d’un proche ou d’une pension animalière.

Enfin, la disparition de l’animal de compagnie est souvent le premier deuil que va devoir traverser Ptiloup. Cet aspect ne doit pas être mis de côté, vous devrez savoir comment l’aborder avec lui quand cette situation se présentera.

Certains points de vigilances avant le premier pas vers l’adoption

Votre futur animal de compagnie va être amené à partager le même espace de vie que vous. Il est donc aussi important de garder à l’esprit qu’il peut être à l’origine d’allergies chez les enfants. Alors si après son arrivée vous avez le moindre doute suite à des écoulements nasaux, des picotements aux yeux ou une toux à répétition chez votre enfant, n’hésitez pas à consulter un pédiatre ou allergologue. Ptiloup est peut être allergique à votre nouvelle petite boule de poils.

De plus, il est important de rappeler que Ptiloup ne doit jamais être laissé sans surveillance avec un animal. Même si votre adorable compagnon partage votre vie depuis des années, il reste un animal et de ce fait, est par nature imprévisible. Tout comme les gestes de votre enfant envers l’animal.

Il existe quelques gestes préventifs pour éviter les morsures :

  • Respecter les envies de son animal ; 
  • Ne pas le déranger quand il mange ou quand il dort ;
  • Ne pas le caresser brusquement ;
  • Ne pas lui piquer ses jouets ou son doudou préférés (attention à ne pas mélanger le pouik de votre enfant avec celui de votre animal ;)) ;
  • Expliquer à l’enfant qu’il ne doit pas taper l’animal, avoir des gestes brusques ou violents. S’il fait du mal à l’animal, l’animal pourrait lui rendre.

Les bienfaits d’un animal de compagnie sur un enfant

Un soutien émotionnel

L’enfant et son compagnon vont certainement vite tisser un lien d’attachement. Il peut très rapidement devenir le meilleur confident et partenaire de jeu de votre enfant (autrement dit, son meilleur ami pour la vie !). En général, la plupart des enfants qui interagissent avec un animal de compagnie y trouvent un soutien émotionnel. L’animal apporte de la joie, chasse la tristesse et la sensation d’insécurité. Finalement, l’animal fait partie de la famille, il resserre les liens entre ses membres et permet de partager des activités tous ensemble.

Apprendre l’autonomie et les responsabilités

S’occuper d’un animal de compagnie est l’un des meilleurs exercices pour apprendre à votre enfant à faire face à des responsabilités. Bien évidemment, elles sont à adapter selon l’âge de Ptiloup. Mais il peut participer dès son plus jeune âge, avec vous, à certaines tâches en lien avec son animal de compagnie :

  • Nourrir l’animal ;
  • Jouer avec lui ;
  • Participer à son nettoyage ;
  • Promener l’animal quand c’est possible ;
  • Nettoyer l’espace réservé à l’animal ;
  • Vous accompagner chez le vétérinaire, etc.

En grandissant, il pourra réaliser ces tâches sans votre aide, jusqu’à prendre en charge de façon autonome des responsabilités plus importantes, comme le promener, et ainsi créer une routine quotidienne dans laquelle Ptiloup s’implique pleinement auprès de son animal.

S’ouvrir aux autres à travers son animal de compagnie

L’attachement que l’enfant crée avec son animal de compagnie semble l’aider à créer des liens sociaux, avec d’autres enfants. Côtoyer un animal de compagnie permet à l’enfant de développer son empathie, il apprend à faire attention au comportement non verbal, à comprendre ce que ressent l’autre. Il s’intéresse à un autre être que lui-même et ne pourra que plus facilement entrer en contact avec les autres enfants.

C’est aussi un moyen, pour certains enfants timides, par exemple, d’entrer en communication avec les autres. Parler de son animal de compagnie est l’occasion d’aller à leur rencontre, d’avoir un sujet de conversation : il peut montrer des photos ou raconter les bêtises que celui-ci a fait par exemple.

Sans s’en rendre compte, votre compagnon contribue au développement social, éducatif et émotif de votre enfant.

Aider l’enfant à grandir

Certains Ptiloup éprouvent une vraie crainte face aux animaux. L’adoption d’un petit compagnon peut l’aider à surmonter sa peur tout en douceur. Mais en aucun cas il ne faudra imposer l’animal de compagnie à l’enfant.

Les apprentissages vont se faire de façon naturelle, grâce au contact régulier avec l’animal de compagnie. La présence d’une petite bête à la maison stimule la motricité globale de Bébé : il va vouloir suivre son animal lorsque celui-ci se déplace, il va également devoir maîtriser sa force et ses gestes au contact de l’animal. Même très jeune, Ptiloup cherchera très vite à interpeller cet animal qu’il côtoie. Quand il l’appelle ou quand il lui parle, l’enfant exerce aussi son langage.

N’hésitez pas à lui montrer comment il doit s’y prendre. Plus Bébé va grandir, plus il comprendra comment interagir avec son nouvel ami. Par exemple, son chat ou chien lui fera très vite comprendre qu’il ne veut pas être dérangé quand il mange, ou qu’on lui tire sur la queue.

En bref

L’arrivée d’un compagnon au sein de votre foyer favorise le développement et l’autonomie de votre enfant et lui apprend le sens des responsabilités. Cette décision doit être réfléchie et ne se prend pas à la légère. La famille doit choisir un animal qui correspond à ce qu’elle peut lui apporter. Un animal de compagnie n’est pas un jouet, mais bien un être vivant à part entière, être vivant dont nous devons prendre soin et qui, en retour, va pouvoir nous apporter tellement de bonheur ! N’oubliez pas que vous êtes toute sa vie, alors faites en sorte qu’elle soit la plus belle possible

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Science pour les enfants : comment les initier dès tout-petit ?

Science pour les enfants : comment les initier dès tout-petit ?

La science, un apprentissage fondamental qui peut paraître complexe à expliquer à nos enfants. Pourtant, il est plutôt simple et accessible de vulgariser cette discipline auprès des enfants, par le jeu ou des méthodes ludiques.

Dans cet article, on vous explique comment l’aborder, en s’appuyant sur des actions du quotidien, des jeux, des outils ludiques, mais également en quoi cette discipline, et les méthodes qui en découlent, peuvent aider les Ptiloups à s’éveiller au monde.

C’est quoi la science ?

Pour commencer à vulgariser ce mot, découvrons sa définition selon notre ami le dictionnaire :

La science est un ensemble cohérent de connaissances relatives à certaines catégories de faits, d’objets ou de phénomènes obéissant à des lois et/ou vérifiés par les méthodes expérimentales.

La science nous entoure quotidiennement. C’est grâce à elle et aux inventions des scientifiques que nous avons des téléphones, de l’électricité ou même des médicaments… La science ne se résume pas uniquement aux inventions ou aux nouvelles technologies, elle permet également de comprendre comment fonctionne notre monde en répondant à une multitude de questions : pourquoi le ciel est bleu ? Pourquoi l’huile ne se mélange pas à l’eau ? Comment respirons-nous ? Pourquoi un oiseau vole-t-il ? Pourquoi mange-t-on ? etc.

Toutes ces questions nous montrent que la science est un sujet vaste et illimité. Elle permet de varier les thèmes à aborder avec les enfants : la biologie, les mathématiques, la physique, la médecine, l’astronomie, etc.

Pourquoi apprendre les sciences à son enfant ?

Il existe plusieurs raisons de faire aimer les sciences à son enfant, en voici quelques-unes :

  • Lui apprendre à se poser des questions ;
  • Lui apprendre à communiquer et à expliquer ce qu’il voit ;
  • Lui apprendre à trouver des solutions par lui-même  ;
  • Stimuler sa créativité ;
  • Développer sa curiosité ;
  • Développer son sens critique et sa réflexion ;
  • L’aider à défendre ses idées ;
  • L’aider à comprendre le monde ;
  • L’aider à s’ouvrir aux autres en collaborant avec d’autres personnes ;
  • L’aider à acquérir des connaissances.

La démarche scientifique pour tous

Comme on vous l’expliquait plus haut, la science est partout ! Il est donc assez simple d’en discuter avec nos enfants. Par exemple, si un Ptiloup vous pose la question suivante : « pourquoi le ciel est bleu ? » essayez de trouver la solution ensemble. Encore plus si vous aussi vous ne connaissez pas la réponse, la réussite sera plus grande !

Pour trouver cette fameuse réponse, essayez de lui inculquer une démarche scientifique : observer, imaginer, expérimenter (quand c’est possible), résoudre, interpréter et conclure.

Plusieurs méthodes existent afin d’appuyer cette démarche :

  • En discutant et en questionnant l’enfant ;
  • En regardant des vidéos sur Youtube ou à la télé ;
  • En écoutant des Podcasts ;
  • En organisant des expériences scientifiques ;
  • En consultant des livres ;
  • En organisant des sorties aux musées, etc. 

Quelques outils ludiques pour apprendre la science

Des jeux pour les petits curieux scientifiques

Répondre aux questions de Ptiloup en réalisant des expériences chimiques sans danger et avec des produits courants :

Chimie sans danger produit blog wesco

S’initier au STEAM (Science, Technologie, Ingénierie, Arts et Mathématiques) pour développer sa logique :

Jeux STEAM codage blog wesco

Comprendre la formation et le fonctionnement des volcans :

Jeux chimie volcan blog wesco

Découvrir le système solaire et ses 8 planètes :

Planète et le soleil science blog wesco

Des vidéos éducatives sur la science

Parce qu’ils ont bercé notre enfance et qu’ils nous ont aidé à aimer la science grâce à leur émission « C’est pas sorcier », découvrez ou redécouvrez l’incontournable duo de Fred et Jamy.

« jour 1 question », répond à vos questions sur la science mais également sur d’autres sujets du quotidien.

Plusieurs disciplines sont mises en avant dans les vidéos des « Curionautes ».

Des livres sur la science pour les enfants

Comprendre le système solaire au plus jeune âge  :

8 planètes et 1 soleil blog wesco

Eveiller sa culture scientifique :

Livre science blog wesco

Développer ses connaissances sur la Terre  :

Livre sur la terre blog wesco

Des chaînes de Podcast sur la science pour les enfants

Podcast enfant ctrl + f blog wesco

Le Podcast « CTRL+F », ou aussi la combinaison du raccourci « recherche » sur un PC, emmène ses jeunes auditeurs à la découverte des nouvelles technologies.

podcast enfant bêtes de science blog wesco

Partez à la découverte des animaux avec « Bêtes de Science », un podcast créé par Futura à destination des familles.

podcast Olma enfant blog wesco

« Olma », un Podcast rigolo, et dédié à la découverte des sciences pour les enfants de 8 à 12 ans :


Des expériences scientifiques simples

Pourquoi certains objets flottent sur l’eau et d’autres coulent ?

Avec les enfants, laissez tomber différents objets dans une bassine d’eau (caillou, bouchon en liège, morceau de bois, pâte à modeler en boule et en forme de bol, etc). Certains objets vont couler et d’autres flotter à la surface de l’eau. Ainsi, les enfants vont vite comprendre que la forme ET le poids vont déterminer si l’objet va flotter ou non.

Qu’est-ce que c’est le tonnerre et les éclairs ?

Une expérience fascinante et simple à mettre en place pour découvrir l’électricité statique et ainsi comprendre la formation des éclairs et du tonnerre.

Comment la fusée peut-elle voler ?

Découvrir la puissance de l’air grâce à une bouteille d’eau et deux pailles en guise de fusée.

Conclusion

Le monde est un terrain de jeu propice aux découvertes. Il anime la curiosité de nos enfants. Leur donner le goût des sciences c’est les encourager à développer un raisonnement et des opinions sur des enjeux actuels, comme par exemple le réchauffement climatique, les technologies numériques, la médecine… En explorant le monde avec cette démarche scientifique : se questionner, rechercher, expérimenter, c’est s’outiller pour devenir un acteur de demain.

Matériel pédagogique blog wesco

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Éveiller les plus petits aux langues

Éveiller les plus petits aux langues

On estime qu’environ 7000 langues sont parlées aujourd’hui à travers le monde. En plus d’aider les plus jeunes à prendre conscience de la diversité linguistique les entourant, mettre en place des ateliers d’éveil aux langues dans les structures d’accueil ne présente que des avantages pour leur développement. On vous dit tout sur les pourquoi et comment instaurer ces ateliers.

Les premiers mois de vie : l’âge d’or de l’éveil aux langues

Dès leurs premiers jours de vie, les bébés sont sensibles aux sons de la parole : ils reconnaissent puis mémorisent rapidement les premiers mots de leur langue maternelle. La période d’apprentissage des langues la plus optimale s’étend de la naissance aux 7 ans.

Si, à l’âge adulte, vous vous êtes déjà essayés à l’apprentissage d’une langue, vous avez probablement pu constater des difficultés. Entendre et reproduire des sons jusqu’ici étrangers pour vous est complexe. Par exemple, le “th” anglais, le “r” espagnol, les 4 différents tons du mandarin… De ce côté-là, les tout-petits sont avantagés : ils ne sont pas encore limités par la perception et la prononciation des sons propres à leur(s) langue(s) maternelle(s).

Éveiller les enfants à l’apprentissage d’une nouvelle langue

On craint souvent que parler deux langues en même temps aux enfants puisse créer de la confusion dans leurs esprits, et retarder l’apprentissage de leur première langue. Faux : depuis 1962 et les études réalisées par Elizabeth Peal et Wallace E. Lambert à Montréal, on sait que cela n’entraîne aucune déficience ni retard intellectuel. Au contraire, les enfants bilingues ont obtenu des résultats supérieurs à ceux des enfants ne parlant qu’une seule langue.

Cependant, il existe bien une phase du développement pendant laquelle l’enfant mélange les deux langues. Mais c’est une évolution normale de l’apprentissage qui sera vite résolue. Pas de panique, donc !

Quels sont les bénéfices à retenir de l’éveil aux langues des tout-petits ?

  • Favorise leurs capacités de mémorisation et de réflexion
  • Facilite leur apprentissage des langues pour l’avenir, et rendra plus facile le passage de l’une à l’autre
  • Développe leur créativité et leur analyse des situations de communication
  • Prendre conscience de la diversité linguistique et culturelle du monde en s’amusant tous ensemble, c’est acquérir les bases de la tolérance et du vivre-ensemble.

Les ateliers d’éveil aux langues : qu’est-ce que c’est ?

Dans un premier temps portés par l’association D’une langue à l’autre, les ateliers d’éveil aux langues se multiplient aujourd’hui dans les crèches. On trouve en effet des initiatives dans plusieurs langues (catalan, alsacien, anglais, arabe, espagnol…).

Il s’agit de proposer aux enfants une découverte par le biais d’activités et d’interactions ludiques. On ne cherche pas à les faire apprendre, on vise plutôt la reproduction de ce qu’ils entendent, et à les laisser libres d’expérimenter ces nouveautés.

Fixez vos objectifs et modalités

  • Par petits groupes et selon les tranches d’âge (0/3 ans, 3/6 ans)
  • Plutôt au sol, sur des tapis, en les laissant libres de circuler pour que l’activité soit ludique
  • Le choix des langues : quelles langues parlent les familles des enfants accueillis ? Quelles langues parlez-vous ? Nul besoin d’être parfaitement bilingue : vous n’êtes pas des professeurs de langue. Il est toujours possible de faire appel aux parents pour les investir s’ils le souhaitent dans les ateliers.
  • Déterminez le nombre d’ateliers par semaine/mois et leur régularité (importante pour l’instauration de rituels). Adaptez la durée de l’activité selon les âges et les capacités de concentration de chacun.
  • L’atelier doit être associé par les enfants à un moment de plaisir : prévoyez donc des activités et des interactions proches de leurs habitudes (comptines, chants, instruments de musique, histoires, jeux, danses…).
  • Faites appel à des supports variés stimulant tous leurs sens : de la musique, des objets ou images aux matières et couleurs variées, pourquoi pas selon les langues choisies instaurer des temps de goûters autour des spécialités culinaires d’une culture etc.

Éveil aux langues : pourquoi pas la Langue des Signes Française ?

Que vous signiez déjà avec les enfants que vous accueillez ou non, la LSF peut tout à fait faire l’objet d’ateliers d’éveil aux langues : elle favorisera d’ailleurs le développement des plus petits. Si votre projet d’ateliers est aussi à visée inclusive, la sensibilisation à la Langue des Signes Française permettra de faire connaître aux enfants la culture sourde (chansigne, poésigne…).

Éveil aux langues : notre sélection

C’est une ressource utilisée et plébiscitée par l’association Dulala. Cette forme de représentation favorise la concentration et la compréhension ; libre à vous d’adapter et de traduire les contes aux langues choisies pour vos ateliers.

CD livre apprendre l'anglais chant

Ce livre-CD contient une sélection de comptines anglaises pour se familiariser à cette langue de manière ludique. Les comptines sont un bon moyen d’optimiser la mémorisation des mots et sons inhabituels par le jeu.

imagier pour éveil langue des signes française

Un support d’atelier pour guider les enfants dans l’acquisition des premiers mots en Langue des Signes Française.

eveil langues chiffres langue signes française LSF

Toucher, compter, tracer les chiffres du bout des doigts et mémoriser les signes associés : un jeu éducatif complet à faire manipuler par les petites mains (à partir de 2 ans) pendant vos ateliers de LSF.

Pour conclure

En plus de les sensibiliser au vivre-ensemble et aux cultures du monde, les ateliers d’éveil aux langues n’auront donc que des avantages pour le développement des plus jeunes. Cette “pré-initiation” aux langues peut être instaurée dès la crèche puis à la maternelle, de manière ludique pour que les tout-petits soient libres d’expérimenter ces nouvelles découvertes langagières.

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Pour aller plus loin

Idées d’activités sensorielles pour la crèche

Idées d’activités sensorielles pour la crèche

Issues de la pédagogie Montessori, les activités sensorielles ont pour but de stimuler les 5 sens des tout-petits, afin de soutenir leur éveil et leur bon développement. Elles sont plus adaptées en bas âge que les activités créatives, qui demandent une meilleure maîtrise des gestes. L’astuce : varier les formes, les textures, les couleurs… des supports qui seront manipulés par les p’tites menottes. On vous partage nos 8 activités sensorielles préférées à mettre en place en crèche avec les Ptiloups !

4 activités sensorielles en crèche avant 18 mois

On l’oublie souvent, pourtant, la peau n’est pas qu’une enveloppe ! Chez l’adulte, sa superficie peut atteindre jusqu’à 2m², surface qui interagit constamment avec son environnement, via les 600 000 récepteurs du toucher du corps humain. Une sacrée dose de sensations, donc ! Afin d’exploiter ce joli potentiel du toucher, voici 8 idées d’activités sensorielles à mettre en place en crèche ;

Activité sensorielle n°1 : toucher et patouiller

activité sensorielle crèche bac eau patouiller

Éclabousser, patauger, transvaser… Il suffit d’un bac à leur hauteur avec un fond d’eau et quelques accessoires (pelles, seaux, gobelets…) pour occuper et rafraîchir les Ptiloups (sous votre surveillance !). Les mains, les pieds, tout peut y passer !

On peut aussi varier ce qui fera l’objet du patouillage. La texture de l’huile sera plus grasse que celle de l’eau sous le bout des doigts, celle du sable plus rugueuse contre la peau, la terre plus épaisse au toucher…

Activité sensorielle n°2 : la peinture comestible

Ensuite, tout le monde en couches, c’est l’heure de la peinture comestible ! Un yaourt réparti dans plusieurs pots, mélangé avec quelques gouttes de différents colorants alimentaires suffisent et l’étalage peut commencer. Aucune crainte à avoir si la peinture finit à la bouche, mais il faudra quand même prévoir un bon rinçage 🙂 ! (ou proposer le patouillage dans l’eau à la suite de cette activité !)

Activité sensorielle n°3 : découvrir son corps avec le massage sensoriel

Les tout-petits les plus adeptes de contacts seront comblés par cette activité tout en douceur. Avec des plumes, des pinceaux doux, des fleurs, ou encore des tissus aux textures variées, on passe doucement sur la peau des Bébés allongés, des pieds à la tête et de la tête aux pieds. L’objet utilisé pour le massage peut être laissé en manipulation libre par la suite, sous surveillance toujours.

Activité sensorielle n°4 : les bouteilles multisensorielles

Déclinables à l’infini, en version auditive et/ou visuelle, ces bouteilles pourront intervenir pour un retour au calme. En voici deux versions possibles en DIY pour vous inspirer ;

Nouveauté 2022 collection multi sensorielle et inclusive crèche

La bouteille musicale

Dans une bouteille en verre vide, on insère du sable (qui peut être coloré au préalable avec quelques gouttes de colorant alimentaire) pour imiter l’apaisant son de la pluie, des pâtes crues de toutes les formes, des graines de riz, maïs et de tournesol parsemées de quelques grelots et des boutons. Pour leur sécurité, on scelle bien le bouchon à la colle forte, on laisse sécher le temps indiqué et on obtient une véritable “ boîte à bruits ”, à secouer et retourner dans tous les sens pour en découvrir toutes les sonorités.

La bouteille retour au calme

Dans une bouteille en verre vide, on insère de l’eau, un colorant alimentaire au choix, de l’huile et plein de petits objets à suivre du regard : des paillettes, des plumes, des petites figurines, des pompons et des perles de toutes les couleurs… Même opération, on scelle le bouchon à la colle forte et laisse sécher le temps indiqué avant de la mettre entre les p’tites mains. Pour un liquide plus épais, une évolution plus lente du petit monde dans la bouteille et un effet relaxant décuplé, on utilisera seulement de la glycérine végétale comme liquide à l’intérieur de la bouteille.

4 activités sensorielles en crèche après 18 mois

Activité sensorielle n°5 : le DIY du bac sensoriel

Sur feu moyen, on porte un litre d’eau avec quatre cuillères à café d’agar-agar à ébullition. On remue tout du long et environ 30 secondes quand le liquide commence à frémir, puis on retire du feu et on verse dans un grand contenant en verre de préférence. Il n’y a plus qu’à dissimuler les objets et jouets de votre choix avant de laisser refroidir. Un monde fascinant à découvrir dans lequel les enfants pourront trouver moult trésors et s’amuser avec la texture mucilagineuse.

On peut aussi décliner l’idée avec des objets cachés dans des glaçons…

Activité sensorielle n°6 : le parcours sensoriel en extérieur

Quelques grands bacs à remplir et disposer pour créer un chemin de sensations diverses :

parcours sensoriel activité sensorielle extérieur crèche dehors

pâtes crues sous toutes leurs formes, terre, herbe fraîchement coupée, argile humidifiée, des graines, du papier de soie, du papier bulle ou à froisser, des galets, du sable, des boîtes d’œufs vides, de la gélatine qui colle, des pelotes de laine toutes douces…

Libre à vous de créer le parcours le plus amusant, dans lequel tous les Ptiloups pourront mettre les mains et les pieds et passer un bon moment !

Activité sensorielle n°7 : la cuisine sensorielle pour les plus grands des Ptiloups

Les yeux bandés, on fait sentir, toucher, puis goûter des fruits et légumes crus coupés en morceaux au préalable. Le but est donc de deviner, avec un seul ou plusieurs sens de quel aliment il s’agissait. Une expérience qui peut aussi être source de découvertes et de belles surprises selon les aliments choisis (en restant évidemment vigilants sur les éventuelles allergies alimentaires de tout ce petit monde !).

Activité sensorielle n°8 : tous au jardin !

activité sensorielle crèche extérieur potager jardiner

Si votre crèche a son espace potager, on file tous mettre les mains dans la terre ! Quoi de plus exaltant que de devoir prendre soin d’une fleur plantée de ses propres mains, et de la voir grandir chaque jour ?

accessoires jardinage bac à sable arrosoir pelle rateau activité sensorielle crèche

Puis, bien équipés de leur arrosoir et accessoires, les plus grands se responsabilisent tout en prenant contact avec le monde végétal : textures, couleurs, odeurs…

On variera les stimulations olfactives en proposant par exemple : des petits pieds de lavande, de chèvrefeuille, des aromates, ou encore de la menthe et sa cousine la citronnelle.

En bref

Peu de matériel suffit pour la mise en place en crèche d’activités sensorielles diversifiées et adaptées. On accompagne évidemment les Ptiloups à travers chacune et verbalise avec eux les sensations qu’ils découvrent. En effet, le sable gratte, l’eau est froide, la gélatine colle aux doigts… L’important étant qu’ils puissent solliciter tous leurs sens pour s’ouvrir au monde et les aider à bien grandir :). Avez-vous déjà testé ces activités, et quelles sont vos favorites à mettre en place dans vos structures ? Dites-nous tout en commentaire !

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Pour aller plus loin

Assistante maternelle : sécurisez votre logement

Assistante maternelle : sécurisez votre logement

Première partie de la formation d’AssMat validée ; vous voilà en attente de la visite PMI pour décrocher votre agrément d’assistante maternelle. Mais avant d’accueillir qui que ce soit, il vous faut sécuriser votre cocon ou celui dédié à votre projet d’accueil partagé. Pas toujours facile de s’y retrouver, alors on vous propose tous nos conseils et nos top sélections de produits de sécurité pour vos logements.

Assistante maternelle : sécurité en intérieur

Assistante maternelle : sécurité avant tout ! C’est en effet votre priorité, avant même de commencer à réfléchir à l’aménagement de votre logement. En bas âge, les gestes des tout-petits sont encore imprécis, quand les Ptiloups un peu plus grands sont en pleine période d’exploration. Ils ont besoin d’un univers entièrement sécurisé. Alors, pas de place pour le hasard ! Tout d’abord, faites le tour de votre logement afin de repérer et éliminer tous les risques potentiels pour les Ptiloups.

  • Installez une barrière de sécurité conforme aux exigences de sécurité pour interdire l’accès aux marches des escaliers ;
  • Insérez des cache-prises pour bloquer tout accès aux prises murales ;
  • Tous les placards, tiroirs et fenêtres sont à verrouiller ;
  • Vérifiez le bon fonctionnement du détecteur de fumée installé dans votre maison, afin de prévenir tout risque d’intoxication au monoxyde de carbone en cas d’incendie. Son installation dans tout logement est obligatoire depuis 2015.

Sécurité de la cuisine

Deuxièmement, la cuisine est sans aucun doute la pièce la plus dangereuse de votre maison pour les Ptiloups. Si l’aménagement de vos espaces le rend possible, vous pouvez en interdire complètement l’accès avec

une barrière de sécurité repliable, au système d’ouverture inaccessible pour les petites mains

barrière sécurité repliable logement assistante maternelle

En complément ou si vous n’avez pas la possibilité d’installer une barrière :

  • Protégez tous les appareils de cuisson et placez hors de portée des enfants tout produit d’entretien, objet tranchant, médicament et sac plastique. On veillera par ailleurs à séparer les produits d’entretien des produits consommables. Sécurisez les placards et tiroirs qui les contiennent avec un bloque-porte et tiroir ou encore des loquets souples ;
  • Protégez les coins de table avec des protège-coins ronds (valable pour toutes les autres pièces) ;
chaise haute wesco sécurité logement assistante maternelle

Les chaises hautes doivent être équipées d’un harnais de sécurité 5 points

Sécurité de la salle de bain et du salon

Pour l’ensemble de votre logement d’assistante maternelle, pensez à sécuriser à l’identique :

Dans l’ensemble, on portera aussi notre vigilance sur :

  • tous les objets lourds à leur portée, à mettre en hauteur ou lieu fermé ;
  • les accessoires de déco pouvant chuter et entraîner des blessures (horloge murale mal fixée, vase à mi-hauteur…), la fixation de vos étagères murales et votre mobilier à hauteur des Ptiloups qu’ils ne doivent pas pouvoir escalader ;
  • les plantes de la maison pouvant être allergisantes ou toxiques ;
  • la qualité de l’air intérieur de vos espaces clos accueillant les enfants, véritable enjeu de santé publique depuis son intégration au plan d’action des Ministères de la Santé et de l’Environnement en 2010 : vous pouvez pour cela vous équiper d’un purificateur d’air, d’un humidificateur d’air, d’un mesureur de CO2
sélection pour mesurer qualité air intérieur blog wesco

Sécurité de l’espace sommeil

Le temps de repos des Ptiloups est essentiel pour leur équilibre et leur croissance. La sécurité de l’espace dédié au sommeil doit donc faire l’objet d’une vigilance particulière afin qu’ils puissent s’y reposer sereinement :

  • Toutes les PMI n’autorisent pas les lits parapluies. L’ajout d’un matelas autre que celui déjà intégré n’est pas permis ;
  • Concernant les lits à barreaux : pas de tours de lit, ni de couettes et d’oreillers ;
  • la solution la plus optimale pour vous pourrait être la couchette empilable et son matelas confort : pratique, légère, elle s’adaptera à tous vos besoins et espaces ;
  • le matelas au sol est lui aussi interdit. Une bonne alternative peut être le lit bas et son contour de matelas cocon.

Pour vous aider dans vos choix de lits selon les âges des enfants, vous pouvez vous référer à notre guide d’achat : quel lit choisir pour bébé ?

sélection sommeil assistante maternelle blog wesco sécurité logement

Assistante Maternelle : sécurité en extérieur

Assistante maternelle : sécurité de vos espaces extérieurs, on vous dit tout.

Au jardin

Vérifiez premièrement que votre jardin d’assistante maternelle est totalement clos. Les objets dangereux (outils de jardin lourds ou tranchants, produits toxiques) doivent se trouver dans une pièce fermée, inaccessibles même aux mains les plus aventurières (cabane de jardin, cave, buanderie etc). Une attention toute particulière est ensuite à porter sur les plantes présentes dans vos espaces extérieurs.

Si vous possédez un animal de compagnie, prévenez les parents en amont et veillez à ne jamais le laisser seul avec les enfants.

La plupart des PMI exigent par ailleurs que l’animal soit isolé pendant l’accueil des Ptiloups.

enfants animal compagnie blog wesco


Bien que sa présence puisse être source de nombreux bienfaits pour le développement de leur autonomie, la sécurité doit primer.

Sécurité des points d’eau

Piscines enterrées, semi-enterrées ou hors-sol : voici un aperçu des points à ne surtout pas négliger pour la sécurité des Ptiloups. En effet, la législation interdit l’accès aux points d’eau sur les temps d’accueil. Vous devrez en amont fournir à la PMI un justificatif de conformité de mise aux normes de votre installation :

 

Les piscines dont la hauteur ne dépasse pas les 1,10 mètre doivent être équipées d’une barrière de protection, avec un portillon à deux points de fermeture automatique. Pareillement, il est conseillé pour les piscines dont la hauteur dépasse les 1,10m, d’abuser de prudence pour prévenir les risques, et de les sécuriser de la même façon.

 

Cependant, le respect des normes de sécurité n’exclut malheureusement pas toujours le risque. On ne peut que vous recommander de redoubler de prudence et de surveillance. Pour en savoir plus, consultez l’arrêté des diverses mesures relatives à la sécurité de votre département dans le cadre de l’agrément d’assistant.e maternel.le, et/ou contactez l’unité agrément dont vous dépendez.

En bref


Félicitations ! Votre maison est fin prête à recevoir des Ptiloups et les voir y crapahuter en toute sécurité dans ses moindres recoins. Prochaine étape : vous équiper de vos indispensables d’assistante maternelle pour veiller au bien-être des enfants chez vous !

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Pour aller plus loin :

Jouets non genrés, à bas les stéréotypes !

Jouets non genrés, à bas les stéréotypes !

La plupart des jouets qu’on trouve dans le commerce sont conçus pour les garçons ou pour les filles, en rapport étroit avec les différents rôles qu’on attend d’eux.”

 

Elana Gianini Belotti, enseignante, pédagogue, militante et écrivaine italienne –

Encore aujourd’hui, difficile de parcourir les rayons jouets sans le remarquer : poupons joufflus, adorables dînettes et bijoux à paillettes sur fond rose et audacieux d’un côté, jeux de construction ou set de bricolage “comme les pros” sur aplat bleu de l’autre… Chez Wesco, pas de stéréotypes, chaque enfant est libre d’être ce qu’il veut et de choisir le jouet qu’il souhaite, vous savez celui qui fera pétiller ses yeux. On vous explique pourquoi dans cet article, tout en décryptant ces grandes questions d’actualité.

Stéréotypes, genre, identité… Quésaco ?

Fille ? Garçon ? Genre ? Quelques définitions

Le sexe d’un individu relève de la biologie : en résumé, ses chromosomes, ses gonades, ses hormones, et son anatomie. Sa détermination est aujourd’hui infiniment plus complexe que ces quatre critères, car la diversité et la variabilité du vivant sont très grandes.

 

Par exemple, l’intersexuation (le fait de ne pas correspondre biologiquement aux deux types principaux – féminin et masculin – de la majorité des humains) concernerait selon les chercheurs 1 à 2% de la population mondiale.

 

Le genre d’un individu (de l’anglais, gender), c’est ce que la société dicte comme relevant du féminin ou du masculin. Le genre serait ainsi une construction sociale.

 

L’identité de genre correspond à l’expérience intime de soi, le vécu identitaire propre à chacun.

 

Les études de genre aujourd’hui visent à repérer et analyser ce qui semble naturellement différent entre les hommes et les femmes, afin d’établir ce qui relève d’une construction sociale et ce qui relève d’une réelle différence biologique.

 

Les stéréotypes, quant à eux, sont des croyances partagées, des généralisations. D’un côté, ils facilitent notre lecture du monde et des individus car ils structurent nos pensées, de l’autre, ils nous conduisent souvent à commettre des erreurs de jugement. Nous y sommes tous soumis au quotidien, adultes autant qu’enfants.

 

Dire “les filles sont prédéterminées à aimer le rose et jouer à la poupée” et à l’inverse “les garçons à aimer le bleu et jouer à la bagarre”, ce sont des stéréotypes de genre.

 

Prendre conscience de nos stéréotypes derrière nos pensées et nos comportements, c’est le premier pas pour apprendre à s’en détacher.

Petit historique du genre en France

La mention homme/femme en France apparaît à l’état civil au XIXème siècle. Elle permet entre autres de prévenir les fraudes et de ne pas confondre deux individus (dans le cas d’homonymie, par exemple). Cet étiquetage des individus dans deux “boîtes”, cette double catégorisation hommes d’un côté et femmes de l’autre semble aujourd’hui le reflet d’une organisation sociale et sociétale (dé)passée.

Influence(s) du genre sur l’enfant

Les scientifiques s’accordent aujourd’hui à dire que dès 24 mois, les enfants sont capables d’identifier et différencier deux personnes de deux genres différents, et ont aussi une perception implicite de ce qui se rattache à chacun.e (activités, objets utilisés…). Ce schéma de ce qui constituerait une femme et un homme influence ensuite leurs comportements et leurs choix (y compris les choix de leurs jouets) : les enfants tendent, plus ou moins (in)consciemment selon leurs âges, à vouloir se conformer à ce qu’ils ont repéré comme étant leur catégorie d’appartenance.

Nos conseils pour éviter les stéréotypes de genre

En pratique : comment éviter les stéréotypes de genre ?

Notre premier conseil serait de vous poser la question : quels sont vos propres stéréotypes et préjugés ? En prendre conscience est la première étape pour apprendre à les déconstruire.

 

L’intégration inconsciente des stéréotypes de genre, présente dès 3-4 ans chez les enfants, peut être à leur égard génératrice de stress. Il est important que vous puissiez en parler ouvertement avec eux. Quel que soit l’âge des enfants, communiquez, expliquez, verbalisez les stéréotypes et le ressenti qu’ils en ont, et ne fermez surtout pas la discussion par peur de ne pas savoir répondre. Professionnel.le.s comme parents, vous êtes en droit de ne pas avoir la réponse immédiate à leurs questionnements (parfois farfelus) !

Favoriser la mixité dans les jeux… et les jouets

Proposer des jeux et jouets identifiés à un genre comme à l’autre, c’est leur donner l’autorisation implicite de s’y intéresser. Selon les âges et leurs intégrations respectives des stéréotypes de genre, certains enfants sont en effet plus enclins à rejeter des jeux ou jouets identifiés au genre masculin ou féminin. Les accompagner dans les jeux, sans jamais rien leur imposer, pour simplement stimuler leur créativité et leur imaginaire, sera aussi l’occasion pour les Ptiloups de réviser leur jugement du jeu en question. Si en fait on a le droit, et qu’en plus on peut se détacher des pratiques stéréotypées, il n’y a plus qu’à s’amuser tous ensemble.

Être attentif aux interactions des enfants

Plus ils grandissent, plus le comportement collectif des enfants est influencé par le renforcement des stéréotypes de genre. Cela ne reflète pas nécessairement les intentions individuelles, mais soyez attentifs : on explique, on communique, on fait exprimer les ressentis… Et on tentera, à l’image de la Suède et des pays scandinaves, de valoriser chaque enfant pour ce qu’il fait plutôt que pour ce qu’il est.

L’exemple de la “pédagogie neutre” en Suède

Il s’agit d’une approche pédagogique entièrement repensée, qui se veut éduquer et faire grandir les enfants hors de tout stéréotype de genre, en traitant chacun comme un être unique et non pas “juste” comme un petit garçon ou une petite fille. L’objectif n’est pas seulement une égalité des sexes, mais surtout de faire grandir les enfants dans une vision plus réaliste et nuancée du monde à tous les niveaux.

Et chez Wesco, qu’est-ce qu’on en pense des stéréotypes de genre ?

On parle ici de stéréotypes de genre, mais notre réponse s’appliquera à tous : chez Wesco, aucune place pour les stéréotypes. Depuis nos débuts, l’ouverture au monde est une de nos valeurs profondes. Nous sommes convaincus qu’un jouet n’est pas plus réservé à un garçon qu’à une fille, et qu’il peut être en plus un formidable vecteur de tolérance et de respect face à la diversité. Ce qui compte pour nous, c’est de mettre le bon jeu ou jouet entre les mains de tous les enfants, pour qu’ils se sentent simplement et profondément libres d’être qui ils souhaitent. Et pour qu’ils éveillent le monde 😉

En bref

Pour parler de stéréotype à votre enfant, n’hésitez pas à lui proposer cette courte vidéo :” 1 jour, 1 question : C’est quoi un stéréotype ? ” Comment cela se passe-t-il chez vous ? Encouragez-vous votre enfant à jouer aux jeux souvent identifiés à l’un et à l’autre genre ? Laissez-vous votre enfant s’identifier à ses pairs du sexe opposé ? Découvrez notre sélection de jeux et jouets très spéciale pour filles… et pour garçons 😉 !

 

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Pour aller plus loin

 

Kinésithérapeute pour enfants : zoom sur le métier de Cléa Secci

Kinésithérapeute pour enfants : zoom sur le métier de Cléa Secci

Article rédigé en partenariat avec Cléa Secci, kinésithérapeute pédiatrique.

Vous connaissez sans doute la kinésithérapie pour adulte mais connaissez-vous la kinésithérapie pédiatrique ? Cette forme de kiné est adaptée aux tout-petits, aux enfants mais également aux adolescents.
Paralysie cérébrale, plagiocéphalie du nourrisson, malformations du pied ou encore problèmes respiratoires, peuvent être l’une des raisons de consulter ce spécialiste pour Bébé. Dans cette interview, on fait le point avec Cléa Secci sur son métier de kinésithérapeute spécialisée en pédiatrie.

Kinésithérapeute pédiatrique : interview de Cléa Secci

Qui êtes-vous ? Votre parcours professionnel ?

Je suis Cléa Secci, kinésithérapeute spécialisée en pédiatrie et formatrice. J’ai actuellement une activité uniquement libérale au sein du cabinet Ortho-Pedia à Nice mais j’ai travaillé plusieurs années dans le secteur hospitalier pédiatrique, notamment en service néonatologie, réanimation et chirurgie. L’essentiel de mon activité professionnelle est centrée autour de la prise en charge précoce du nourrisson et celle des enfants atteints de paralysie cérébrale. J’adore partager mon quotidien professionnel, former et informer via mon compte Instagram @Clea_Kinepedia. J’ai suivi beaucoup de formations en pédiatrie pour ouvrir ma vision des prises en charge et compétences. J’ai obtenu deux diplômes universitaires : l’un pour ma spécialisation en kinésithérapie pédiatrique et l’autre sur la prise en charge des troubles de l’oralité alimentaire de l’enfant.

Pouvez-vous nous présenter votre métier de kinésithérapeute comme si vous l’expliquiez à un enfant ?

J’explique aux enfants que je suis la personne qui va les aider à bouger plus facilement et devenir encore plus fort !
Mon travail a pour objectif d’amener les enfants à développer, améliorer ou récupérer une fonction motrice leur permettant, par la suite, le meilleur développement moteur possible. Cela se fait par le biais d’exercices de rééducation et de mobilisation.

Avez-vous une spécialité ?

La pédiatrie, plus spécifiquement la prise en charge des troubles neurologiques du nourrisson et de l’enfant.

Pourquoi s’être spécialisée dans la pédiatrie ?

Je trouve la relation soignant – soigné avec les enfants extraordinaire et tellement riche. Les enfants présentent parfois des troubles pour lesquels la rééducation tient une place capitale dans leur avenir fonctionnel et je trouve cela très stimulant. Aussi, cela pousse à se dépasser et les amener à se dépasser pour mettre en place ce qui va les aider au mieux.

À quelles pathologies êtes-vous le plus souvent confrontées ?

La paralysie cérébrale, la plagiocéphalie du nourrisson, les malpositions et malformations du pied.

Pour quelles raisons vos patients viennent-ils vous voir ?

De manière générale, quelle que soit la pathologie concernée, l’objectif est de gagner ou de retrouver de la fonction motrice pour ces enfants.

Quand faut-il consulter un kinésithérapeute pour Bébé ? Quel est le rôle du kiné dans son suivi régulier ?

La kinésithérapie se met en place sur prescription médicale. Les bébés peuvent être amenés à en avoir besoin en cas de grande prématurité. Par exemple, le développement moteur peut être plus difficile pour ces enfants et un accompagnement est nécessaire. Cela peut être pour des raisons orthopédiques : des pieds déviés chez le bébé ou l’enfant, une tête qui se positionne toujours d’un côté et un bébé qui aurait du mal à varier sa posture spontanément, une paralysie du bras suite à un accouchement difficile… Ou encore des atteintes neuro-développementales : si le bébé présente une pathologie à la naissance ou bien génétique et qui rend son développement moteur plus difficile.

Les bébés qui présentent des difficultés d’alimentation liées à un trouble de la motricité peuvent également consulter un kinésithérapeute formé en oralité.
De façon plus saisonnière, les bébés viennent parfois en cabinet de kinésithérapie pour des séances de désencombrement respiratoire.
Les enfants plus grands peuvent avoir recours à la kinésithérapie après une blessure, en cas de scoliose ou bien sûr dans le cadre du suivi des troubles neuro-développementaux avec retentissement moteur à long terme. Dans le cadre de pathologies respiratoires chroniques, les enfants sont également suivis en kinésithérapie tout au long de leur vie.

À partir de quel âge peut-on consulter pour Bébé ? Quels actes de kinésithérapie peuvent-être pratiqués sur Bébé ?

Il n’y pas de minimum d’âge, c’est l’indication qui prévaut ! J’ai eu l’opportunité de pouvoir exercer auprès d’extrêmes prématurés en réanimation néonatale et donc de réaliser des soins sur des bébés avant leur terme de naissance. Je trouvais cela fascinant de pouvoir assister à ce développement, observer ces mouvements qui normalement sont abrités par le ventre maternel.

Les séances peuvent-elles être douloureuses pour Bébé ? Dont la kiné respiratoire qui fait souvent peur aux parents ?

Les séances de kinésithérapie respiratoire pâtissent effectivement d’une douleur parce que le nourrisson pleure et s’agite beaucoup. En revanche, (si les manœuvres sont réalisées de façon appropriée) il semblerait que ce soit davantage de la gêne, lié à une situation inconnue et donc pouvant être vécue comme stressante, qui entraîne les pleurs du bébé. Les pressions exercées ne doivent pas faire mal.
De même, dans les mobilisations orthopédiques sur les pieds des bébés. On peut assister à des pleurs, principalement du fait de la contrainte ressentie par l’enfant. Il faut tenir l’articulation mobilisée fermement et cela peut ne pas leur plaire.
Les gestes de kinésithérapie pédiatrique ne sont normalement pas douloureux et heureusement !

En tant que parents, peut-on reproduire des exercices à son domicile ?

Le partenariat de soin avec les familles est primordial. Pour parfaire les résultats et accompagner la récupération, le kinésithérapeute pédiatrique aura toujours des choses à vous préconiser pour le quotidien. Ils sont spécifiques, d’une part à la pathologie, et d’autre part au niveau de rééducation de l’enfant. C’est votre kiné qui vous montrera ce qu’il faut faire.

S’agit-il d’actes conventionnés ? Quelle prise en charge de la kinésithérapie pédiatrique par la sécurité sociale ? Besoin d’une prescription ?

Oui, la prescription médicale est requise pour les traitements de kinésithérapie. Il n’existe malheureusement pas de cotation vraiment spécifique à la pédiatrie. Ce qui induit un mode de remboursement identique à celui des soins de l’adulte. Alors que l’approche et le temps nécessaire soient bien différents.

De quel matériel vous servez-vous ? Et comment vous en servez-vous ?

Il faut pouvoir s’adapter à tous les âges et et à tous les niveaux de développement des enfants, alors oui, j’ai énormément de matériels. J’essaie de ne pas tout sortir afin de canaliser les enfants sur des exercices spécifiquement choisis. J’utilise des plateformes d’équilibre, des modules de motricité en mousse, des jeux sollicitant la préhension, des objets sensoriels, des jeux de construction, etc. Impossible de tout lister car tout peut me donner une idée d’exercice à faire avec les enfants, même des pinces à linge ou des rouleaux de sopalin !

En tant que kinésithérapeute, avez-vous un coup de cœur dans les produits Wesco ?

Chez Wesco, je trouve plein d’outils ludiques pour faire travailler mes patients et les amener vers l’objectif fonctionnel souhaité tout en s’amusant. Difficile de choisir un favori mais j’adore les Babimodules et les dalles sensorielles par exemple.

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